[CRITIQUE] Maléfique : Le Pouvoir du Mal, de Joachim Rønning

Plus sombre et moins naïf, Maléfique : Le Pouvoir du Mal explore les origines de son personnage principal, entre trahisons et confrontations. Joachim Rønning creuse les tensions entre les humains et les créatures fantastiques pour étoffer l’imaginaire du conte dans une facette plus dramatique et boostée par de l’action bienvenue qui détonne avec le caractère romantique de l’histoire initiale. Si cet objectif cohabite parfois mal avec les ambitions familiales de Disney, Maléfique : Le Pouvoir du Mal reste néanmoins une suite intéressante, plus mature et visuellement inventive.

[CRITIQUE] Late Night, de Nisha Ganatra

Une célèbre présentatrice de « late show » sur le déclin est contrainte d’embaucher une femme d’origine indienne, Molly, au sein de son équipe d’auteurs. Ces deux femmes que tout oppose, leur culture et leur génération, vont faire des étincelles et revitaliser l’émission.

[CRITIQUE] Ma, de Tate Taylor

La formidable Octavia Spencer s’essaye à un nouveau genre avec Ma, un thriller d’épouvante adolescent qui, à première vue, est plutôt prenant et accrocheur. Le film de Tate Taylor s’illustre plus par sa surexposition narrative et cherche difficilement à faire grimper une tension desservie par des révélations qui arrivent trop tôt. Heureusement, la personnalité troublante de Ma galvanise le récit et tient en haleine, mais cela ne suffit pas à sauver l’ensemble qui s’avère finalement très juste.

[CRITIQUE] Les Proies, de Sofia Coppola

Ambiance surannée, lente et portée par un casting excellent : à défaut de faire l’unanimité, Les Proies semble renouer avec le style mélancolique et obsédant de Sofia Coppola à la belle époque. Cependant, malgré une mise en scène remarquable et une immersion savoureuse dans son film intemporel, la réalisatrice se repose trop sur son cadre et ne parvient pas à jouer avec l’ambiguïté de ses personnages, rendant l’ensemble parfois neurasthénique. Si Les Proies ne manque pas de charme, c’est l’intensité qui lui fait défaut.  

[CRITIQUE] Conspiracy, de Michael Apted

Ex-interrogatrice de la CIA, Alice Racine est rappelée par son ancien directeur, Bob Hunter, pour déjouer une attaque imminente sur Londres. Face à un adversaire brutal et tentaculaire, Alice reçoit l’aide providentielle de son ancien mentor, Eric Lasch et d’un membre des forces spéciales, Jack Alcott. Mais elle réalise rapidement que l’agence a été infiltrée. Trahie et manipulée, elle va devoir inventer de nouvelles règles pour faire face à cette conspiration.

[CRITIQUE] Alien : Covenant, de Ridley Scott

5 ans après Prometheus, Ridley Scott revient avec Alien : Covenant, le deuxième volet de sa prélogie Alien. Ambitieux mais confus, plaisant mais laborieux, Alien : Covenant parvient a donner une véritable suite au premier opus mais échoue quand il tente de créer une véritable ambiance horrifique. Vendu comme le digne successeur à Alien premier du nom, Alien : Covenant frôle de (très) près la déception (surtout si on s’attend à du Alien) et se rattrape de justesse avec une intrigue recherchée – certes un peu perchée – et directement liée à Prometheus. Je suis toujours très mitigée sur ce film, mais j’ai envie d’y croire.

Rattrapage 2015 : Big Eyes, de Tim Burton

Le pitch : BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants…

[CRITIQUE] Lazarus Effect, de David Gelb

La vie après la mort ou les morts qui reviennent à la vie… Lazarus Effect surfe sur des thématiques chéries du genre horrifique pour proposer un film plutôt sympathique aux jumpscares efficaces, animé par une trame mystérieuse. Si le film de David Gelb manque parfois d’ambition et de vrais moments de terreur, le simple fait d’avoir un scénario suffisamment intéressant, entre croyances religieuses et théories scientifiques, permet au film de trouver un équilibre convaincant. L’intention est visible, le sursaut est imprévisible, Lazarus Effect présente certes des faiblesses au niveau de la structure et fera l’effet d’une récréation pour les habitués du genre, mais le film parvient à tenir ses promesses grâce à un ensemble finalement sombre et attractif.