[CRITIQUE] My Friend Dahmer, de Marc Meyers

My Friend Dahmer est la plongée glaçante dans la jeunesse d’un futur tueur en série, vue par un de ses camarades de lycée. Le décalage entre la normalité fougueuse de l’adolescence et le tempérament particulier du personnage principal crée un ensemble insaisissable, entre tension et appréhension, comme si Marc Meyers dégoupillait une dangereuse grenade millimètre par millimètre. Cependant, en se focalisant sur la période avant les premiers meurtres, My Friend Dahmer s’avère un poil frustrant tant le portrait du jeune homme, aussi « bizarre » qu’il puisse être, reste néanmoins superficiel, puisque le film ne propose que la facette plus ou moins publique de l’adolescent vue par un tiers, et non une approche plus ou moins intime de sa psychologie. Fascinant, mais trop peu.

[CRITIQUE] Jumanji : Bienvenue Dans la Jungle, de Jake Kasdan

Toucher à Jumanji, c’est prendre le risque de se mettre toute une génération, voire plusieurs, à dos. Jake Kasdan revisite le classique de 1995 dans une aventure moderne, jubilatoire et, contre toutes attentes, vraiment réussie ! S’il faut se détacher au film original, Jumanji : Bienvenue Dans La Jungle est un cocktail bien dosé d’humour, d’action et de rythme, misant à fond sur le divertissement familial et évitant avec brio les pièges du teen-movie lourd et trashouille. Le film est porté par un quatuor efficace et hilarant, notamment grâce à un Jack Black absolument génial ! Quelle surprise !

[VIDÉO] Jumanji – Bienvenue dans la jungle : Découvrez la bande-annonce

Le destin de quatre lycéens en retenue bascule lorsqu’ils sont aspirés dans le monde de Jumanji. Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n’avaient jamais entendu parler, les quatre jeunes se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars. Ils vont rapidement découvrir que l’on ne joue pas à Jumanji, c’est le jeu qui joue avec vous… Pour revenir dans le monde réel, il va leur falloir affronter les pires dangers et triompher de l’ultime aventure. Sinon, ils resteront à jamais prisonniers de Jumanji…

Réalisé par Jake Kasdan
En salles le 20 décembre 2017
Avec Dwayne Johnson, Jack Black, Karen Gillan, Kevin Hart…

[CRITIQUE] Spider-Man : Homecoming, de Jon Watts

Fun, léger et, surtout, original, la nouvelle version de Spider-Man au cinéma parvient à proposer du neuf dans une saga déjà revisitée 5 fois en 15 ans ! Jon Watts livre un film jeune, divertissant et enthousiaste, parvenant enfin à livrer le Peter Parker trublion et attachant qu’on attendait, sans pour autant délaisser son alter-ego qu’il ose déplacer loin des buildings de New york. Si le film ne parvient pas à se détacher de l’ombre imposante du Marvel Cinematic Universe et commet un petit impair en fin de parcours, il bénéficie tout de même de la super-recette calibrée de Marvel Studios, faisant de Spider-Man : Homecoming un des petits plaisirs assumés de l’été !

[VIDÉO] Power Rangers : Découvrez l’affiche et la bande-annonce

Quand leur ville est attaquée par des aliens, 5 lycéens ordinaires vont se transformer en super-héros. Ils vont devenir les Power Rangers et vont rapidement découvrir qu’ils sont seuls à pouvoir protéger la Terre.

Réalisé par Dean Israelite

En salles le 5 avril 2017

Avec Bryan Cranston, Dacre Montgomery, Naomi Scott…

[CRITIQUE] Tamara, d’Alexandre Castagnetti

Tamara, 15 ans, complexée par ses rondeurs, décide à son entrée en seconde de se débarrasser de son étiquette de « grosse ». Pour clouer le bec des mauvaises langues, elle fait le pari avec sa meilleure amie de sortir avec le premier garçon qui passera la porte de la classe. Manque de bol, ce garçon s’avère être Diego, le plus beau mec du lycée. Le pari se complique pour Tamara…. Entre les sales coups des garces du lycée, une mère poule, les conseils « drague » de sa petite sœur, Tamara va vivre une année mémorable !

[CRITIQUE] Sing Street, de John Carney

Frais et ambitieux, Sing Street s’inscrit comme le feel good chaleureux qui illuminera cet automne. John Carney nous invite dans l’Irlande des années 80 avec bande-originale old school inspirée par la révolution pop/rock et traversée par une écriture enlevée mettant en scène des ados et ces histoires d’amour et d’amitié qui forgent le caractère. Un bon moment à découvrir d’urgence, sans modération et en musique !

[VIDÉO] Sing Street : Découvrez la bande-originale du film

Dublin, années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant « Top of the Pops » est incontournable. Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter.
Il se retrouve au milieu d’élèves turbulents qui le malmènent et de professeurs exigeants qui lui font rapidement comprendre qu’en tant que petit nouveau, il va devoir filer doux. Afin de s’échapper de cet univers violent, il n’a qu’un objectif : impressionner la plus jolie fille du quartier, la mystérieuse Raphina. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Afin de la conquérir, il lui propose de jouer dans son futur clip.

En salles le 26 octobre 2016
Réalisé par John Carney
Avec Ferdia Walsh-Peelo, Lucy Boynton, Aidan Gillen…

[CRITIQUE] Gallows, de Travis Cluff et Chris Lofing

Inutile de tourner autour du pot, Gallows est très mauvais. Pâle excuse pour film d’épouvante, le film de Travis Cluff et Chris Lofing compile tous les défauts des soi-disants films d’horreur de ces dernières années pour nous les jeter à la tronche avec une désinvolture irritante, à travers un found-footage flemmard. Si vous aimez sursauter, Gallows vend du jumpscare au rabais, accompagné par un mixage sonore des plus hasardeux, au lieu d’essayer d’installer un soupçon d’intrigue. Pour couronner le tout et festoyer allègrement dans la médiocrité, il faut aussi supporter des gamins à claquer qui bavassent non stop et une caméra visiblement tenue par un amateur. Et dire qu’ils s’y sont mis à deux pour réaliser un truc pareil…

Les Héritiers : Comme un air de déjà-vu (Écrire Pour Exister à la française ?)

Rares sont les films qui réussissent à dresser un portrait sur des jeunes de banlieue sans servir des clichés agaçants, tout en alliant une histoire convaincante et émouvante. Les Héritiers réussit presque à relever le défi haut la main, malgré une première partie un peu bancale. Le problème ? C’est simple : Richard LaGravenese a fait exactement le même film (à quelques détails près) il y a quelques années, Écrire Pour Exister. Ça et le fait que Marie-Castille Mention-Schaar puise dans les bons sentiments larmoyants pour toucher son public alors que son film est déjà bien chargé émotionnellement. Dommage.