Lauren, ravissante it-girl de 29 ans, tente de percer dans le milieu de la mode en écumant les soirées parisiennes. Olivia, 28 ans et un rien psychorigide, a deux obsessions : sauver la confiserie de ses parents, et se trouver le mari idéal. A 26 ans, Salma, jeune professeur d’histoire fougueuse, vit encore chez sa mère en banlieue. Leurs routes n’ont aucune raison de se croiser… Jusqu’au jour où, à la mort de leur père biologique qu’elles n’ont jamais connu, elles héritent ensemble d’un splendide appartement parisien. Pour ces trois sœurs qui n’ont rien en commun, la cohabitation va s’avérer pour le moins explosive…
Étiquette : sensibilité
[CRITIQUE] Daphné, de Peter Mackie Burns
Tranche de vie moderne et citadine, Daphné plonge dans un quotidien à la routine bien huilée, entre mal-être et indifférence. Le film de Peter Mackie Burns explore le cheminement vers la prise de conscience d'une jeune femme à la dérive, dans un portrait incisif et sans fioriture. Cependant, malgré un récit abouti, j'ai eu du mal à s'attacher à cette Daphné impassible et souvent froide, à la sensibilité un peu trop engourdie pour être attachante.
[RATTRAPAGE 2017] Dalida, de Lisa Azuelos
De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire... Une femme moderne à une époque qui l’était moins ... Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle.
[RATTRAPAGE 2017] Grave, de Julia Ducournau
Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.
[CRITIQUE] Moonlight, de Barry Jenkins
Douloureusement juste et incroyablement sensible, Moonlight offre un parcours percutant en trois chapitres. Entre frustration et pudeur, Barry Jenkins trouve la bonne approche pour raconter l'évolution de son personnage en plein quête d'identité et repères, à travers un traitement aux non-dits explicites et subtils. Moonlight ose la différence dans la réalisation et le ton, déroute en évitant les clichés et les étiquettes, mais reste un petit bijou à l'état brut : imparfait et superbe à la fois.
[CRITIQUE] Loving, de Jeff Nichols
Mildred et Richard Loving s'aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il quitte l'État. Considérant qu'il s'agit d'une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu'à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l'arrêt "Loving v. Virginia" symbolise le droit de s'aimer pour tous, sans aucune distinction d'origine.
[CRITIQUE] Polina, Danser Sa Vie, de Valérie Müller et Angelin Preljocaj
Si la danse est au centre du film, Valérie Müller et Angelin Preljocaj relève un pari difficile en mettant l'émotion au premier plan. Polina, Danser Sa Vie est un film complexe, aux apparences léthargiques, mais qui parvient pourtant à illustrer avec brio le conflit psychologique de son personnage, façonnée à la dure par la danse… Lire la suite [CRITIQUE] Polina, Danser Sa Vie, de Valérie Müller et Angelin Preljocaj
[COUP DE CŒUR] Une Nouvelle Amie : Magnétique, sensuel et troublant
Troublant, brûlant de sensualité et étonnamment drôle, Une Nouvelle Amie se joue de la confusion des genres avec espièglerie et délectation pour notre plus grand bonheur. Pour son dernier film, François Ozon ose frôler la perfection en livrant une oeuvre exceptionnelle et enthousiasmante à tout point de vue, offrant à Romain Duris un des meilleurs rôles de sa carrière. Brillant, tout simplement brillant !
