Aux États-Unis, ils ont Hitch, l’expert en séduction. En France, nous avons Mathias, l’expert en rupture amoureuse. Rupture Pour Tous vise la comédie romantique à contre-emploi, clamant que l’amour est mort avec second degré et ironie. Pourtant, le film d’Eric Capitaine se prend rapidement les pieds dans le tapis : misant trop sur son emballage… Lire la suite [CRITIQUE] Rupture Pour Tous, d’Eric Capitaine
Étiquette : superficiel
[CRITIQUE] Le Bon Gros Géant, de Steven Spielberg
Attendrissant et joliment fait, Le Bon Gros Géant est un conte visuel sublimé par une réalisation superbe qui allie le charme britannique d'antan et des personnages attachants. Cependant, la narration souffre de beaucoup de moments de creux qui rendent parfois le film inégal, alors que Steven Spielberg s'égare dans un Pays des Rêves trop inconsistant… Lire la suite [CRITIQUE] Le Bon Gros Géant, de Steven Spielberg
[CRITIQUE] The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn
3 ans après l'époustouflant Only God Forgives, Nicolas Winding Refn est de retour avec un thriller dérangeant à l'esthétique léchée, présenté il y a quelques semaines au Festival de Cannes. The Neon Demon explore le culte de la beauté dans sa dimension la plus superficielle où l'envie et la jalousie cultive des ambitions obscènes, explosant les pires travers humains. Si le résultat reste captivant, Nicolas Winding Refn se prend à son propre piège : The Neon Demon s'évapore de minute en minute, cédant à une narration creuse qui repose uniquement sur l'aspect visuel du film, certes incroyablement beau et réussi, mais insuffisant. Déçue, je suis.
[CRITIQUE] Five, d’Igor Gotesman
5 potes dans le vent, un rêve commun et une combine qui tourne mal... Le premier film d'Igor Gotesman propose un cocktail détonnant de rire et de bonne humeur. Le hic c'est qu'en en faisant des caisses niveau coolitude et en se réfugiant dans un humour trop souvent régressif, Five finit surtout par être très fatiguant et user son capital sympathie. Du coup, on se marre quand même, au début, mais le manque de profondeur de l'ensemble finit par plomber l'énergie du film qui tourne un peu en rond, frôlant la suite de sketchs sans fin. Dommage, car la fraîcheur de ce casting pêchu donnait vraiment envie.
[CRITIQUE] Zoolander 2, de Ben Stiller
S'il aura fallu pratiquement 15 ans pour revoir Zoolander sur grand écran, il faut moins de 15 minutes dans Zoolander 2 pour regretter d'être dans la salle. Ben Stiller, habituellement plus inspiré, nous refourgue une suite sans âme, boostée par des caméos de stars à n'en plus finir, afin de masquer l'abysse monumentale d'un scénario accablant et honteux, qui se traine dans une simili comédie d'espionnage réchauffée et prévisible au possible. Si dans le premier opus Ben Stiller visait juste, entre parodie et satire de l'industrie de la mode, à travers un personnage certes stupide mais foncièrement naïf et attachant, dans Zoolander 2, toute cette subtilité est absente. Résultat, c'est moche, pas drôle et surtout insupportable.
[CRITIQUE] Le Nouveau Stagiaire, de Nancy Meyers
Mignon et un poil girly malgré tout, Le Nouveau Stagiaire est une comédie agréable qui se savoure sans effort. Grâce à un duo père-fille de substitution, Nancy Meyers vise juste dans ses problématiques générationnelles, tout en offrant de jolis moments d'humour et d'émotions dans un univers à la fois glamour, chic et familial. Le hic… Lire la suite [CRITIQUE] Le Nouveau Stagiaire, de Nancy Meyers
[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh
La Princesse (avec un grand P) s'offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j'aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n'était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd'hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l'histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.
White Bird : Décevant, malgré un casting remarquable
Une adolescente en proie à ses hormones et une mère destructrice qui disparaît du jour au lendemain, le nouveau film de Gregg Araki semblait prometteur, à la fois bouleversant et sensuel. Si White Bird s'offre un casting en or, le film ne fait qu'effleurer la surface d'un sujet multiple qui aurait pu être bien mieux exploité. Au lieu de cela, si Shailene Woodley se lâche enfin sur grand écran, son personnage reste malheureusement très plat, face à une Eva Green géniale. White Bird passe largement à coté de son potentiel dramatique pour proposer une histoire tiède, attendue et pas vraiment intéressante. Dommage.
Jeune et Jolie : Superficiel et frustrant
Très controversé lors de sa présentation à Cannes, j'avais pourtant hâte de voir le dernier film de François Ozon. Le sort s'étant acharné sur moi, j'ai mis plus d'un mois à le voir et je ne suis pas déçue. Autant j'apprécie la langueur et la caméra amoureuse de cette jeune et jolie ingénue, autant les motivations du personnage et même du film en général répondent aux abonnés absents. Malgré une observation intéressante sur l'adolescence et sa nouvelle tendance aux comportements à risques pour mieux s'affirmer, Jeune et Jolie reste dans la contemplation passive, tout en finissant par romancer et édulcorer son sujet, la prostitution. A travers ce portrait moderne, sur fond de bourgeoisie laxiste et permissive, Jeune et jolie ne fait que survoler son sujet, sans jamais tenter d'aller plus loin, résultat : l'ennui inconsolable de l'héroïne est communicatif et sa beauté incroyable n'y change rien.
The Bling Ring : Attrayant mais lassant
Coloré et rythmé, le dernier film de Sofia Coppola électrise le grand écran et explore à sa façon le culte du vide et de la superficialité. La réalisatrice du sublime Virgin Suicide (1999) abandonne sa langueur habituelle, le temps de s'offrir, avec The Bling Ring, une parenthèse pop et colorée, sans oublier de d'explorer un de ses thèmes fétiches : la jeunesse, ici en perte de repères et accro aux sensations fortes et instantanées. Un essai intéressant et lumineux mais qui s'épuise de minutes en minutes, offrant un résultat souvent répétitif et creux.
