Délicat et bouleversant, Tom Hooper s'inspire de l'univers artistique de ses personnages pour en peindre un tableau vivant sur l'histoire de Lili Elbe, la première femme transgenre. The Danish Girl se démarque par la qualité de ses images, plus que par son propos, dressant une fresque romanesque en costumes d'époque. Et au milieu, un duo saisissant, l'un touchant dans sa composition, bien que parfois trop emprunté, l'autre remarquable par sa force et la liberté qui émane de son jeu. Le parfait film à Oscar en somme : à la fois attendu, un poil trop lisse et pourtant magnifique.
Catégorie : Drame
Rattrapage 2015 : À Trois On Y Va, de Jérôme Bonnell
Le pitch : Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de s’acheter une maison près de Lille pour y filer le parfait amour. Mais depuis quelques mois, Charlotte trompe Micha avec Mélodie… Sans rien soupçonner, se sentant toutefois un peu délaissé, Micha trompe Charlotte à son tour… mais avec Mélodie aussi ! Pour Mélodie, c’est le vertige. Complice du secret de chacun. Amoureuse des deux en même temps…
Rattrapage 2015 : Un Homme Idéal, de Yann Gozlan
Le pitch : Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où… Lire la suite Rattrapage 2015 : Un Homme Idéal, de Yann Gozlan
Rattrapage 2015 : Big Eyes, de Tim Burton
Le pitch : BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants… Lire la suite Rattrapage 2015 : Big Eyes, de Tim Burton
Rattrapage 2015 : The Lobster, de Yórgos Lánthimos
Le pitch : Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme sœur. Passé ce délai, elle sera transformée en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.
[CRITIQUE] Au Cœur de l’Océan, de Ron Howard
Ron Howard propose une aventure fascinante et accessible, celle qui a inspiré l'histoire de Moby Dick. Au-delà du traitement classique qui n'échappe pas aux rebondissements attendus, Au Cœur de l'Océan puise son intérêt dans la maîtrise de sa forme narrative, impeccable, qui éclipse finalement les petit couacs pour transformer l'ensemble en un joli film accrocheur et captivant. À défaut d'être spectaculaire, Au Cœur de l'Océan se démarque par son authenticité et par une histoire aux résonances encore actuelles.
[CRITIQUE] Macbeth, de Justin Kurzel
Alors qu'on l'attendait à peine ou plus (depuis le Festival de Cannes), au milieu des gros blockbusters de cette fin d'année, Justin Kurzel débarque avec son adaptation de Macbeth, spectaculaire, puissante et viscérale. De la performance magistrale des acteurs à la photographie et mise en scène sublimes du film, Macbeth est une petite claque ciné qui prend aux tripes et captive de bout en bout. Seul bémol dans tout ça : les dialogues en vieil anglais, repris de la pièce originale et compliqués à suivre en VO ou en VF, en déconcerteront plus d'un et pourtant, le film de Justin Kurzel mérite le détour. Époustouflant.
[COUP DE CŒUR] Nous Trois ou Rien, de Kheiron
À la sortie du film (et après une belle standing ovation pour Kheiron et Leila Bekhti), on m'a demandé de décrire ce film en trois adjectifs. Encore à chaud et sous l'émotion, j'en ai donné plein. Aujourd'hui, pour décrire le film Nous Trois ou Rien de Kheiron, je dirais juste un mot : formidable. Ce film est formidable et les raisons sont multiples. Drôle, touchant et vrai, Nous Trois Ou Rien est un bel hommage qu'offre Kheiron à ses parents et un véritable cadeau pour son public et le cinéma français. Pour un premier film, c'est tout simplement formidable. Oui, comme la chanson de Stromae, et vous l'avez dans la tête maintenant.
[CRITIQUE] En Mai, Fais Ce Qu’il Te Plait, de Christian Carion
Voilà typiquement le genre de film qui faut aller voir en ayant la patate, car En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait évolue dans une ambiance morne qui connait peu de moment de lumière. Christian Carion met en scène les parcours croisées de villageois français qui tentent d'échapper aux Allemands et d'un père qui essaie de retrouver son fils, dans un drame atone qui tente désespérément de dresser un portrait courageux de ses personnages. Malheureusement, En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait s'embourbe dans un chauvinisme éteint, où la tristesse de ses personnages alourdissent un film déjà marqué par son contexte historique déjà douloureux. Dommage, Christian Carion réalise un beau film et son histoire est bien écrite, mais l'ensemble aurait mérité d'être plus tranché. Sans ce traitement aussi larmoyant et un peu vieille France, En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait aurait réussi à faire passer plus d'émotions, au lieu d'un désespoir lent et communicatif.
WEI or Die : La première fiction interactive
J'ai eu l'occasion de découvrir WEI OR DIE, la première fiction interactive réalisée par Simon Bouisson et produite par Résistance Films, Cinétévé et France Télévisions Nouvelles Écritures. Une expérience intéressante et originale qui permet au spectateur de découvrir le film selon son envie, grâce à différentes caméras et points de vue. Le résultat est très fun et la fiction en elle-même a un but non dissimulé de dénoncer le danger de ces week-ends d'intégration (WEI) où le bizutage peut prendre un virage terrible.
[COUP DE CŒUR] Mon Roi, de Maïwenn
Bien qu'elle ait une filmographie relativement jeune, Maïwenn fait toujours mouche à chaque nouveau film. Sa particularité : la réalité flirte constamment avec la fiction avec une simplicité saisissante. Dans son nouveau film, la réalisatrice livre une histoire brute et éprouvante, narrant les amours passionnelles et destructrices d'une femme aux abois entre les mains d'un homme manipulateur. Bouleversant, Mon Roi est brillant, profond et touche en plein cœur. Impossible d'en ressortir indemne face à cette représentation de l'amour dans une forme si douloureusement accessible. Bravo.
[CRITIQUE] Asphalte, de Samuel Benchetrit
Particulier et étrange, Asphalte semble aussi dépouillé que les portraits qu'il présente. De ces tranches de vie décalées, Samuel Benchetrit cadre un quotidien brut et isolé, dans un décor qui emprisonne les émotions jusqu'à confondre le rêve et la réalité. Improbable, mais étrangement satisfaisant, Asphalte se distingue à travers ses duos surprenants auxquels on s'attache presque malgré eux.
