Drame, Romance

[CRITIQUE] Loin De La Foule Déchaînée, de Thomas Vinterberg

Fragile et romanesque, Thomas Vinterberg livre un film délicat et poétique, dans lequel des destins se frôlent entre coups du sort et naïveté touchante. Loin De La Foule Déchaînée redonne vie aux drames shakespeariens, retrouvant un souffle d'antan et proposant des personnages tiraillés entre leurs sentiments et leurs rangs sociaux. Cependant, si on adore voir nos deux tourtereaux se tourner autour, le film de Thomas Vinterberg manque trop souvent d'intensité et le montage précipité du film aseptise une romance qui a du mal à exister.

Drame

[CRITIQUE] Maggie, de Henry Hobson

Après avoir repris des rôles de gros bras et en attendant (ou pas) Terminator: Genisys, Arnold Schwarzenegger est de retour dans un de ses meilleurs personnages : celui du super papa. Dans un drame "zombiesque", un père tente de protéger sa fille infectée envers et contre tout. Annoncé comme un huis-clos émotionnel teinté de frissons, Maggie se révèle être un film peu assumé, manquant à la fois d'hémoglobine et d'intérêt, dévoilant alors un concept bien tenté mais relativement mou du genou et ennuyeux, tiraillée entre une ado geignarde et un Schwarzy qu'on a connu plus expressif (si, si). Dommage.

Drame

[CRITIQUE] Every Thing Will Be Fine, de Wim Wenders

Fade et ennuyeux, le nouveau film de Win Wenders s'étire autour d'une tranche de vie interminable, teintée par un mélodrame apathique. Every Thing Will Be Fine est un exercice périlleux où le réalisateur tente de capter la dramaturgie d'un quotidien trop ordinaire et une vague corrélation sur la façon dont les actes commis par les personnages influent sur le cours de leur vie. Malheureusement, le film est ampoulé par une trame plutôt mince qui s'effiloche au fur et à mesure que le film cumule les bonds en avant, maltraitant son spectateur qui attend, en vain, le moment où Wim Wenders donnera enfin un sens à cet ensemble éteint.

Drame

[CRITIQUE] Lost River, de Ryan Gosling

Pour son premier film, Ryan Gosling nous évite le sempiternel passage à l'âge adulte et puise dans les contes obscures pour livrer un Lost River envoûtant et talentueux. Dans un conte éthéré, Ryan Gosling tisse un monde purgatoire dans une cité oubliée où des âmes en peine errent, attendant leurs saluts ou leurs chutes. Lost River cristallise une ville américaine brusquement tombée en ruines, entre légendes et symbolismes captivants qui font de ce premier film une petite surprise un chouilla arty et complexe, mais qui se savoure avec curiosité.

Drame

[CRITIQUE] Cake, de Daniel Barnz

Larmoyant et contemplatif, Cake s'étire un drame sobre autour d'une femme marquée par une histoire tragique. Si Jennifer Aniston livre une performance étonnante, quoiqu'un peu poussive, le film de Daniel Barnz reste sur la réserve et mise trop sur le potentiel émotionnel de son sujet pour attirer la sympathie du public. Du coup, les plus sensibles seront probablement touchés par cette mère-courage malgré son tempérament détestable, tandis que les autres (nous, les cœurs de pierre) attendront un peu plus de profondeur et de sincérité... en vain.

Drame, Thriller

[VIDÉO] Enfant 44 : La bande-annonce et les affiches-personnages

Hiver 1952, Moscou. Leo Demidov est un brillant agent de la police secrète soviétique, promis à un grand avenir au sein du Parti. Lorsque le corps d’un enfant est retrouvé sur une voie ferrée, il est chargé de classer l’affaire. Il s’agit d’un accident, Staline ayant décrété que le crime ne pouvait exister dans le parfait Etat communiste. Mais peu à peu, le doute s’installe dans l’esprit de Léo et il découvre que d’autres enfants ont été victimes « d’accidents » similaires. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans la traque de ce tueur en série invisible, qui fera d'eux des ennemis du peuple... En salles le 15 avril 2015 Réalisé par Daniel Espinosa Avec Tom Hardy, Noomi Rapace, Gary Oldman…

Drame, Romance

[CRITIQUE] Suite Française, de Saul Dibb

Lent et monotone, Suite Française est un drame sans surprise, coincé entre le film de guerre et des histoires de cœurs peu inédites. Si les acteurs réussissent à susciter de l'intérêt, le film de Saul Dibb reste linéaire et souffre d'une atmosphère souvent trop solennelle et amorphe. Suite Française laisse une impression mitigée, certes on ne s'ennuie pas mais ce n'est pas vraiment l'extase non plus.

Drame

[CRITIQUE] Still Alice, de Wash Westmoreland et Richard Glatzer

Émouvant et triste, Still Alice est un drame sensible qui retrace le combat d'une femme atteinte d'Alzheimer. Avec simplicité et beaucoup de tendresse, le film de Wash Westmoreland et Richard Glatzer livre une histoire terrible, offrant une approche réaliste et touchante de la maladie, sans jamais sombrer dans le pathos grâce à une Julianne Moore parfaite et lumineuse. Néanmoins, malgré une tonalité positive, Still Alice aborde un sujet fort, jamais vu sous cet angle au cinéma, dont la tristesse est affreusement contagieuse.

Comédie, Drame, Policier

[CRITIQUE] Inherent Vice, de Paul Thomas Anderson

Compliqué, fade, laborieux… le dernier film de Paul Thomas Anderson réussit si bien à retranscrire la vision enfumées des années hippies qu'il n'en reste qu'un amas de dialogues insipides, à la frontière d'élucubrations incompréhensibles et d'inspirations psychédéliques. Coincés quelque part entre le trip planant et les essais un peu arty, Inherent Vice, c'est presque deux heures et demie perdues dans un océan de vide où des acteurs talentueux s'agitent sous la houlette d'un cinéaste d'ordinaire... extraordinaire mais qui, pour la première fois, se plante violemment.

Comédie, Drame

[CRITIQUE] The Voices, de Marjane Satrapi

Pop, coloré et sanglant, The Voices réunit plusieurs ingrédients qui d'ordinaire parviennent à me séduire. Cette fois, le dernier film de Marjane Satrapi, son second degré cynique et sa seconde lecture dramatique m'ont laissé... de marbre. Alors que l'ensemble est prometteur, tous les efforts sont anéantis par des personnages trop poussifs et un chat qui parle un tantinet lourdingue, tandis que les traits d'humour tombe à plat à cause d'une ambiance légèrement anxiogène mais savamment entretenue. Marjane Satrapi a bien du mal à faire cohabiter les deux visages de son film, du coup The Voices fait l'effet d'une overdose crispante de sourires plâtrés et de bonne humeur forcée, hanté par des personnages bien difficiles à apprécier. Malgré de bonnes attentions visibles et un sujet intriguant, The Voices se révèle finalement un peu (trop) éteint et souvent redondant. Vraiment dommage, pour une fois que Ryan Reynolds s'en sort bien !

Biopic, Drame

Rattrapage 2014 : Saint Laurent, de Bertrand Bonello

1967 - 1976. La rencontre de l'un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact.

Biopic, Drame

[CRITIQUE] American Sniper, de Clint Eastwood

Dur, implacable et prenant, le dernier film de Clint Eastwood est un drame étouffant, plongeant dans l'horreur de la guerre et de ses conséquences. Contrairement à ce que son titre (et l'affiche du film) indique, American Sniper n'est pas qu'une simple ode au patriotisme américain aveugle, mais une histoire aussi brutale que touchante, vue à travers le parcours d'un homme transformé malgré lui en dommage collatéral. Si le film édulcore son personnage principal, cette adaptation de son histoire ne laisse pas indemne.