Animation

[CRITIQUE] Vaiana – La Légende du Bout du Monde, de Ron Clements et John Musker

Oubliez le froid et l’hiver ! Pour les fêtes, les Studios Disney nous emmène en Polynésie, dans une aventure sur l’océan, pleine de rebondissements, de chansons et de rires. Entraînant et visuellement époustouflant, Vaiana - La Légende du Bout du Monde est un divertissement agréable qui allie l’univers calibré Disney à une nouvelle héroïne qui sort de l’ordinaire. Si dans l'ensemble, l'histoire est un peu attendue, les Studios Disney innove avec Vaiana, un personnage fort et surprenant, qui nous entraîne dans son Bleu Lumière entêtant, certes, mais enchanteur !

Sci-fi, Thriller

[CRITIQUE] Arès, de Jean-Patrick Benes

Un film de science-fiction français, forcément ça attire l’œil. Avec Arès, Jean-Patrick Benes crée la surprise en nous plongeant dans un univers sombre, violent et joliment maîtrisé, réussissant à tirer parti de ses limites (de moyens) en livrant un film crédible, un peu bourrin mais contrebalancé par des personnages inattendus et humains. À travers une virée dans un futur proche et pas si fictif que ça, Arès est un thriller d’action brut et efficace, au caractère engagé, voire même dénonciateur, mêlant la fiction à une réalité mordante et captivante. Très bonne surprise !

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Rupture Pour Tous, d’Eric Capitaine

Aux États-Unis, ils ont Hitch, l’expert en séduction. En France, nous avons Mathias, l’expert en rupture amoureuse. Rupture Pour Tous vise la comédie romantique à contre-emploi, clamant que l’amour est mort avec second degré et ironie. Pourtant, le film d’Eric Capitaine se prend rapidement les pieds dans le tapis : misant trop sur son emballage… Lire la suite [CRITIQUE] Rupture Pour Tous, d’Eric Capitaine

Drame

[CRITIQUE] Polina, Danser Sa Vie, de Valérie Müller et Angelin Preljocaj

Si la danse est au centre du film, Valérie Müller et Angelin Preljocaj relève un pari difficile en mettant l'émotion au premier plan. Polina, Danser Sa Vie est un film complexe, aux apparences léthargiques, mais qui parvient pourtant à illustrer avec brio le conflit psychologique de son personnage, façonnée à la dure par la danse… Lire la suite [CRITIQUE] Polina, Danser Sa Vie, de Valérie Müller et Angelin Preljocaj

Thriller

[CRITIQUE] Iris, de Jalil Lespert

Truffé de twists et fleurant bon l'entourloupe, Iris captive grâce à son univers sophistiqué au visuel séduisant. Jalil Lespert tisse un thriller sensuel qui s'effeuille lentement sous nos yeux avant de révéler un trognon bien maigre : une fois le mystère levé, il ne reste qu'un trio de personnages en demi-teintes et une intrigue cousue de fil blanc, voire inintéressante et bancale. Dommage, car Charlotte Le Bon est magnifique.

Drame

[CRITIQUE] Réparer Les Vivants, de Katell Quillévéré

Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Tamara, d’Alexandre Castagnetti

Tamara, 15 ans, complexée par ses rondeurs, décide à son entrée en seconde de se débarrasser de son étiquette de « grosse ». Pour clouer le bec des mauvaises langues, elle fait le pari avec sa meilleure amie de sortir avec le premier garçon qui passera la porte de la classe. Manque de bol, ce garçon s’avère être Diego, le plus beau mec du lycée. Le pari se complique pour Tamara…. Entre les sales coups des garces du lycée, une mère poule, les conseils "drague" de sa petite sœur, Tamara va vivre une année mémorable !

Super héros

[SPOILERS] Doctor Strange : Retour sur le film

ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM. Abandonnez la lecture de cet article tant qu’il en est encore temps. Surtout si vous êtes fan de… Non ! Vous en avez trop lu, partez. Pour ceux qui ont déjà vu le film… on est bien, là non ?

Thriller

[COUP DE CŒUR] Mademoiselle, de Park Chan-Wook

Entre manigances et explorations du plaisir sous toutes ses formes, le nouveau film de Park Chan-Wook est une œuvre à la fois poétique que fascinante, cristallisant le pouvoir patriarcal asiatique issu des traditions, dans un jeu de dupes aussi diabolique que sensuel. Visuellement, Mademoiselle est d'une beauté époustouflante où la direction artistique et le sens esthétique aigu du réalisateur font toujours mouche, sublimant un casting impérial et une intrigue aussi captivante que perverse. Evidemment, j'ai adoré.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Ouija : Les Origines, de Mike Flanagan

Mieux écrit et moins superficiel que le premier opus, Ouija : Les Origines tente de s'inscrire comme un film plus mature et plus noir. Si l'intrigue est sympathique et les personnages intéressants, le film de Mike Flanagan a au moins le mérite de faire passer un bon moment, grâce à une approche décalée et certes un peu clownesque parfois des codes de l'horreur, sans pour autant réussir à faire frissonner ne serait-ce qu'une fois. Dommage.

Super héros

[CRITIQUE] Doctor Strange, de Scott Derrickson

Changement de décor pour les studios Marvel qui s'intéressent à présent à l'univers mystique des comics avec l'introduction du Sorcier Suprême dans le Marvel Cinematic Universe (MCU). Un pari réussi pour Scott Derrickson qui signe une origin story entraînante et surtout visuellement impressionnante. Avec Doctor Strange, les studios Marvel intègre un personnage plus mature et moins dans l’esbroufe tout en pouvant enfin explorer de vrais super pouvoirs et traduire l'univers magique à travers des effets spéciaux bluffants, entre réalité et fantasy. Scott Derrickson livre un film ambitieux, qui souffre parfois des problèmes de narration liés à aux origin stories, mais reste, dans l'ensemble, convaincant et prometteur.

Thriller

[CRITIQUE] La Fille du Train, de Tate Taylor

Troublant et haletant, La Fille du Train scrute les faux-semblants et les secrets de ses personnages dans un thriller plutôt bien ficelé. Emily Blunt est parfaite dans un rôle à fleur de peau, agissant comme le reflet vivant de nos propres angoisses, tandis que Tate Taylor nous mène par le bout du nez, jouant avec les apparences et l’accessibilité palpable de ses personnages. La Fille du Train intrigue et fascine parfois, tant la fiction est renforcée par une réalité dérangeante, traversé par des sujets tabous (l'alcoolisme, la violence conjugale...).