Thriller

[CRITIQUE] Régression, d’Alejandro Amenábar

14 ans après le film Les Autres, Alejandro Amenábar est de retour avec un nouveau thriller psychologique flirtant avec le cinéma d'épouvante. Forcément, après avoir réalisé un des meilleurs films d'épouvante de ces dernières années - sans mentionner un twist final génial -, le réalisateur espagnol est attendu au tournant avec Régression, un film délicieusement sombre et sournois... mais finalement très faible.

Policier, Thriller

[CRITIQUE] Sicario, de Denis Villeneuve

Oppressant, noir et poisseux, le nouveau film de Denis Villeneuve prend à la gorge dès les premières minutes et ne relâche jamais la pression. Sicario, thriller viscéral maîtrisé et glaçant, dépeint une guerre des nerfs et de pouvoir où la limite entre le bien et le mal est mise de coté. Denis Villeneuve pointe du doigt un système pervers qui profite de ses failles, avec une intensité éprouvante et une dureté parfois insoutenable. Violent.

Comédie, Drame

[COUP DE CŒUR] Nous Trois ou Rien, de Kheiron

À la sortie du film (et après une belle standing ovation pour Kheiron et Leila Bekhti), on m'a demandé de décrire ce film en trois adjectifs. Encore à chaud et sous l'émotion, j'en ai donné plein. Aujourd'hui, pour décrire le film Nous Trois ou Rien de Kheiron, je dirais juste un mot : formidable. Ce film est formidable et les raisons sont multiples. Drôle, touchant et vrai, Nous Trois Ou Rien est un bel hommage qu'offre Kheiron à ses parents et un véritable cadeau pour son public et le cinéma français. Pour un premier film, c'est tout simplement formidable. Oui, comme la chanson de Stromae, et vous l'avez dans la tête maintenant.

Drame

[CRITIQUE] En Mai, Fais Ce Qu’il Te Plait, de Christian Carion

Voilà typiquement le genre de film qui faut aller voir en ayant la patate, car En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait évolue dans une ambiance morne qui connait peu de moment de lumière. Christian Carion met en scène les parcours croisées de villageois français qui tentent d'échapper aux Allemands et d'un père qui essaie de retrouver son fils, dans un drame atone qui tente désespérément de dresser un portrait courageux de ses personnages. Malheureusement, En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait s'embourbe dans un chauvinisme éteint, où la tristesse de ses personnages alourdissent un film déjà marqué par son contexte historique déjà douloureux. Dommage, Christian Carion réalise un beau film et son histoire est bien écrite, mais l'ensemble aurait mérité d'être plus tranché. Sans ce traitement aussi larmoyant et un peu vieille France, En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait aurait réussi à faire passer plus d'émotions, au lieu d'un désespoir lent et communicatif.

Drame

WEI or Die : La première fiction interactive

J'ai eu l'occasion de découvrir WEI OR DIE, la première fiction interactive réalisée par Simon Bouisson et produite par Résistance Films, Cinétévé et France Télévisions Nouvelles Écritures. Une expérience intéressante et originale qui permet au spectateur de découvrir le film selon son envie, grâce à différentes caméras et points de vue. Le résultat est très fun et la fiction en elle-même a un but non dissimulé de dénoncer le danger de ces week-ends d'intégration (WEI) où le bizutage peut prendre un virage terrible.

Sci-fi

[CRITIQUE] Le Dernier Chasseur de Sorcières, de Breck Eisner

À mi-chemin entre le fantastique et l'action, Le Dernier Chasseur de Sorcières est un divertissement simple et efficace qui se regarde sans effort, la main plongée dans le pot de pop-corn (ou pas, d'ailleurs, ça fait trop de bruit !). Certes, ce n'est pas à un grand film, Le Dernier Chasseur de Sorcières accuse longueurs et raccourcis, mais l'ensemble est tout de même rythmé et servi avec des effets spéciaux qui tiennent la route, tout en osant le casting alléchant avec, à sa tête, un Vin Diesel assumé. J'achète !

Drame

[COUP DE CŒUR] Mon Roi, de Maïwenn

Bien qu'elle ait une filmographie relativement jeune, Maïwenn fait toujours mouche à chaque nouveau film. Sa particularité : la réalité flirte constamment avec la fiction avec une simplicité saisissante. Dans son nouveau film, la réalisatrice livre une histoire brute et éprouvante, narrant les amours passionnelles et destructrices d'une femme aux abois entre les mains d'un homme manipulateur. Bouleversant, Mon Roi est brillant, profond et touche en plein cœur. Impossible d'en ressortir indemne face à cette représentation de l'amour dans une forme si douloureusement accessible. Bravo.

Sci-fi

[CRITIQUE] Seul Sur Mars, de Ridley Scott

Après deux films discutables, Ridley Scott semble avoir retrouvé le droit chemin... celui qui mène dans l'espace. Grâce à un scénario lumineux et ambitieux, Seul Sur Mars parvient à renforcer une histoire a-priori prévisible en construisant un survival inattendu, étonnamment drôle et divertissant. À l'instar d'un Interstellar trop complexe, Ridley Scott prouve que la science-fiction peut-être aussi impressionnante qu'accessible, quitte à vulgariser le blabla scientifique pour ne pas perdre le spectateur en cours de route. Résultat, Seul Sur Mars crée la surprise et on passe un excellent moment aux cotés d'un Matt Damon réjouissant !

Action, Sci-fi

[CRITIQUE] Pan, de Joe Wright

Colorée et spectaculaire, Pan est une aventure familiale qui tombe à pic pour les vacances. Joe Wright signe une fresque envolée et visuellement superbe qui en met plein la vue grâce à des effets spéciaux réussis. Cependant, coté scénario, Pan offre peu de surprises : si l'histoire est mignonne et attendue, les moins rêveurs d'entre nous risquent de s'ennuyer devant cet ensemble un poil trop enfantin et facile.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Green Inferno, d’Eli Roth

Tourné depuis 2013, Green Inferno aura mis du temps à arriver en salles... pour finalement être disponible en e-cinéma (depuis le 16 octobre). Officiellement, Eli Roth propose un hommage au film culte Cannibal Holocaust (1981) de Ruggero Deodato, mais en réalité, le réalisateur balance un film pâlement gore, gratuit et grossier. Si Green Inferno pointe du doigt les vocations humanistes éphémères d'une génération boulottée par l'information instantanée, plus bruyante qu'efficace, le réalisateur se fourvoie dans une débauche absurde et grotesque d'hémoglobine peu ragoûtante, d'absurdités et de bidoches en plastique. Grosse plantade.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Crimson Peak, de Guillermo Del Toro

Noir, envoûtant et fantastique, Crimson Peak est une petite pépite horrifique et fascinante, animée par l'imaginaire d'un réalisateur visionnaire. Le nouveau film de Guillermo Del Toro ressemble à un croisement parfait entre deux de ses réussites : L'Échine du Diable pour le frisson et Le Labyrinthe de Pan pour la beauté remarquable des décors et des costumes. Guillermo Del Toro nous entraîne dans un conte gothique où l'histoire d'amour passionnelle se transforme en un piège cauchemardesque, à travers un scénario abouti et une ambiance glaçante qui ne faiblit jamais. Si je regrette qu'il n'y ait pas eu plus de frissons, Crimson Peak est un véritable tableau vivant où l'esthétisme rencontre l'angoisse dans un ensemble insaisissable, troublant et superbe. J'adore.

Action, Sci-fi

[CRITIQUE] Le Labyrinthe – La Terre Brûlée, de Wes Ball

Alors que les sagas Hunger Games et Divergente arrivent à leurs termes, la suite du Labyrinthe était attendue au tournant. Dès le premier chapitre, Wes Ball marquait sa différence en offrant une saga masculine et plus brute, cette fois le réalisateur confirme l'essai en créant la surprise. Dense, nerveux, parfois bordélique mais captivant, Le Labyrinthe - La Terre Brûlée accroche du début à la fin grâce à ses nombreux rebondissements et une intrigue haletante qui réserve parfois quelques frissons. L'ensemble est efficace, péchu et bien fichu : pas d'arcs romantiques, pas de pleurnicheries... Serait-ce la recette gagnante pour une saga "Young Adult" réussie ? Possible !