Comédie

[CRITIQUE] A Love You, de Paul Lefèvre

Dans un road trip ensoleillé fleurant bon les comédies françaises des années 70-80, Paul Lefèvre disserte sur l'amour et ses nombreuses perceptions actuelles à travers le périple de deux amis en vadrouille. Potache et éparpillé, A Love You est un premier film très bavard et malheureusement vide, à peine sauvé par le duo attachant que Paul Lefèvre forme avec Antoine Gouy.

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Girls only, de Lynn Shelton

Sucré, girly mais pas aussi superficiel que ça en a l'air, le film de Lynn Shelton inscrit la crise de la trentaine dans une comédie romantique sympathique, alliant l'adolescence pétillante avec le passage compliqué et tardif à l'âge adulte. Girls Only est un film agréable, traversé par des personnages attachants et sans prise de tête qui parviennent à détourner l'attention, face à une trame ultra prévisible.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Pyramide, de Grégory Levasseur

Alors qu'à première vue le film ne paie pas de mine, Pyramide parvient à étonner, voire même à coller les jetons. Ne vous laissez pas avoir par son apparence clichée, car à travers une intrigue simplette et des personnages attendus, le premier film de Grégory Levasseur est ambitieux et truffé de bonnes idées, alliant les phénomènes paranormaux à la tension nerveuse d'un huis-clos étouffant. Croisement improbable entre The Descent et La Momie, le protégé d'Alexandre Aja prouve qu'avec un peu d'imagination et d'application, il est possible de transformer un pitch usé en un film horrifique efficace aux allures de séries B assumées.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Ouija, de Stiles White

Décevant, facile et cliché, Ouija fait l'effet d'un soufflé raté : une apparence prometteuse mais qui ne ressemble plus à rien en quelques minutes. Si la bande-annonce avait tout pour plaire, le film de Stiles White est un plat réchauffé et sans saveur, qui, en plus de s'enfoncer dans la médiocrité, propose un rebondissement ultra fade qui ne se paie même pas le luxe d'être prévisible, tant il est totalement dénué d'intérêt. Pour un film que j'attendais beaucoup l'année dernière, la déception est totale.

Comédie

[CRITIQUE] Diversion, de Glenn Ficarra et John Requa

Frais, divertissant et glamour, Diversion est un film d'escrocs comme on les aime : aussi prenants qu'irrésistibles. Le film de Glenn Ficarra et John Requa parvient habilement à surprendre en surfant sur une trame faussement prévisible, pour mieux rebondir en créant des retournements de situations bluffants. Ainsi, si certains moments sont un peu trop tirés par les cheveux, Diversion séduit amplement grâce à un ton léger et un duo charismatique qui crève l'écran. Dans ce registre, on a rarement vu plus fun depuis Ocean's Eleven !

Romance

[CRITIQUE] Cinquante nuances de Grey, de Sam Taylor-Wood

Découvrir un film comme Cinquante nuances de Grey, c'est une occasion peu réjouissante de découvrir à quel point le cinéma commercial accepte de tomber encore plus bas pour s'enrichir encore plus. Est-ce un film ou une farce ? Un cauchemar éveillé qui emprisonne le public dans un fantasme adolescent, à peine plus osé qu'un roman de la collection Harlequin ? Toujours est-il que le film de Sam Taylor-Wood, adapté d'une fan-fiction inspirée par l'insupportable saga Twilight (même pas un vrai livre à la base), réussit à rabaisser le niveau en livrant un objet fadasse, niais et inintéressant au possible. Vous l'avez compris : je ne vais pas être tendre.

Comédie, Drame

[CRITIQUE] The Voices, de Marjane Satrapi

Pop, coloré et sanglant, The Voices réunit plusieurs ingrédients qui d'ordinaire parviennent à me séduire. Cette fois, le dernier film de Marjane Satrapi, son second degré cynique et sa seconde lecture dramatique m'ont laissé... de marbre. Alors que l'ensemble est prometteur, tous les efforts sont anéantis par des personnages trop poussifs et un chat qui parle un tantinet lourdingue, tandis que les traits d'humour tombe à plat à cause d'une ambiance légèrement anxiogène mais savamment entretenue. Marjane Satrapi a bien du mal à faire cohabiter les deux visages de son film, du coup The Voices fait l'effet d'une overdose crispante de sourires plâtrés et de bonne humeur forcée, hanté par des personnages bien difficiles à apprécier. Malgré de bonnes attentions visibles et un sujet intriguant, The Voices se révèle finalement un peu (trop) éteint et souvent redondant. Vraiment dommage, pour une fois que Ryan Reynolds s'en sort bien !

Tops & Flops

5 films pour la Journée Internationale de la Femme

Au cinéma, des femmes il y en a beaucoup. Cependant, entre les comédies plus ou moins romantiques et les films d'action/blockbusters populaires, la place de la femme est souvent réduite à l'état de créature hormonale, un peu faiblard et abusivement sexuée. C'est simple : soit l'héroïne cherche l'amûûûûûûûr avec un grand A, le prince charmant, l'homme parfait mais "pas un goujat parce que les mecs sont tous des salauds" (sortez les violons) ; soit l'héroïne est supplantée par un personnage masculin qui la protège des méchants et, accessoirement, la culbute dans un coin. Sans parler des nombreuses mères courages qui, malgré un statut de femme faible, ont su vaincre les embûches placées sur leurs chemins pour réussir leurs vies et faire valoir leurs vérités. (...) Le sexe faible est une illusion, la preuve en 5 films...

Drame

Men, Women & Children : Une fable moralisatrice et déconnectée

Pour son nouveau film, Jason Reitman explore les relations humaines à travers la communication 2.0. En cherchant à illustrer la façon dont les êtres humains s'éloignent en étant trop connectés, Men, Women & Children botte en touche avec un film à la fois moralisateur et bourré de clichés adolescents. Déprimant, longuet et plutôt caricatural, le film s'étire péniblement entre bavardages inconsistants et fausse introspection, transformant Men, Women & Children en portrait superficiel de parents obsédés par leurs gamins et/ou leurs propres vies sexuelles. Non merci.

Tops & Flops

HALLOWEEN : Pas envie d’avoir peur ? Voici 5 films faits pour vous

Envie de regarder un bon film pour fêter Halloween, mais les films d'horreur ne sont pas votre tasse de thé ? Voici 5 films qui vont vous permettre de rester dans le thème, avec des zombies, des démons, du paranormal... mais qui ne font absolument pas peur (que ce soit volontaire ou pas).

Comédie, Romance

Et (beaucoup) Plus Si Affinités : Une ode à la friendzone naïve mais mignonne

Mignonne, attendrissante et dans l'air du temps, Et (beaucoup) Plus Si Affinités est une comédie romantique à la naïveté touchante, idéale pour les éternels romantiques et surtout les plus timides. Michael Dowse explore la fameuse friendzone à travers une romance impossible qui se mue en amitié par défaut. Le ton est juste, les acteurs sont parfaits et la mise en scène pop, girly et coloré colle avec l'humour presque british du film. Un peu plus d'originalité n'aurait pas fait de mal, mais globalement, on en ressort conquis.

Comédie, Drame

Papa Was Not A Rolling Stone : Horripilant

Grossier, laid et irritant, Papa Was Not A Rolling Stone se rêvait portrait nature et optimiste d'une jeunesse défavorisée mais pleine d'espoir. Se justifiant derrière une éventuelle inspiration d'une éventuelle histoire vraie (la vie ultra intéressante de la réalisatrice, donc), le film de Sylvie Ohayon est une caricature complaisante et souvent insupportable d'un certain milieu stigmatisé tant le trait y est épaissi et vulgarisé au maximum. Faussement choquant, vraiment antipathique, Papa Was Not A Rolling Stone multiplie les clichés les plus faciles dans un ensemble artificiel et bricolé, fleurant souvent bon le déjà vu et la facilité la plus creuse. Rédhibitoire.