Drame

[CRITIQUE] Je Voudrais Que Quelqu’un M’attende Quelque Part, d’Arnaud Viard (sortie DVD et VOD)

Dans la belle maison familiale, à la fin de l’été, Aurore fête ses 70 ans, entourée de ses 4 enfants, tous venus pour l’occasion. Il y a là Jean-Pierre, l’aîné, qui a endossé le rôle de chef de famille après la mort de son père ; Juliette, enceinte de son premier enfant à 40 ans et qui rêve encore de devenir écrivain ; Margaux, l’artiste radicale de la famille, et Mathieu, 30 ans, angoissé de séduire la jolie Sarah. Plus tard, un jour, l’un d’eux va prendre une décision qui changera leur vie… Réalisé par Arnaud Viard Avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe, Camille Rowe Disponible en DVD et VOD le 27 mai 2020 Bonus : Scènes coupées

Épouvante-horreur, Drame

[RATTRAPAGE 2019] Midsommar et J’ai Perdu Mon Corps

Petit rattrapage de deux films vus ces derniers temps : différents, oui, mais qui m'ont laissé le même sentiment, celui d'avoir vu une œuvre ambitieuse avec un "mais". Double mini-critique pour Midsommar d'Ari Aster et J'ai Perdu Mon Corps de Jérémy Clapin

Comédie, Drame

[CRITIQUE] Tully, de Jason Reitman

Marlo, la petite quarantaine, vient d'avoir son troisième enfant. Entre son corps malmené par les grossesses qu'elle ne reconnaît plus, les nuits sans sommeil, les repas à préparer, les lessives incessantes et ses deux aînés qui ne lui laissent aucun répit, elle est au bout du rouleau. Un soir, son frère lui propose de lui offrir, comme cadeau de naissance, une nounou de nuit. D'abord réticente, elle finit par accepter. Du jour au lendemain, sa vie va changer avec l’arrivée de Tully…

Comédie

[CRITIQUE] Demi-Sœurs, de Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne

Lauren, ravissante it-girl de 29 ans, tente de percer dans le milieu de la mode en écumant les soirées parisiennes. Olivia, 28 ans et un rien psychorigide, a deux obsessions : sauver la confiserie de ses parents, et se trouver le mari idéal. A 26 ans, Salma, jeune professeur d’histoire fougueuse, vit encore chez sa mère en banlieue. Leurs routes n’ont aucune raison de se croiser… Jusqu’au jour où, à la mort de leur père biologique qu’elles n’ont jamais connu, elles héritent ensemble d’un splendide appartement parisien. Pour ces trois sœurs qui n’ont rien en commun, la cohabitation va s’avérer pour le moins explosive…

Thriller

[CRITIQUE] Le Bonhomme de Neige, de Tomas Alfredson

Adapté du roman de Jo Nesbø, Le Bonhomme de Neige est un thriller policier tortueux explorant la dimension familiale à travers la traque d'un tueur insaisissable. Tomas Alfredson signe un film au début prenant, aussi bien grâce à son intrigue qu'une atmosphère glacée savamment entretenue, mais rapidement l'ensemble se laisse posséder par une léthargie latente. Manquant de dynamisme et de maîtrise, Le Bonhomme de Neige saborde son dernier tiers à travers une conclusion tronquée et un poil creuse. Dommage.

Drame, Thriller

[CRITIQUE] Les Proies, de Sofia Coppola

Ambiance surannée, lente et portée par un casting excellent : à défaut de faire l'unanimité, Les Proies semble renouer avec le style mélancolique et obsédant de Sofia Coppola à la belle époque. Cependant, malgré une mise en scène remarquable et une immersion savoureuse dans son film intemporel, la réalisatrice se repose trop sur son cadre et ne parvient pas à jouer avec l’ambiguïté de ses personnages, rendant l'ensemble parfois neurasthénique. Si Les Proies ne manque pas de charme, c'est l'intensité qui lui fait défaut.  

Drame, Sci-fi

[CRITIQUE] Midnight Special, de Jeff Nichols

Après Take Shelter et Mud, Jeff Nichols renoue avec le drame SF dans un Midnight Special curieux mais finalement atone. Le film suit un récit linéaire, comportant une mission qu'il suit sans vraiment en creuser les répercussions, avant de livrer une fable un chouilla mystique centrée sur une relation père-fils qui n'évolue pas vraiment. Volontairement ou non, Midnight Special fait écho à de nombreuses références cinés mais finit par manquer d'intérêt, car en dehors du périple des personnages il n'y a finalement aucune réponse aux nombreuses questions soulevées dans le film. Heureusement, Michael Shannon est, comme souvent, parfait et la bande-originale est accrocheuse.