Seule réalisatrice nommée dans la catégorie "Meilleur réalisateur" aux Oscars 2018 (merci la polémique), le film de Greta Gerwig mérite-t-il autant tous les compliments qu'il reçoit. Si Lady Bird est porté par une Saoirse Ronan formidable et étayé par une relation mère-fille toujours tendue mais accessible et traversée par une tendresse indéniable, l'ensemble reste finalement un récit assez simpliste, à la réalisation impersonnelle. Greta Gerwig brille probablement en tant que scénariste, mais se perd parfois dans sa ronde de personnages qui multiplient les fils secondaires, quitte à faire évoluer son histoire principale de façon trop attendue. Tranche de vie adolescente à la maturité surfaite, Lady Bird doit surtout sa fraîcheur et son caractère grâce aux performances géniales de Saoirse Ronan et Laurie Metfcalf.
Étiquette : oscars
[CRITIQUE] Moi, Tonya, de Craig Gillespie
En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d'avoir planifié et mis à exécution l'agression…
[COUP DE CŒUR] Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson
Paul Thomas Anderson est de retour avec un film à taille humaine, une romance ambiguë entre un grand créature et sa muse. Élégant et troublant, Phantom Thread tisse un drame complexe autour de la relation de ses personnages, entre jeux de pouvoir et dépendance. Souvent trop pompeux, cette fois Paul Thomas Anderson s'attache bien plus à la psychologie retorse de ses personnages, tout en conservant son talent de mise en scène et de direction d'acteurs pour concocter des scènes d'une intensité rare et palpable, en laissant les émotions éclore en surface. Mélange captivant de modernité et de sobriété, Phantom Thread est un bijou subtile et envoûtant.
[VIDÉO] The Disaster Artist : Découvrez la bande-annonce
En 2003, Tommy Wiseau, artiste passionné mais totalement étranger au milieu du cinéma, entreprend de réaliser un film. Sans savoir vraiment comment s'y prendre, il se lance… et signe THE ROOM, le plus grand nanar de tous les temps. Comme quoi, il n'y a pas qu'une seule méthode pour devenir une légende ! Réalisé par James Franco En salles le 7 mars 2018 Avec James Franco, Dave Franco, Seth Rogen...
Oscars 2018 : Les nominations
Découvrez les nominations des Oscars 2018
Oscars 2017 : Le palmarès
Les 89ème Academy Awards viennent de se terminer, il est donc l'heure de découvrir le palmarès...
César 2017 : Le palmarès
Il est 00h24 et la 42ème cérémonie des César s'est achevée il y a quelques minutes. Voici le palmarès...
Bafta 2017 : Le palmarès
Ce soir eu lieu la 70ème cérémonie des Baftas, les fameux oscars britanniques, qui ont eu aussi cédé à la folie La La Land avec 5 récompenses. Voici le palmarès complet...
[CRITIQUE] Jackie, de Pablo Larraín
Arrivé à point nommé pour les Oscars, le biopic de Pablo Larraín se penche sur une icône américaine vu sous un angle inédit et portée par une performance formidable de Natalie Portman. Si la réalisation est soignée, oscillant entre la touche historique et l'élégance digne et intemporelle de son personnage charismatique, Jackie manque souvent de dynamisme et laisse surtout un sentiment d'inachevé. J'aurai aimé en savoir plus sur Jacqueline que sur la veuve Kennedy finalement.
[CRITIQUE] Moonlight, de Barry Jenkins
Douloureusement juste et incroyablement sensible, Moonlight offre un parcours percutant en trois chapitres. Entre frustration et pudeur, Barry Jenkins trouve la bonne approche pour raconter l'évolution de son personnage en plein quête d'identité et repères, à travers un traitement aux non-dits explicites et subtils. Moonlight ose la différence dans la réalisation et le ton, déroute en évitant les clichés et les étiquettes, mais reste un petit bijou à l'état brut : imparfait et superbe à la fois.
César 2017 : Les nominations
La 42ème cérémonie aura lieu le 24 février et sera présentée par Jérôme Commandeur. Découvrez les nominations…
[CRITIQUE] Loving, de Jeff Nichols
Mildred et Richard Loving s'aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il quitte l'État. Considérant qu'il s'agit d'une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu'à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l'arrêt "Loving v. Virginia" symbolise le droit de s'aimer pour tous, sans aucune distinction d'origine.
