Déchaîné et explosif, le dernier volet de la saga Fast and Furious est un cocktail détonnant d'action survoltée et de cascades vertigineuses. Assumant totalement son statut de blockbuster, le film de James Wan en fait ouvertement des tonnes... Et ça marche ! Si la bonne humeur de Fast and Furious 7 est assombrie par le décès de Paul Walker en 2013, le film parvient habilement à servir un divertissement "over the top" tout en offrant un hommage émouvant à l'acteur disparu. Excellent !
Catégorie : Films
[CRITIQUE] Indian Palace – Suite Royale, de John Madden
John Madden est de retour avec la suite d'Indian Palace, sorti en 2012, et signe à nouveau une comédie ensoleillée et touchante. Alliant parfaitement le ton guindé so british et la chaleur de l'Inde, Indian Palace - Suite Royale rassemble tous ses personnages dans un état des lieux survolté, à travers une trame dense et vitaminée. Ici, nos retraités ont encore de l'énergie à revendre et profite ce nouveau chapitre pour explorer de nombreuses histoires de cœur. Cependant, en voulant mettre en avant tous ses personnages, le film de John Madden a tendance à en faire trop et des intrigues secondaires disparaissent dans l'exubérance indienne. Néanmoins, Indian Palace - Suite Royale charme sans effort, offrant une comédie agréable et enthousiaste, à la double lecture à mi-chemin entre la sagesse et l'espoir, distillée par des grand-parents idéaux.
[VIDÉO] Enfant 44 : La bande-annonce et les affiches-personnages
Hiver 1952, Moscou. Leo Demidov est un brillant agent de la police secrète soviétique, promis à un grand avenir au sein du Parti. Lorsque le corps d’un enfant est retrouvé sur une voie ferrée, il est chargé de classer l’affaire. Il s’agit d’un accident, Staline ayant décrété que le crime ne pouvait exister dans le parfait Etat communiste. Mais peu à peu, le doute s’installe dans l’esprit de Léo et il découvre que d’autres enfants ont été victimes « d’accidents » similaires. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans la traque de ce tueur en série invisible, qui fera d'eux des ennemis du peuple... En salles le 15 avril 2015 Réalisé par Daniel Espinosa Avec Tom Hardy, Noomi Rapace, Gary Oldman…
[CRITIQUE] Suite Française, de Saul Dibb
Lent et monotone, Suite Française est un drame sans surprise, coincé entre le film de guerre et des histoires de cœurs peu inédites. Si les acteurs réussissent à susciter de l'intérêt, le film de Saul Dibb reste linéaire et souffre d'une atmosphère souvent trop solennelle et amorphe. Suite Française laisse une impression mitigée, certes on ne s'ennuie pas mais ce n'est pas vraiment l'extase non plus.
[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh
La Princesse (avec un grand P) s'offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j'aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n'était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd'hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l'histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.
Court-métrage : La Reine des Neiges – Une fête givrée
C’est l’anniversaire d’Anna, et Elsa et Kristoff sont décidés à lui offrir la plus belle fête dont on puisse rêver, mais les pouvoirs "glaçants" d’Elsa pourraient bien provoquer une catastrophe…
[CRITIQUE] Diversion, de Glenn Ficarra et John Requa
Frais, divertissant et glamour, Diversion est un film d'escrocs comme on les aime : aussi prenants qu'irrésistibles. Le film de Glenn Ficarra et John Requa parvient habilement à surprendre en surfant sur une trame faussement prévisible, pour mieux rebondir en créant des retournements de situations bluffants. Ainsi, si certains moments sont un peu trop tirés par les cheveux, Diversion séduit amplement grâce à un ton léger et un duo charismatique qui crève l'écran. Dans ce registre, on a rarement vu plus fun depuis Ocean's Eleven !
[COUP DE CŒUR] Dear White people, de Justin Simien
Drôle, savoureux et piquant, Dear White People est un film éclairé et juste sur une crise identitaire jamais abordée au cinéma et pourtant bien réelle. "Être Noir dans un monde de Blancs" voilà un slogan direct derrière lequel Justin Simien dresse un portrait saisissant, sans parti pris mais avec beaucoup d'humour, d'une génération en quête de repères et d'acceptation de soi. Loin des drames larmoyants sur l'esclavage et autres périodes horribles de l'histoire afro-américaine, Dear White People souffle un vent de fraîcheur et pousse à la réflexion, que l'on soit Blanc ou Noir ou une autre couleur de l'arc-en-ciel. Bravo !
[CRITIQUE] Divergente 2 : L’Insurrection, de Robert Schwentke
Plus d'action et moins de romantisme, la suite de Divergente a appris de ses erreurs pour livrer un film plus dynamique et attractif… mais à quel prix ? Divergente 2 : L'Insurrection a clairement une ambition plus visible, celle de se démarquer de la saga Hunger Games et de faire avancer sa propre histoire. Malheureusement, le manque de rythme du premier opus est compensé par une surdose d'action, du coup : beaucoup de rebondissements ne servent que de remplissage. Visuellement...
[CRITIQUE] Still Alice, de Wash Westmoreland et Richard Glatzer
Émouvant et triste, Still Alice est un drame sensible qui retrace le combat d'une femme atteinte d'Alzheimer. Avec simplicité et beaucoup de tendresse, le film de Wash Westmoreland et Richard Glatzer livre une histoire terrible, offrant une approche réaliste et touchante de la maladie, sans jamais sombrer dans le pathos grâce à une Julianne Moore parfaite et lumineuse. Néanmoins, malgré une tonalité positive, Still Alice aborde un sujet fort, jamais vu sous cet angle au cinéma, dont la tristesse est affreusement contagieuse.
[CRITIQUE] Inherent Vice, de Paul Thomas Anderson
Compliqué, fade, laborieux… le dernier film de Paul Thomas Anderson réussit si bien à retranscrire la vision enfumées des années hippies qu'il n'en reste qu'un amas de dialogues insipides, à la frontière d'élucubrations incompréhensibles et d'inspirations psychédéliques. Coincés quelque part entre le trip planant et les essais un peu arty, Inherent Vice, c'est presque deux heures et demie perdues dans un océan de vide où des acteurs talentueux s'agitent sous la houlette d'un cinéaste d'ordinaire... extraordinaire mais qui, pour la première fois, se plante violemment.
[CRITIQUE] Cinquante nuances de Grey, de Sam Taylor-Wood
Découvrir un film comme Cinquante nuances de Grey, c'est une occasion peu réjouissante de découvrir à quel point le cinéma commercial accepte de tomber encore plus bas pour s'enrichir encore plus. Est-ce un film ou une farce ? Un cauchemar éveillé qui emprisonne le public dans un fantasme adolescent, à peine plus osé qu'un roman de la collection Harlequin ? Toujours est-il que le film de Sam Taylor-Wood, adapté d'une fan-fiction inspirée par l'insupportable saga Twilight (même pas un vrai livre à la base), réussit à rabaisser le niveau en livrant un objet fadasse, niais et inintéressant au possible. Vous l'avez compris : je ne vais pas être tendre.
