Très attendue, la première adaptation cinématographie que Wonder Woman débarque enfin, porteuse de nombreux enjeux et espoirs. Autant dire que le film de Patty Jenkins est une superbe réussite tant le film parvient à allier le coté spectaculaire du genre super-héroïque tout en le conjuguant au féminin, sans rendre son personnage principale cruche ou fragile. Patty Jenkins livre une origin story solide, qui n'a rien à envier à Batman ou autre Superman : badass, boosté par de l'action à couper le souffle et une photographie ambitieuse. Wonder Woman est-il le meilleur film du DC Extended Universe ? C'est très probable !
Étiquette : émotion
[CRITIQUE] Les Fantômes d’Ismaël, d’Arnaud Desplechin
À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu…
[CRITIQUE] Lion, de Garth Davis
Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?
[CRITIQUE] Fences, de Denzel Washington
Entre désillusions et révolution, Fences observe les répercussions et les actes d'un père de famille sur son entourage. Denzel Washington érafle l'image patriarcale à travers un personnage complexe, reflétant une Amérique en plein changement mais ancrée dans ses convictions, mais si l'histoire est globalement intéressante... le rythme frôle l'indigestion. En adaptant la pièce de théâtre au cinéma, Denzel Washington conserve les mêmes codes, ce qui crée un film un poil désarticulé et difficile à cerner, malgré les performances impeccables de l'ensemble du casting, dont une Viola Davis grandiose.
[CRITIQUE] American Honey, d’Andrea Arnold
Solaire, insolent et marginal, Andrea Arnold transforme un road-trip improvisé en une observation à cœur ouvert d'une jeunesse insouciante et parfois indécente, entre amours perturbées et absences de repères. Habité par des personnages à vif, American Honey livre une histoire sans fioriture et porté par une sincérité criarde, parfois dérangeante mais profondément marquée par la férocité de ses émotions, entre envie de liberté et fuite en avant. Un peu long, certes, mais étonnamment lumineux, abouti et captivant.
[CRITIQUE] L’Ascension, de Ludovic Bernard
Drôle et attachant, L'Ascension narre une aventure pas banale et euphorisante sur fond de défi amoureux. Ludovic Bernard adapte l'histoire presque vraie d'un banlieusard qui décide de gravir L'Everest d'abord par amour, avant de livrer une jolie leçon de courage et de persévérance. Certes un poil romancé, L'Ascension reste une comédie pleine d'humour, avec un coté immersif captivant à l'enthousiasme communicatif.
[CRITIQUE] Loving, de Jeff Nichols
Mildred et Richard Loving s'aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il quitte l'État. Considérant qu'il s'agit d'une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu'à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l'arrêt "Loving v. Virginia" symbolise le droit de s'aimer pour tous, sans aucune distinction d'origine.
[COUP DE CŒUR] La La Land, de Damien Chazelle
Après son carton plein aux Golden Globes, le nouveau film de Damien Chazelle a déjà marqué l'histoire du cinéma. Et pour cause : La La Land est une véritable bulle de bonheur et d'enchantement où le réalisateur allie la simplicité du film romantique moderne à la poésie candide et colorée des comédies musicales des années 50-60. C'est un véritable petit bijou à voir et à écouter, formidablement mis en scène et interprété. Bref, La La Land est un sans-faute. Courrez le voir !
Golden Globes 2017 : Le palmarès
Il est 5 heures du matin et la 74e cérémonie des Golden Globes se termine. Voici le palmarès de la cérémonie, marquée par de l'humour, de l'émotion et un peu de politique :
[CRITIQUE] Manchester By The Sea, de Kenneth Lonergan
Après le décès soudain de son frère Joe, Lee est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick. Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi et de la communauté où il est né et a grandi.
[COUP DE CŒUR] Quelques Minutes Après Minuit, de Juan Antonio Bayona
Bouleversant et enchanteur, le nouveau film de Juan Antonio Bayona est une aventure fantastique dans l'imaginaire d'un enfant confronté à un drame terrible. Quelques Minutes Après Minuit compose un univers extraordinaire, j'ai beaucoup aimé l'ambiance et le style très visuel et graphique, transformant ce film en un conte palpable, vivant et immersif. Sur les traces de Spielberg et de Del Toro, Juan Antonio Bayona est tout simplement magique et, en même temps, terriblement douloureux.
