Fascinant et troublant, The Young Lady dresse le portrait d'une femme prête à tout par amour dans un film à la beauté saisissante, dans une Angleterre victorienne : aussi rurale et froide, qu'esthétique et protocolaire. William Oldroyd propose l'histoire d'une autre Lady Macbeth, entre passion obsessionnelle et folie dévastatrice, dans une fable maîtrisée et frissonnante.
Étiquette : histoire
[CRITIQUE] Ghost In The Shell, de Rupert Sanders
Encore égratigné par le scandale autour du film - ou plutôt autour du choix d'actrice pour incarner son héroïne, Ghost In The Shell débarque en bonne forme pour lancer la période printanière des blockbusters. Plutôt fidèle à l'original et marqué par une identité cyberfuturiste intriguante, le film de Rupert Sanders a de quoi garder la… Lire la suite [CRITIQUE] Ghost In The Shell, de Rupert Sanders
[CRITIQUE] La Belle et la Bête, de Bill Condon
Les studios Disney revisitent à nouveau un classique animé en version live. La Belle et la Bête se modernise, sans perdre une once de son romantisme indécrottable, associant imageries fantastiques avec des décors et des costumes fabuleux, ainsi que des effets spéciaux sublimes : la fameuse histoire éternelle ne prend effectivement pas une ride ! Drôle et attendrissant à la fois, Bill Condon revisite agréablement et intelligemment le dessin animé, en apportant beaucoup d'humour et d'auto-dérision à travers ses personnages secondaires hilarants - mention spéciale pour Josh Gad qui incarne Le Fou - permettant ainsi d'éviter la contemplation béate, sans pour autant en perdre le caractère romanesque du film. Beau, féerique et enchanteur, La Belle et la Bête est un joli moment à (re)découvrir à tout âge.
[CRITIQUE] Kong: Skull Island, de Jordan Vogt-Roberts (+ spoilers)
Jordan Vogt-Roberts revisite les origines du roi Kong dans une épopée spectaculaire et truffée de monstres en tous genre. Si l'action et le frisson sont au rendez-vous, Kong: Skull Island doit beaucoup à son héros colossal, tandis que le pendant narratif semble souvent accessoire et que les personnages humains ont une utilité discutable. Néanmoins, grâce à une histoire nouvelle, Kong: Skull Island propose un film d'aventure visuellement saisissant où chaque affrontement booste un ensemble souvent bancal et pourtant ultra divertissant.
[CRITIQUE] Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir
Grand Corps Malade partage son histoire dans son premier film, Patients, et livre une belle leçon de courage, d'espoir et d'humilité. Malgré la gravité bouleversante de son sujet, Patients garde le sourire jusqu'au bout. Si vous pensez que votre vie un peu merdique en ce moment, allez voir ce film très vite : y a pas mieux pour relativiser !
[CRITIQUE] Lion, de Garth Davis
Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?
[CRITIQUE] A Cure For Life, de Gore Verbinski
Tourmenté et envoûtant, A Cure For Life tisse un thriller captivant, à mi-chemin entre la réalité et le cauchemar. Malgré pas mal de faiblesses de rythme, Gore Verbinski tisse une intrigue troublante, portée par une photographie spectrale qui vient asseoir une ambiance à la fois nerveuse, curieuse et étrangement repoussante. Voulez-vous vraiment connaître la vérité derrière la cure ?
[CRITIQUE] Dans La Forêt, de Gilles Marchand
Si Gilles Marchand parvient à entretenir une ambiance mystérieuse et oppressante, c'est probablement le seul véritable atout du film... néanmoins pas suffisant. Dans La Forêt s'éternise autour de la relation inquiétante entre un père étrange et ses fils, au détour d'une balade qui va réveiller des frayeurs tapies dans l'ombre. Contemplatif, le film repose sur des pointes de frissons répétitives mais ne semble proposer aucune direction, comme si Gilles Marchand espérait qu'en restant évasif, le public comblerait les trous de lui-même. Personnellement, je ne suis pas emballée.
[CRITIQUE] Seuls, de David Moreau
Pari ambitieux, Seuls relève un sacré défi en proposant un film de science-fiction adolescent, taillé pour plaire aux plus jeunes et aux amateurs de sagas "young adults". David Moreau parvient à entretenir un mystère prenant, dans un huis-clos à ciel ouvert qui doit beaucoup à son univers inconnu et angoissant. Cependant, si les lecteurs de la BD auront du mal à reconnaître l'œuvre de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann, Seuls a finalement du mal à convaincre jusqu'au bout, à cause de son casting novice et de sa mise en scène hâtive qui gâche le grand final.
[CRITIQUE] Jackie, de Pablo Larraín
Arrivé à point nommé pour les Oscars, le biopic de Pablo Larraín se penche sur une icône américaine vu sous un angle inédit et portée par une performance formidable de Natalie Portman. Si la réalisation est soignée, oscillant entre la touche historique et l'élégance digne et intemporelle de son personnage charismatique, Jackie manque souvent de dynamisme et laisse surtout un sentiment d'inachevé. J'aurai aimé en savoir plus sur Jacqueline que sur la veuve Kennedy finalement.
[CRITIQUE] Moonlight, de Barry Jenkins
Douloureusement juste et incroyablement sensible, Moonlight offre un parcours percutant en trois chapitres. Entre frustration et pudeur, Barry Jenkins trouve la bonne approche pour raconter l'évolution de son personnage en plein quête d'identité et repères, à travers un traitement aux non-dits explicites et subtils. Moonlight ose la différence dans la réalisation et le ton, déroute en évitant les clichés et les étiquettes, mais reste un petit bijou à l'état brut : imparfait et superbe à la fois.
[CRITIQUE] L’Ascension, de Ludovic Bernard
Drôle et attachant, L'Ascension narre une aventure pas banale et euphorisante sur fond de défi amoureux. Ludovic Bernard adapte l'histoire presque vraie d'un banlieusard qui décide de gravir L'Everest d'abord par amour, avant de livrer une jolie leçon de courage et de persévérance. Certes un poil romancé, L'Ascension reste une comédie pleine d'humour, avec un coté immersif captivant à l'enthousiasme communicatif.
