Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?
Étiquette : portrait
[COUP DE CŒUR] The Young Lady, de William Oldroyd
Fascinant et troublant, The Young Lady dresse le portrait d'une femme prête à tout par amour dans un film à la beauté saisissante, dans une Angleterre victorienne : aussi rurale et froide, qu'esthétique et protocolaire. William Oldroyd propose l'histoire d'une autre Lady Macbeth, entre passion obsessionnelle et folie dévastatrice, dans une fable maîtrisée et frissonnante.
[CRITIQUE] 20th Century Women, de Mike Mills
20th Century Women est une belle découverte, même si derrière la légèreté du film se cache des messages forts et surtout une mélancolie très présente, mais aussi déconcertante. Le film de Mark Mills cristallise la fin d'une époque effervescente et solaire, avec beaucoup de nostalgie, à travers des personnages qui, malgré le contexte, restent très actuels. D'ailleurs, c'est à se demander si le combat des femmes a vraiment évolué depuis les années 70 !
[CRITIQUE] Fences, de Denzel Washington
Entre désillusions et révolution, Fences observe les répercussions et les actes d'un père de famille sur son entourage. Denzel Washington érafle l'image patriarcale à travers un personnage complexe, reflétant une Amérique en plein changement mais ancrée dans ses convictions, mais si l'histoire est globalement intéressante... le rythme frôle l'indigestion. En adaptant la pièce de théâtre au cinéma, Denzel Washington conserve les mêmes codes, ce qui crée un film un poil désarticulé et difficile à cerner, malgré les performances impeccables de l'ensemble du casting, dont une Viola Davis grandiose.
[CRITIQUE] American Honey, d’Andrea Arnold
Solaire, insolent et marginal, Andrea Arnold transforme un road-trip improvisé en une observation à cœur ouvert d'une jeunesse insouciante et parfois indécente, entre amours perturbées et absences de repères. Habité par des personnages à vif, American Honey livre une histoire sans fioriture et porté par une sincérité criarde, parfois dérangeante mais profondément marquée par la férocité de ses émotions, entre envie de liberté et fuite en avant. Un peu long, certes, mais étonnamment lumineux, abouti et captivant.
[SÉRIE TV] Insecure : mon petit coup de cœur de la rentrée
Créée par Larry Wilmore, Issa Rae Avec Issa Rae, Jay Ellis, Yvonne Orgi, Y'lan Noel... Genre : comédie Le pitch : Les expériences quotidiennes savoureuses et parfois surréalistes d'une Afro-Américaine à l'aube de la trentaine et de sa meilleure amie délurée...
[CRITIQUE] Le Ciel Attendra, de Marie-Castille Mention-Schaar
Sonia, 17 ans, a failli commettre l'irréparable pour "garantir" à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l'école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d'un "prince" sur internet. Elles pourraient s'appeler Anaïs, Manon, Leila ou Clara, et comme elles, croiser un jour la route de l'embrigadement… Pourraient-elles en revenir ?
[CRITIQUE] Captain Fantastic, de Matt Ross
Brillant, lucide et tendre, Captain Fantastic dresse un portrait familial atypique plein de charme et s’interroge à travers une critique sociale intelligente. Matt Ross tisse une dramédie aigre-douce, qui enchante grâce à des personnages anti-conventionnels qui viennent bousculer le phénomène de la pensée unique, largement soutenu par les médias et les pouvoirs en place. Un vrai petit bijou lumineux à ne pas manquer (et je ne dis pas ça parce que c'est marqué sur l'affiche !).
[CRITIQUE] Victoria, de Justine Triet
Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.
[CRITIQUE] Comancheria, de David Mackenzie
Bien ficelé et maîtrisé, le film de David Mackenzie mélange les codes de films de braquage et des westerns avec modernisme pour livrer un duel moral intéressant. Comancheria maintient en haleine grâce à un casting impeccable, une photographie parfaite et une bande-originale qui collent à cette ambiance très Far West à l'accent traînant du Sud. Au-delà des habituelles oppositions cowboys vs voleurs ou cowboys vs indiens, David Mackenzie souligne une nouvelle menace plus sournoise sous forme de constat social qui vient donner du poids au film, sans désigner de coupable parmi les portraits humains qu'il dessine. Cependant, si Comancheria reste attractif, l'ensemble manque cruellement de rythme et de dynamisme, ce qui crée pas mal de longueurs et le rend parfois interminable.
[CRITIQUE] American Nightmare 3 : Élections, de James DeMonaco
Et de 3 ! James DeMonaco revient avec le troisième volet de la saga American Nightmare. Calibré comme le deuxième opus, Anarchy, qui avait nettement mieux fonctionné que le premier, American Nightmare 3 : Élections allie survival et critique ouverte de la société (américaine) dans un thriller d'action toujours aussi plaisant, mais dont l'effet novateur a… Lire la suite [CRITIQUE] American Nightmare 3 : Élections, de James DeMonaco
