Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.
Étiquette : choc
[CRITIQUE] Mother! de Darren Aronofsky
Une chose est sûre, c'est que Darren Aronofsky est tout sauf un réalisateur conventionnel : Mother! ne laissera personne indifférent, tant il est dérangé et dérangeant à de nombreux niveaux. Et pourtant, le dernier film de Darren Aronofsky nous emmène à l'aveuglette d'un bout à l'autre de son histoire, avec un mystère opaque et, derrière tout ce déballage complètement fou et parfois insensé se tisse un message intéressant, profond et une vision incroyable qui transpire en filigrane. J'en suis ressortie déboussolée mais, petit à petit, conquise.
[CRITIQUE] 120 Battements Par Minute, de Robin Campillo
Brut et douloureusement vivant, le nouveau film de Robin Campillo frappe juste et fort. Là où d'autres auraient opté pour un enrobage sucré à l'américaine, 120 Battements Par Minute choisit et dénonce un sujet qui dérange, avec un recul pragmatique qui évite les facilités du mélodrame pour narrer une vérité qui tâche. Prônant la vie et l'amour comme éternel rempart face à la mort, Robin Campillo parvient à jongler des émotions fortes contrastée par une indifférence indignée, en narrant un combat toujours d'actualité et pourtant trop silencieux. 120 Battements par Minute ébranle et fait partie de ces films qui ne sont pas là pour être aimés, mais pour faire réagir. Pari réussi.
[COUP DE CŒUR] Wonder Woman, de Patty Jenkins
Très attendue, la première adaptation cinématographie que Wonder Woman débarque enfin, porteuse de nombreux enjeux et espoirs. Autant dire que le film de Patty Jenkins est une superbe réussite tant le film parvient à allier le coté spectaculaire du genre super-héroïque tout en le conjuguant au féminin, sans rendre son personnage principale cruche ou fragile. Patty Jenkins livre une origin story solide, qui n'a rien à envier à Batman ou autre Superman : badass, boosté par de l'action à couper le souffle et une photographie ambitieuse. Wonder Woman est-il le meilleur film du DC Extended Universe ? C'est très probable !
[COUP DE CŒUR] Miss Sloane, de John Madden
Les films sur la politique et le lobbying, c'est un peu comme les films sur la bourse et Wall Street : c'est compliqué, mais ça a l'air important, et si c'est bien joué avec un twist à la fin, alors pourquoi pas. Miss Sloane repose sur les mêmes rouages et John Madden épice l'ensemble avec une femme de poigne en tête d'affiche, offrant une Jessica Chastain aussi sublime que glaçante, dans un thriller haletant entre magouilles et morales mises à mal. Une lutte de pouvoirs vertigineuse et prenante à ne pas manquer !
[CRITIQUE] Papa ou Maman 2, de Martin Bourboulon
Les parents indignes de Martin Bourboulon sont de retour et prêts à en découdre... pour le meilleur ou pour le pire ? Moins audacieux et plus sage, Papa Ou Maman 2 n'a pas l'impertinence ni la fraîcheur du premier film, mais reste toute de même une comédie drôle et décomplexée. Si Martin Bourboulon multiplie les personnages et les gags, c'est surtout le duo Laurent Lafitte et Marina Foïs qui est, encore une fois, un vrai régal.
[CRITIQUE] Arès, de Jean-Patrick Benes
Un film de science-fiction français, forcément ça attire l’œil. Avec Arès, Jean-Patrick Benes crée la surprise en nous plongeant dans un univers sombre, violent et joliment maîtrisé, réussissant à tirer parti de ses limites (de moyens) en livrant un film crédible, un peu bourrin mais contrebalancé par des personnages inattendus et humains. À travers une virée dans un futur proche et pas si fictif que ça, Arès est un thriller d’action brut et efficace, au caractère engagé, voire même dénonciateur, mêlant la fiction à une réalité mordante et captivante. Très bonne surprise !
[CRITIQUE] Dirty Papy, de Dan Mazer
Potache, parfois trashouille, mais surtout déjanté, Dirty Papy est une comédie qui aurait pu être réussie mais qui finit par poser un problème (moral). Si le film de Dan Mazer est une avalanche de gags étirés à l'extrême, frôlant joyeusement avec la lourdeur, tandis que l'ambiance décalée et le délire survolté du film luttent pour l'emporter. Non, vraiment, le seul problème, c'est de voir Robert de Niro tomber aussi bas. Entre désinvolture et indifférence, il n'y qu'un pas que l'acteur franchit les yeux fermés. Les ados aimeront l'esprit over-the-top du film,... les autres auront bien du mal à avaler la pilule.
[CRITIQUE] Papa Ou Maman, de Martin Bourboulon
Comédie à l'humour noir... très noir, Papa Ou Maman détourne le drame du divorce dans un film souvent horrible mais parfois très drôle. À la limite entre le plaisir coupable et l'insolence, le film de Martin Bourboulon ose rire d'un sujet tabou, tout en dénonçant l'impact qu'ont les relations parentales sur les enfants. Évitant habilement les pièges des comédies françaises souvent trop potaches, Papa Ou Maman explore son idée sans limite ni véritable morale se révélant comme une petite surprise décomplexée, allégée par l'aura chic et cool de Marina Foïs et Laurent Lafitte. Fallait oser !
L’Affaire SK1 : Un polar glaçant, nerveux et captivant
Haletant, horrible et captivant, le nouveau film de Frédéric Tellier revient sur l'affaire Guy Georges, à travers un film noir, glaçant et maîtrisé. A travers le point de vue judiciaire, L'Affaire SK1 met en avant une enquête tantôt nerveuse, tantôt désespérée qui va bouleverser le 36, quai des Orfèvres. Frédéric Tellier signe un film éreintant, traversé par des personnages à vif et une tension extrême qui ne lâche rien jusqu'à la dernière minute. Âmes sensibles s'abstenir, car si les images restent plus ou moins choquantes, certains propos (et un échange en particulier) peuvent sacrément perturber.
Night Call : Malsain, dérangeant et terriblement fascinant
Alors qu'il n'était même pas encore sorti en salles, certains prédisaient déjà une nomination aux Oscars 2015 pour Night Call. Certes, il est encore trop tôt pour se prononcer, mais ce ne serait pas volé. Fascinant, le nouveau film de Dan Gilroy propose une virée nocturne vertigineuse à travers un thriller affûté et habité par un Jake Gyllenhall méconnaissable et excellent. Entre voyeurisme morbide et critique à vif des médias américains, Night Call maintient un suspens anxiogène rythmé par l'ascension affolante d'un homme prêt à tout pour atteindre son but. Frissons garantis.
