Troublant et vrillé par les interdits, Kill Your Darlings est un drame noir, entre fascination et manipulation. John Krokidas signe un premier long-métrage prometteur, sublimé par un casting trois étoiles et une intrigue névrosée et captivante. Cependant, le manque d'identité derrière une mise en scène trop académique a tendance à rendre le film un tantinet trop bavard et prévisible, même si sa ressemblance amusante avec Sur La Route de Walter Salles est à la fois explicable et décevante. Pas très original mais très prenant, Kill Your Darlings mérite le coup d’œil, ne serait-ce que pour assister au face-à-face génial entre Dane Dehaan et Daniel Radcliffe.
Étiquette : avis
Les Recettes Du Bonheur : Simple et savoureux
Frais et authentique, Les Recettes Du Bonheur est une jolie fable optimiste et porteuse d'un message de tolérance sans jamais tomber dans la leçon de morale assommante. Lasse Hallström propose un film gourmand et plein de charme, à l'histoire légère et entraînante. Malgré le manque d'envergure des personnages et un ensemble plutôt prévisible, Les Recettes du Bonheur séduit et émerveille avec la magie des films simples qui permettent de faire passer un bon moment, sans avoir besoin de se poser mille questions. Une recommandation cependant : évitez de le voir le ventre vide !
Délivre-nous du mal : Et de l’ennui ?
Ambiance nocturne, bruits inquiétants et comportements étranges... Scott Derrickson semble avoir méthodiquement consulté l'Abécédaire de l'horreur tandis qu'il concoctait son dernier film. Gonflé par un casting solide, Délivre-Nous Du Mal propose une histoire alléchante où le frisson n'est jamais loin. Et pourtant, à cause d'un certain manque d'enjeu dramatique et d'ambition autour des personnages, le film surfe sur du vide, ne parvenant jamais à franchir la frontière de l'épouvante. Entre mysticisme et pragmatisme, Scott Derrickson tente de maintenir une tension oppressante tout au long du film en confrontant le normal au paranormal, avant de tout simplement pomper un de ces précédents films, L'Exorcisme d'Emily Rose, allant jusqu'à calquer la fameuse scène d'exorcisme, avec beaucoup moins de panache. Bref, malgré beaucoup d'efforts, le trouillomètre reste à plat.
Maintenant Ou Jamais : La petite surprise de la rentrée
Noir et délicat, Maintenant Ou Jamais narre la rencontre improbable entre une mère de famille et un voyou. Serge Frydman propose un film inattendu en partant d'une idée légèrement radicale qu'il exploite avec finesse, réussissant à faire oublier les incohérences et autres facilités de son film grâce à une tension extraordinaire et des non-dits fébriles. Plus qu'un énième film de braquage, Maintenant Ou Jamais adopte les codes du genre pour livrer une course contre la montre polarisée par les interdits et le désespoir.
Enemy : Trop lent et laborieux, malgré une intrigue brillante (+ explication du film)
Lent et contemplatif, le dernier film de Denis Villeneuve est laborieux. À trop vouloir jouer la carte du mystère, Enemy surfe finalement sur énormément de vide à travers la quête d'un homme face à son sosie et la personnification de ses craintes. Malgré une ambiance feutrée et intrigante, Enemy ne parvient jamais à installer le malaise et la curiosité escompté, entre une histoire prévisible et un traitement éteint, où l'étrange laisse rapidement place à l'ennui. Après le très haletant Prisoners, j'espérai bien mieux.
[SPOILERS] Les Gardiens de la Galaxie : Retour sur les événements marquants du film !
HALTE LÀ ! Etes-vous sûr de vouloir lire cet article qui contient des spoilers ? Certain ? Si vous avez quelques doutes ou si vous n'avez pas encore vu le film, ma critique sans spoiler est ici. Sinon...
Sils Maria : Troublant et décevant
Troublant et étrange, le dernier film d'Olivier Assayas est une œuvre en demi-teinte, portée par un duo d'actrices brillantes. Sils Maria s'articule autour du remake d'une pièce de théâtre et offre une vision intéressante de l'industrie du cinéma vue de l'intérieur. À travers la relation ambiguë et envahissante entre une actrice et son assistante, Sils Maria fustige le cinéma contemporain en opposant deux générations contrastées et obligées de co-exister à cause des ambitions hollywoodiennes. L'exercice est ambitieux, et surtout intéressant, pourtant à force de lancer plusieurs intrigues à la fois, Sils Maria ne parvient pas à aboutir, laissant alors planer un sentiment de frustration et obligeant son public à trouver ses propres réponses avec le peu d'éléments offerts. Dommage, car Kristen Stewart et Juliette Binoche sont véritablement excellentes.
Hercule : Action, (très) gros bras et beaucoup de second degré !
Alors que personne n'attendait le face-à-face entre deux films sur Hercule cette année, Brett Ratner réussit à tirer son épingle du jeu en revisitant la légende dans un film divertissant et gonflé à bloc. Entre mythologie et réalité, Hercule vise la démesure sans jamais se prendre au sérieux, tout en proposant une version moderne du héros, ce qui donne un film plutôt rythmé et -globalement- loin de la catastrophe annoncée, grâce à un second degré bien présent qui minimise les défauts du film.
[SNIF] Top 5 des films qui (me) font pleurer
À l'occasion de la sortie de Nos Étoiles Contraires de Josh Boone, déjà acclamé aux États-Unis et annoncé comme le film le plus émouvant de l'année, voici les rares films qui ont réussi à me tirer quelques larmes, voire de bons gros sanglots (sachant que j'ai un peu un cœur de pierre, ce n'était pas gagné)...
Young Ones : Un drame intimiste, brut et envoûtant
Sorti en catimini le 6 août dernier, Young Ones est un petit film indépendant qui cache bien son jeu. Doué d'un scénario captivant et magnifié par un casting brillant, le nouveau film de Jake Paltrow mérite amplement le détour. Dans un triptyque maîtrisé, Young Ones narre le parcours de trois hommes dans un futur proche privé d'eau, chacun animé par un désir de justice. Un film envoûtant, à voir le plus vite possible avant qu'il ne soit déprogrammé !
Lucy : Le grand n’importe quoi de Luc Besson
Étant l'un des rares réalisateurs français à réussir outre-atlantique, Luc Besson ne se prive pas quand il s'agit d'en mettre plein les yeux. Pour son retour à la science-fiction, il choisit Lucy, l'histoire d'une femme qui, suite à un concours de circonstances, voit ses capacités cérébrales augmenter à toute vitesse. Si Luc Besson livre un film popcorn au caractère assumé en réutilisant des effets de style qui marchent à tous les coups, Lucy est complètement desservi par une seconde partie fantaisiste et décousue, qui manque beaucoup de crédibilité en noyant le poisson à grands renforts de laïus pseudo-scientifiques. Bien tenté, mais ça ne prend pas.
L’expérience Oculus Rift : au cœur de la tornade avec Black Storm
Le week-end dernier, le cinéma Gaumont Opéra Capucines à Paris mettait à disposition une cabine équipée du système Oculus Rift. Ce système de 4D unique en France, combiné au film Black Storm, permet une immersion totale et géniale dans le film, au cœur de la tornade.
