De la fresque rutilante au film d'action moyen, il n'y a finalement qu'un pas. Alors que j'espérais une épopée dans la lignée des précédents opus de Zhang Yimou, j'ai découvert un film à la promesse étouffée dans une production américaine sans finesse, quitte à annihiler toute ambition de genre et frôler le nanar. La Grande Muraille fait l'effet d'un soufflé, s'il n'est pas entièrement une catastrophe, ce film restera très certainement anecdotique.
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[CRITIQUE] Comancheria, de David Mackenzie
Bien ficelé et maîtrisé, le film de David Mackenzie mélange les codes de films de braquage et des westerns avec modernisme pour livrer un duel moral intéressant. Comancheria maintient en haleine grâce à un casting impeccable, une photographie parfaite et une bande-originale qui collent à cette ambiance très Far West à l'accent traînant du Sud. Au-delà des habituelles oppositions cowboys vs voleurs ou cowboys vs indiens, David Mackenzie souligne une nouvelle menace plus sournoise sous forme de constat social qui vient donner du poids au film, sans désigner de coupable parmi les portraits humains qu'il dessine. Cependant, si Comancheria reste attractif, l'ensemble manque cruellement de rythme et de dynamisme, ce qui crée pas mal de longueurs et le rend parfois interminable.
[COUP DE CŒUR] Divines, de Houda Benyamina
Récompensée de la Caméra d'Or au dernier Festival de Cannes, Houda Benyamina signe un film percutant, une odyssée moderne dans les quartiers populaires en suivant les traces d'une héroïne amazone prête à en découdre avec la vie et ses rêves. Divines balaye les idées préconçues grâce à un récit authentique et sans fioriture autour d'un… Lire la suite [COUP DE CŒUR] Divines, de Houda Benyamina
[CRITIQUE] The Witch, de Robert Eggers
Après quasiment un an à saliver d'impatience devant la bande-annonce, j'ai enfin eu l'occasion de découvrir le mystérieux The Witch, le premier film de Robert Eggers, qui annonçait un vent de renouveau dans un genre horrifique de plus en plus formaté. À l'arrivée, The Witch tient partiellement ses promesses en entretenant une atmosphère lugubre autour d'une famille ultra pieuse ébranlée dans sa foi, entre ésotérisme et horreur glacée. L'image est soignée, la musique prend sournoisement aux tripes et les personnages sont convaincants. Malheureusement, si The Witch parvient à captiver grâce à son étrangeté, coté narration le film traîne en longueur et met bien trop de temps à tisser une intrigue de plus en plus lassante où l'angoisse penche trop souvent vers l'ennui. Dommage, c'était vraiment bien parti.
[CRITIQUE] The Circle – Chapitre 1 : Les Elues, de Levan Akin (Direct to DVD)
Une nuit de pleine lune, six jeunes lycéennes se retrouvent mystérieusement attirées par une force surnaturelle dans la forêt. Une prophétie leur est alors révélée : elles sont les Élues, un groupe de sorcières, liées les unes aux autres par un pouvoir capable de repousser le Mal. Ensemble, elles vont devoir maîtriser cette étrange force et lutter contre la malédiction qui s’est abattue sur leur lycée. Désormais, rester unies est leur seule chance de survie ! Disponible en Blu-Ray, DVD et VOD dès le 23 avril 2016 Réalisé par Levan Akin Avec Josefin Asplund, Helena Engström, Miranda Frydman
[CRITIQUE] The Danish Girl, de Tom Hooper
Délicat et bouleversant, Tom Hooper s'inspire de l'univers artistique de ses personnages pour en peindre un tableau vivant sur l'histoire de Lili Elbe, la première femme transgenre. The Danish Girl se démarque par la qualité de ses images, plus que par son propos, dressant une fresque romanesque en costumes d'époque. Et au milieu, un duo saisissant, l'un touchant dans sa composition, bien que parfois trop emprunté, l'autre remarquable par sa force et la liberté qui émane de son jeu. Le parfait film à Oscar en somme : à la fois attendu, un poil trop lisse et pourtant magnifique.
Rattrapage 2015 : Le Tout Nouveau Testament, de Jaco Van Dormael
Le pitch : Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…
[CRITIQUE] Lazarus Effect, de David Gelb
La vie après la mort ou les morts qui reviennent à la vie... Lazarus Effect surfe sur des thématiques chéries du genre horrifique pour proposer un film plutôt sympathique aux jumpscares efficaces, animé par une trame mystérieuse. Si le film de David Gelb manque parfois d'ambition et de vrais moments de terreur, le simple fait d'avoir un scénario suffisamment intéressant, entre croyances religieuses et théories scientifiques, permet au film de trouver un équilibre convaincant. L'intention est visible, le sursaut est imprévisible, Lazarus Effect présente certes des faiblesses au niveau de la structure et fera l'effet d'une récréation pour les habitués du genre, mais le film parvient à tenir ses promesses grâce à un ensemble finalement sombre et attractif.
Cold In July : Un thriller nerveux gâché par une trame fragile
Brut et amoral, Cold In July vient boucler cette fin d'année en proposant un thriller noir à la sauce redneck, à l'ensemble recherché malgré un résultat un poil mollasson. Entre quête de vérité et justice mal placée, Jim Mickle livre un film contrasté et étouffant, habité par un casting saisissant. Malheureusement, Cold In July mise bien plus sur le coté bad-ass et bourru de ses personnages, tandis que la trame du film s'essouffle entre manque de rythme et lenteur que même le dernier acte explosif ne parvient pas à relever.
[NEWS] Le calendrier de films de super héros jusqu’en 2020 (minimum)
Voici donc à quoi ressemble le calendrier super héroïque pour les prochaines années prévu par Marvel Studios, Warner Bros, la Fox et Sony, soit plus de 30 films d'ici 2020, sans parler de ceux dont la date n'a pas encore été fixée...
[COUP DE CŒUR] Une Nouvelle Amie : Magnétique, sensuel et troublant
Troublant, brûlant de sensualité et étonnamment drôle, Une Nouvelle Amie se joue de la confusion des genres avec espièglerie et délectation pour notre plus grand bonheur. Pour son dernier film, François Ozon ose frôler la perfection en livrant une oeuvre exceptionnelle et enthousiasmante à tout point de vue, offrant à Romain Duris un des meilleurs rôles de sa carrière. Brillant, tout simplement brillant !
