Une chose est sûre, c'est que Darren Aronofsky est tout sauf un réalisateur conventionnel : Mother! ne laissera personne indifférent, tant il est dérangé et dérangeant à de nombreux niveaux. Et pourtant, le dernier film de Darren Aronofsky nous emmène à l'aveuglette d'un bout à l'autre de son histoire, avec un mystère opaque et, derrière tout ce déballage complètement fou et parfois insensé se tisse un message intéressant, profond et une vision incroyable qui transpire en filigrane. J'en suis ressortie déboussolée mais, petit à petit, conquise.
Étiquette : relation
[CRITIQUE] Le Prix du Succès, de Teddy Lussi-Modeste
Brahim est un humoriste en pleine ascension. Sa réussite, il la doit à lui-même et à l'amour qu'il porte à Linda. Bon fils, il soutient les siens depuis toujours. Mais pour durer, Brahim doit sacrifier son grand frère, manager incontrôlable. Si l'échec peut coûter cher, Brahim va payer un tribut encore plus lourd au succès.
[CRITIQUE] Patti Cake$, de Geremy Jasper
Patricia Dombrowski, alias Patti Cake$, a 23 ans. Elle rêve de devenir la star du hip-hop, rencontrer O-Z, son Dieu du rap et surtout fuir sa petite ville du New Jersey et son job de serveuse dans un bar miteux. Elle doit cependant s’occuper de Nana, sa grand-mère qu’elle adore, et de Barb, sa mère, une chanteuse ratée et totalement instable. Un soir, au cours d’une battle sur un parking, elle révèle tout son talent de slammeuse. Elle s’embarque alors dans une aventure musicale avec Jheri, son meilleur ami et Basterd, un musicien mutique et asocial.
[CRITIQUE] 120 Battements Par Minute, de Robin Campillo
Brut et douloureusement vivant, le nouveau film de Robin Campillo frappe juste et fort. Là où d'autres auraient opté pour un enrobage sucré à l'américaine, 120 Battements Par Minute choisit et dénonce un sujet qui dérange, avec un recul pragmatique qui évite les facilités du mélodrame pour narrer une vérité qui tâche. Prônant la vie et l'amour comme éternel rempart face à la mort, Robin Campillo parvient à jongler des émotions fortes contrastée par une indifférence indignée, en narrant un combat toujours d'actualité et pourtant trop silencieux. 120 Battements par Minute ébranle et fait partie de ces films qui ne sont pas là pour être aimés, mais pour faire réagir. Pari réussi.
[CRITIQUE] Lola Pater, de Nadir Moknèche
À la mort de sa mère, Zino décide de retrouver son père, Farid. Mais, il y a 25 ans, Farid est devenu Lola…
[CRITIQUE] Song To Song, de Terrence Malick
Une histoire d'amour moderne, sur la scène musicale d'Austin au Texas, deux couples - d'un côté Faye et le chanteur BV, et de l'autre un magnat de l'industrie musicale et une serveuse - voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock'n'roll fait de séduction et de trahison.
[CRITIQUE] Walk With Me, de Lisa Ohlin
Un soldat mutilé qui ne rêve que de remarcher et une ballerine qui connait parfaitement chaque muscle du corps... Forcément, cela ressemble à une recette idéale pour une balade romantique sur fond de drames personnels et introspections. Si le concept est facile, ce n'est pas toujours évident de le transformer en bon film. Lisa Ohlin parvient à allier la sincérité de son histoire à une rencontre à la fois épineuse et sensible. Walk With Me se révèle être un film agréable, accessible et doux, comme il fait bon d'en voir de temps en temps.
[CRITIQUE] The Jane Doe Identity, de André Øvredal
Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium...
News de la semaine #28
Affiches, infos, bandes-annonces et autres extraits vidéo… retrouvez les news (choisies) de la semaine. Au programme : de la pop culture, du vin, du voile et le retour du Festival de Cannes !
[CRITIQUE] Monsieur & Madame Adelman, de Nicolas Bedos
Comment Sarah et Victor ont-ils fait pour se supporter pendant plus de 45 ans ? Qui était vraiment cette femme énigmatique vivant dans l'ombre de son mari ? Amour et ambition, trahisons et secrets nourrissent cette odyssée d'un couple hors du commun, traversant avec nous petite et grande histoire du dernier siècle.
[CRITIQUE] Telle Mère, Telle Fille, de Noémie Saglio
Superficiel, hystérique et épuisant, le dernier film tout droit sorti de l'imagination pétrie de clichés de Noémie Saglio persiste à caricaturer les genres, en s'attaquant cette fois aux relations mère-fille à travers leurs grossesses respectives. Dénué d'imagination, Telle Mère, Telle Fille s'étire péniblement à travers les poutres apparentes du scénario à la facilité effarante et aux traits d'humour téléphonés et très peu recherchés. À défaut d'une comédie pétillante, Noémie Saglio sert un film au rabais, globalement peu crédible et à peine sauvé par le charme de Juliette Binoche.
[CRITIQUE] Dans La Forêt, de Gilles Marchand
Si Gilles Marchand parvient à entretenir une ambiance mystérieuse et oppressante, c'est probablement le seul véritable atout du film... néanmoins pas suffisant. Dans La Forêt s'éternise autour de la relation inquiétante entre un père étrange et ses fils, au détour d'une balade qui va réveiller des frayeurs tapies dans l'ombre. Contemplatif, le film repose sur des pointes de frissons répétitives mais ne semble proposer aucune direction, comme si Gilles Marchand espérait qu'en restant évasif, le public comblerait les trous de lui-même. Personnellement, je ne suis pas emballée.
