Entre tirs croisés, ambiance rétro et punchlines, Ben Wheatley s'essaye au règlement de comptes déjanté, sur les traces d'une rencontre délirante entre un Snatch de Guy Ritchie et un Reservoir Dogs de Quentin Tarantino. L'exercice de style est intéressant, surtout pour la mise en scène inventive et le casting impeccable (mention spéciale à Armie Hammer, excellent), mais l'ensemble reste finalement vain et peu maîtrisé. Zéro contexte, pas d'intrigue autre que la fusillade, Free Fire est un saut dans le vide sans parachute : frissons garantis au début, puis une chute libre et interminable.
Étiquette : dialogue
[CRITIQUE] Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, de Guy Ritchie
Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l'épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…
[CRITIQUE] Fences, de Denzel Washington
Entre désillusions et révolution, Fences observe les répercussions et les actes d'un père de famille sur son entourage. Denzel Washington érafle l'image patriarcale à travers un personnage complexe, reflétant une Amérique en plein changement mais ancrée dans ses convictions, mais si l'histoire est globalement intéressante... le rythme frôle l'indigestion. En adaptant la pièce de théâtre au cinéma, Denzel Washington conserve les mêmes codes, ce qui crée un film un poil désarticulé et difficile à cerner, malgré les performances impeccables de l'ensemble du casting, dont une Viola Davis grandiose.
[CRITIQUE] Rupture Pour Tous, d’Eric Capitaine
Aux États-Unis, ils ont Hitch, l’expert en séduction. En France, nous avons Mathias, l’expert en rupture amoureuse. Rupture Pour Tous vise la comédie romantique à contre-emploi, clamant que l’amour est mort avec second degré et ironie. Pourtant, le film d’Eric Capitaine se prend rapidement les pieds dans le tapis : misant trop sur son emballage… Lire la suite [CRITIQUE] Rupture Pour Tous, d’Eric Capitaine
[CRITIQUE] Irréprochable, de Sébastien Marnier
Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.
[CRITIQUE] Nos Pires Voisins 2, de Nicholas Stoller
Après un premier opus qui avait pourtant tout du one-shot, Nicholas Stoller revient avec Nos Pires Voisins 2, confrontant son couple fétiche à une sororité en roue libre et bien décidée à leur en faire baver. Évitant joliment les clichés trop girly, Nos Pires Voisins livre une suite encore plus barrée et délirante, profitant de… Lire la suite [CRITIQUE] Nos Pires Voisins 2, de Nicholas Stoller
[CRITIQUE] Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino
Le nouveau film de Quentin Tarantino est long. Très long. Mais c'est aussi une des meilleures histoires qu'il nous a offert depuis quelques temps. Avec Les Huit Salopards, le réalisateur livre un film certes moins graphique et sanglant que les précédents, mais renoue avec son écriture déjantée en créant des personnages savoureux aux dialogues incisifs, enfermés dans un huis-clos théâtral, captivant et tendu. Western fringant et véritable portrait d'une Amérique dérangeante à l'acide, Les Huit Salopards est étonnamment noir et grave, ce qui pourrait en désarçonner plus d'un, mais correspond finalement au cinéma de Tarantino qui, malgré son sens du spectacle, n'a jamais été léger ni superficiel.
[CRITIQUE] Arrêtez-Moi Là, de Gilles Bannier
Prenant et parfois révoltant, le premier film de Gilles Bannier s'émancipe de la piste facile de l'erreur judiciaire pour s'attacher à la chute d'un homme innocent jeté en prison. Entre faits divers et thriller, Arrêtez-Moi Là prend aux tripes en mettant instantanément le spectateur aux cotés de son personnage principal, tandis qu'il endure son calvaire, incarné par un Reda Kateb remarquable et touchant.
[CRITIQUE] Steve Jobs, de Danny Boyle
Danny Boyle dépeint un homme aussi antipathique que fascinant que l'on découvre dans l'ombre et à travers le regard de son entourage, dans un biopic scénique, bavard et entier. Peut-être trop bavard ? Si l'exercice est périlleux, Danny Boyle révèle un Steve Jobs en trois actes parfaitement cadencés et dynamiques, dans lequel on se perd toutefois avec plaisir et admiration.
[CRITIQUE] The Big Short – Le Casse du Siècle, d’Adam McKay
Survolté, bruyant et creux, Adam McKay tente d'expliquer la crise économique de 2008 dans un film épileptique et racoleur. The Big Short - Le Casse du Siècle en met plein la vue grâce à un montage déstructuré et énergique, afin de compenser le sujet très complexe et peu accessible. Si le casting attire, que les… Lire la suite [CRITIQUE] The Big Short – Le Casse du Siècle, d’Adam McKay
[CRITIQUE] Macbeth, de Justin Kurzel
Alors qu'on l'attendait à peine ou plus (depuis le Festival de Cannes), au milieu des gros blockbusters de cette fin d'année, Justin Kurzel débarque avec son adaptation de Macbeth, spectaculaire, puissante et viscérale. De la performance magistrale des acteurs à la photographie et mise en scène sublimes du film, Macbeth est une petite claque ciné qui prend aux tripes et captive de bout en bout. Seul bémol dans tout ça : les dialogues en vieil anglais, repris de la pièce originale et compliqués à suivre en VO ou en VF, en déconcerteront plus d'un et pourtant, le film de Justin Kurzel mérite le détour. Époustouflant.
