[CRITIQUE] Les Frères Sisters, de Jacques Audiard

Le cinéma de Jacques Audiard mêle souvent la violence la plus brute avec des portraits d’une humanité à la fois poignante mais aussi singulière par sa normalité. À travers un western éprouvant, porté par un fratrie de tueurs à gages et une Amérique en pleine ruée vers l’or, Les Frères Sisters impose un récit aussi implacable que magnétique, aussi poussiéreux que lumineux. Dans ce casting étoilé, John C. Reilly se démarque dans ce film de bonhommes, entre introspection et mouvement à suivre pour survivre, tandis que la mise en scène de Jacques Audiard souligne une épopée picturale et audacieuse. Un western classique et brutal, mais surtout un drame profond, étonnant mais aussi très lourd.

[COUP DE CŒUR] BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan, de Spike Lee

Surprenant, féroce mais surtout plein d’humour et d’une ironie percutante, l’excellent BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan signe le retour inattendu de Spike Lee dans le cinéma de genre, à la fois pertinent, piquant et engagé. Sans détour, le film relie les ambitions du Ku Klux Klan des années 70 à l’Amérique de Trump de nos jours, dans le récit d’une histoire vraie et incroyable. Porté par John David Washington (fils de) et Adam Driver, BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan égratine, pardon, balance un coup de pied revendicateur et brutal dans une fourmilière trop occupée à se regarder le nombril pour voir l’histoire se répéter. Tonitruant, provocateur, brillant. Bon retour parmi nous, Spike !

[VIDÉO] Blindspotting : Découvrez la bande-annonce

Encore trois jours pour que la liberté conditionnelle de Collin prenne fin. En attendant de retrouver une vie normale, il travaille comme déménageur avec Miles, son meilleur ami, dans un Oakland en pleine mutation. Mais lorsque Collin est témoin d’une terrible bavure policière, c’est un véritable électrochoc pour le jeune homme. Il n’aura alors plus d’autres choix que de se remettre en question pour prendre un nouveau départ.

Réalisé par Carlos Lopez Estrada
En salles le 3 octobre 2018
Avec Daveed Diggs, Rafael Casal, Janina Gavankar…

[VIDÉO] Les Frères Sisters : Découvrez l’affiche et la bande-annonce

Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Elie, lui, ne rêve que d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l’Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

Réalisé par Jacques Audiard
En salles le 19 septembre 2018
Avec John C. Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed…

[CRITIQUE] Death Wish, d’Eli Roth

Quand il ne sauve pas des vies, Paul Kersey, chirurgien urgentiste, mène une vie de rêve, en famille, dans les beaux quartiers de Chicago… Jusqu’au jour où tout bascule. Sa femme est sauvagement tuée lors d’un cambriolage qui tourne mal… Sa fille de 18 ans est plongée dans le coma. Face à la lenteur de l’enquête, il se lance dans une chasse à l’homme sans merci.

[COUP DE CŒUR] Katie Says Goodbye, de Wayne Roberts

Tranche de vie solaire et poignante, Katie Says Goodbye est d’une beauté bouleversante, entre naïveté et espoirs mis à mal, à travers le parcours d’une jeune femme à l’optimisme aveugle qui se confronte brutalement à une réalité brutale et injuste. Le film de Wayne Roberts touche en plein cœur, par sa sincérité qui évite brillamment le pathos pour offrir de belles émotions, et par son ambiance ensoleillée qui dessine une Amérique loin des cartes postales et douloureusement humaine. La révélation du film c’est surtout Olivia Cooke, qui livre une performance superbe, donnant à son personnage une douceur inattendue et incroyablement attachante.

[CRITIQUE] Hostiles, de Scott Cooper

Pour son nouveau film, Scott Cooper livre un western implacable qui explore avec gravité les recoins sombres de la nature humaine sur fond de guerre, de pertes et de remords. Malgré ses longueurs déstabilisantes, Hostiles est porté par une tension brute, violente et captivante, à travers des paysages sauvages magnifiques et des silences lourds de sens. Déroutant, sombre et entêtant.