[CRITIQUE] Queens, de Lorene Scafaria

Des strip-teaseuses se lient d’amitié et décident de conjuguer leurs talents pour arnaquer et prendre leur revanche sur leurs riches clients de Wall Street. Leur plan fonctionne à merveille, mais argent et vie facile les poussent à prendre de plus en plus de risques…

[CRITIQUE] Gemini Man, d’Ang Lee

7 ans après la formidable Odyssée de Pi, Ang Lee livre un film ambitieux en utilisant le format 120 FPS (120 images par seconde) pour sublimer l’image et rendre la 3D plus fluide. Avec Gemini Man, le réalisateur taïwanais joue avec la technologie mais livre une œuvre en demi-teinte, bien en deçà des récits auxquels il nous avait habitué. Entre manque de rythme et une intrigue prévisible, Gemini Man ne parvient pas à donner le change malgré des effets de rajeunissements bluffants et une réflexion sur l’humanité balbutiante mais intéressante. Petite déception.

[CRITIQUE] Rebelles, d’Allan Mauduit (Sortie DVD et VOD)

Sans boulot ni diplôme, Sandra, ex miss Nord-Pas-de-Calais, revient s’installer chez sa mère à Boulogne-sur-Mer après 15 ans sur la Côte d’Azur. Embauchée à la conserverie locale, elle repousse vigoureusement les avances de son chef et le tue accidentellement. Deux autres filles ont été témoins de la scène. Alors qu’elles s’apprêtent à appeler les secours, les trois ouvrières découvrent un sac plein de billets dans le casier du mort. Une fortune qu’elles décident de se partager. C’est là que leurs ennuis commencent…

Réalisé par Allan Mauduit
Avec Cécile de France, Yolande Moreau, Audrey Lamy…
Sortie en DVD et VOD le 17 juillet 2019
Bonus DVD : Entretien avec Allan Mauduit, Cécile de France, Yolande Moreau et Audrey Lamy

[CRITIQUE] Rocketman, de Dexter Fletcher

Mi-biopic, mi-comédie musicale, Rocketman part à la rencontre d’Elton John, ou plutôt de Reginald Dwight, à travers un film qui retrace le parcours aussi bien artistique que personnel du chanteur. Derrière les apparences flamboyantes, j’ai découvert une histoire poignante où la musique est un véritable outil de narration et non posée là pour réveiller la trame. Porté par un Taron Egerton excellent, le film de Dexter Fletcher permet de (re)découvrir un Elton John sans fard, à travers des détours prévisibles certes mais néanmoins captivants. Fan ou non de la star british, Rocketman est un récit électrisant, étonnamment bouleversant et accessible.

[CRITIQUE] Séduis-Moi Si Tu peux, de Jonathan Levine

Ils ont toutes les différences du monde et pourtant ils sont fait l’un pour l’autre : ceci est le point de départ d’une bonne partie des comédies romantiques depuis la création du concept. Séduis-Moi Si Tu Peux s’en empare à bras le corps en associant deux acteurs ayant chacun un style et un registre bien marqués, la super-glamour et néanmoins glaciale Charlize Theron et le très potache Seth Rogen, dans une comédie plutôt sympathique, assumée et surtout surprenante.

[CRITIQUE] Celle Que Vous Croyez, de Safy Nebbou

Pour épier son amant Ludo, Claire Millaud, 50 ans, crée un faux profil sur les réseaux sociaux et devient Clara une magnifique jeune femme de 24 ans. Alex, l’ami de Ludo, est immédiatement séduit. Claire, prisonnière de son avatar, tombe éperdument amoureuse de lui. Si tout se joue dans le virtuel, les sentiments sont bien réels. Une histoire vertigineuse où réalité et mensonge se confondent.

[CRITIQUE] Vice, d’Adam McKay

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…

[CRITIQUE] Sorry To Bother You, de Boots Riley

Après avoir décroché un boulot de vendeur en télémarketing, Cassius Green bascule dans un univers macabre en découvrant une méthode magique pour gagner beaucoup d’argent. Tandis que sa carrière décolle, ses amis et collègues se mobilisent contre l’exploitation dont ils s’estiment victimes au sein de l’entreprise. Mais Cassius se laisse fasciner par son patron cocaïnomane qui lui propose un salaire au-delà de ses espérances les plus folles…

[COUP DE CŒUR] La Favorite, de Yórgos Lánthimos

Excentrique et subversif, Yórgos Lánthimos s’engage dans la course à l’Oscar avec un face-à-face féroce entre Rachel Weisz et Emma Stone qui s’affrontent pour les faveurs d’une Olivia Colman épatante en reine caractérielle. La Favorite est une fresque historique affûtée, originale et délicieusement tragi-comique, portée par une attention sublime à l’ensemble, à travers des décors et costumes d’une beauté époustouflante. Un peu fou et insolent, Yórgos Lánthimos nous immerge dans un nid de vipères bousculé par les convenances et les manigances en tout genre. Festif et jubilatoire !

[CRITIQUE] My Beautiful Boy, de Felix Van Groeningen

Façonné à travers les mémoires du père et l’expérience d’un fils, My Beautiful Boy retrace la dérive d’une cellule familiale aux apparences solides. Sensible et porté par un casting formidable, le premier film américain de Felix Van Groeningen explore le sentiment d’impuissance sous toutes ses formes, celle d’un père face à l’addiction de son fils et celle de ce dernier face à sa propre addiction. Steve Carrell et Timothée Chalamet sont bouleversants, malgré une forme narrative redondante qui perd peu à peu en intensité.

[CRITIQUE] The Place, de Paolo Genovese

Fascinant, joueur et cruel, le nouveau film choral de Paolo Genovese continue d’explorer avec une justesse un poil vicieuse mais efficace les limites morales de ses personnages, ballottés entre le libre arbitre et leurs actions karmiques. The Place campe entre le bien et le mal, tissant une intrigue psychologique retors sous forme d’un huis-clos oral et original Intéressant, prenant et hautement musical en VO.