The Last Girl - Celle qui a tous les dons est une petite pépite inattendue comme seuls les Britishs ont le secret. Colm McCarthy propose un thriller horrifique novateur, réinventant le film de zombies entre constat amer sur le monde moderne et ambition destructrice pour mieux reconstruire. À la fois violent, touchant et décalé, The Last Girl - Celle qui a tous les dons a surtout celui de rester en tête et d'oser sortir des sentiers battus. Génial !
Étiquette : réalisation
[CRITIQUE] Transformers – The Last Knight, de Michael Bay
Les robots sont de retour et prêts à en découdre dans un cinquième opus. Plus posé mais toujours déterminé à divertir à l'échelle XXL, Michael Bay livre un film bien plus digeste que le précédent et tente d’égrainer une histoire originale entrecoupée d'actions explosives. Le show est au rendez-vous, toujours aussi ahurissant et porté par un ton à la fois assumé et excessif, cependant Transformers - The Last Knight ne parvient pas toujours à trouver le bon équilibre entre le divertissement un minimum crédible et le spectacle à tendance bordélique qui traverse un ensemble encore bancal. Recette éventée ou besoin de renouveau coté réalisation ? La question se pose, malgré des efforts tout de même notables.
[CRITIQUE] Free Fire, de Ben Wheatley
Entre tirs croisés, ambiance rétro et punchlines, Ben Wheatley s'essaye au règlement de comptes déjanté, sur les traces d'une rencontre délirante entre un Snatch de Guy Ritchie et un Reservoir Dogs de Quentin Tarantino. L'exercice de style est intéressant, surtout pour la mise en scène inventive et le casting impeccable (mention spéciale à Armie Hammer, excellent), mais l'ensemble reste finalement vain et peu maîtrisé. Zéro contexte, pas d'intrigue autre que la fusillade, Free Fire est un saut dans le vide sans parachute : frissons garantis au début, puis une chute libre et interminable.
[CRITIQUE] Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, de Guy Ritchie
Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l'épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…
[CRITIQUE] Outsider, de Philippe Falardeau
L'histoire vraie de Chuck Wepner, négociant en alcools du New Jersey, qui a tenu 15 rounds contre le plus grand boxeur de tous les temps, Mohammed Ali, lors du championnat du monde poids lourds en 1975, avant de finalement s'incliner par K.O. technique. Durant les dix années où il a été boxeur, celui que l'on surnommait "Bayonne Bleeder" a eu 8 fois le nez cassé, a connu 14 défaites, deux K.O., un total de 313 points de suture... et a inspiré le personnage de Rocky Balboa dans la franchise au succès planétaire Rocky.
[CRITIQUE] Monsieur & Madame Adelman, de Nicolas Bedos
Comment Sarah et Victor ont-ils fait pour se supporter pendant plus de 45 ans ? Qui était vraiment cette femme énigmatique vivant dans l'ombre de son mari ? Amour et ambition, trahisons et secrets nourrissent cette odyssée d'un couple hors du commun, traversant avec nous petite et grande histoire du dernier siècle.
[COUP DE CŒUR] The Young Lady, de William Oldroyd
Fascinant et troublant, The Young Lady dresse le portrait d'une femme prête à tout par amour dans un film à la beauté saisissante, dans une Angleterre victorienne : aussi rurale et froide, qu'esthétique et protocolaire. William Oldroyd propose l'histoire d'une autre Lady Macbeth, entre passion obsessionnelle et folie dévastatrice, dans une fable maîtrisée et frissonnante.
[CRITIQUE] London House, de David Farr
Pour son premier long-métrage, David Farr se lance dans un thriller glacé, où la curiosité et l'instinct maternel flirtent avec la paranoïa. Sorte de home-invasion psychologique, London House observe le caractère obsessionnel de ses personnages dans un film plutôt captivant, grâce à une ambiance souvent inquiétante et tendue. Malheureusement, le résultat s'avère finalement desservit par un scénario ambitieux mais totalement transparent et cousu de fils blancs qui, malgré un léger suspens salvateur, gâche plusieurs rebondissements, faisant de London House un acte relativement manqué. Dommage.
[COUP DE CŒUR] Miss Sloane, de John Madden
Les films sur la politique et le lobbying, c'est un peu comme les films sur la bourse et Wall Street : c'est compliqué, mais ça a l'air important, et si c'est bien joué avec un twist à la fin, alors pourquoi pas. Miss Sloane repose sur les mêmes rouages et John Madden épice l'ensemble avec une femme de poigne en tête d'affiche, offrant une Jessica Chastain aussi sublime que glaçante, dans un thriller haletant entre magouilles et morales mises à mal. Une lutte de pouvoirs vertigineuse et prenante à ne pas manquer !
[CRITIQUE] Jackie, de Pablo Larraín
Arrivé à point nommé pour les Oscars, le biopic de Pablo Larraín se penche sur une icône américaine vu sous un angle inédit et portée par une performance formidable de Natalie Portman. Si la réalisation est soignée, oscillant entre la touche historique et l'élégance digne et intemporelle de son personnage charismatique, Jackie manque souvent de dynamisme et laisse surtout un sentiment d'inachevé. J'aurai aimé en savoir plus sur Jacqueline que sur la veuve Kennedy finalement.
[CRITIQUE] Moonlight, de Barry Jenkins
Douloureusement juste et incroyablement sensible, Moonlight offre un parcours percutant en trois chapitres. Entre frustration et pudeur, Barry Jenkins trouve la bonne approche pour raconter l'évolution de son personnage en plein quête d'identité et repères, à travers un traitement aux non-dits explicites et subtils. Moonlight ose la différence dans la réalisation et le ton, déroute en évitant les clichés et les étiquettes, mais reste un petit bijou à l'état brut : imparfait et superbe à la fois.
[CRITIQUE] xXx: Reactivated, de D.J. Caruso
Xander Cage est de retour avec le troisième volet d'une saga aux allures de blockuster qui ressuscite difficilement. xXx: Reactivated a des faux airs de Fast and Furious et pour cause : Vin Diesel joue les action-heroes des temps modernes dans une explosion d'action survoltée et over-the-top où second degré rime avec exagération assumée. Seulement voilà, à la barre, D.J. Caruso a bien du mal à suivre et livre un gloubiboulga illisible qui, surtout en 3D, devient rapidement instable et brouillon. Impossible de profiter de ce xXx: Reactivated plein de frime, car même en appréciant ce genre de film, toutes les scènes d'action sont un ensemble bordélique de plans entremêlés et montés à la hache. Retour mitigé pour Xander Cage : si Vin Diesel est relativement bon dans ce registre, ce n'est pas le cas coté réalisateur.
