Drame

[CRITIQUE] Fences, de Denzel Washington

Entre désillusions et révolution, Fences observe les répercussions et les actes d'un père de famille sur son entourage. Denzel Washington érafle l'image patriarcale à travers un personnage complexe, reflétant une Amérique en plein changement mais ancrée dans ses convictions, mais si l'histoire est globalement intéressante... le rythme frôle l'indigestion. En adaptant la pièce de théâtre au cinéma, Denzel Washington conserve les mêmes codes, ce qui crée un film un poil désarticulé et difficile à cerner, malgré les performances impeccables de l'ensemble du casting, dont une Viola Davis grandiose.

Drame

[CRITIQUE] Moonlight, de Barry Jenkins

Douloureusement juste et incroyablement sensible, Moonlight offre un parcours percutant en trois chapitres. Entre frustration et pudeur, Barry Jenkins trouve la bonne approche pour raconter l'évolution de son personnage en plein quête d'identité et repères, à travers un traitement aux non-dits explicites et subtils. Moonlight ose la différence dans la réalisation et le ton, déroute en évitant les clichés et les étiquettes, mais reste un petit bijou à l'état brut : imparfait et superbe à la fois.

Séries TV

[SÉRIE TV] Insecure : mon petit coup de cœur de la rentrée

Créée par Larry Wilmore, Issa Rae Avec Issa Rae, Jay Ellis, Yvonne Orgi, Y'lan Noel... Genre : comédie Le pitch : Les expériences quotidiennes savoureuses et parfois surréalistes d'une Afro-Américaine à l'aube de la trentaine et de sa meilleure amie délurée...

Comédie

[CRITIQUE] Papa ou Maman 2, de Martin Bourboulon

Les parents indignes de Martin Bourboulon sont de retour et prêts à en découdre... pour le meilleur ou pour le pire ? Moins audacieux et plus sage, Papa Ou Maman 2 n'a pas l'impertinence ni la fraîcheur du premier film, mais reste toute de même une comédie drôle et décomplexée. Si Martin Bourboulon multiplie les personnages et les gags, c'est surtout le duo Laurent Lafitte et Marina Foïs qui est, encore une fois, un vrai régal.

Animation

[CRITIQUE] Sausage Party, de Conrad Vernon et Greg Tiernan

Une petite saucisse s'embarque dans une dangereuse quête pour découvrir les origines de son existence...

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Ouija : Les Origines, de Mike Flanagan

Mieux écrit et moins superficiel que le premier opus, Ouija : Les Origines tente de s'inscrire comme un film plus mature et plus noir. Si l'intrigue est sympathique et les personnages intéressants, le film de Mike Flanagan a au moins le mérite de faire passer un bon moment, grâce à une approche décalée et certes un peu clownesque parfois des codes de l'horreur, sans pour autant réussir à faire frissonner ne serait-ce qu'une fois. Dommage.

Biopic, Drame

[CRITIQUE] Free State Of Jones, de Gary Ross

Pour son nouveau film, Gary Ross nous plonge dans les dessous peu connus de la Guerre de Sécession, à travers un drame à la fois éprouvant et intense. Oui, mais voilà, le mot qui pourrait résumer Free State Of Jones est « trop » : trop d’Histoire, trop de sujets, trop de clichés, trop long, trop d'emphase, trop de flashforwards, trop de dates à retenir et d'annotations à lire... Malgré un ensemble plutôt engageant, entre un casting excellent et une mise en scène superbe (encore une photographie aussi brute que magnifique), Gary Ross livre un film très américain et retrace une période noire (sans jeu de mot :D) de l’Histoire américaine déjà vue trop souvent, remuant les mêmes intrigues sur lesquelles il s'attarde tellement que la véritable évolution des personnages passent finalement à la trappe. Le drame humain est remplacé par les faits historiques, et c'est dommage car en dehors de l’omniprésence de Newton Knight, il est difficile de savoir qui il était vraiment

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Dans Le Noir, de David F. Sandberg

Propulsé en grande pompe sur nos écrans grâce au succès du dernier film de James Wan, Conjuring 2 - Le Cas Enfield, Dans Le Noir joue dans la cour des grands. Cependant, James Wan n'est pas derrière la caméra et c'est David F. Sandberg qui réalise ce très court film d'épouvante. Si l'ensemble est ambitieux… Lire la suite [CRITIQUE] Dans Le Noir, de David F. Sandberg

Autour du blog

[BLABLA] Petit guide pour une expérience ciné réussie

L'incivilité au cinéma touche tout le monde : nous avons tous été face à des exemples qui nous ont fait regretter le déplacement. Parfois, si les gens optent pour la VOD ou autres voies plus ou moins légales, ce n'est pas seulement à cause du prix du billet (entre 11 et 12 euros à Paris), c'est aussi pour éviter certaines personnes qui se croient à la maison. Alors voici un petit guide pratique pour cinéphile de tout poil et pour un monde meilleur. Bonne lecture.

Comédie

[CRITIQUE] Hors Contrôle, de Jake Szymanski

Dave et Mike, frères et rois de la fête, sont mis sous pression par leur entourage qui leur réclame de se ranger. Grâce à une annonce en ligne, ils trouvent deux femmes parfaites pour les accompagner au mariage de leur sœur à Hawaï, mais les deux garçons se retrouvent complètement dépassés par ce duo qui s’avère en réalité encore plus incontrôlable qu’eux.

Super héros

[SPOILERS] Captain America – Civil War : Retour sur le film

ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM. Abandonnez la lecture de cet article tant qu’il en est encore temps. Surtout si vous êtes fan de… Non ! Vous en avez trop lu, partez. Pour ma critique sans spoiler du film, c’est par ici. Pour ceux qui ont déjà… Lire la suite [SPOILERS] Captain America – Civil War : Retour sur le film

Western

[CRITIQUE] Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino

Le nouveau film de Quentin Tarantino est long. Très long. Mais c'est aussi une des meilleures histoires qu'il nous a offert depuis quelques temps. Avec Les Huit Salopards, le réalisateur livre un film certes moins graphique et sanglant que les précédents, mais renoue avec son écriture déjantée en créant des personnages savoureux aux dialogues incisifs, enfermés dans un huis-clos théâtral, captivant et tendu. Western fringant et véritable portrait d'une Amérique dérangeante à l'acide, Les Huit Salopards est étonnamment noir et grave, ce qui pourrait en désarçonner plus d'un, mais correspond finalement au cinéma de Tarantino qui, malgré son sens du spectacle, n'a jamais été léger ni superficiel.