Thriller

[CRITIQUE] London House, de David Farr

Pour son premier long-métrage, David Farr se lance dans un thriller glacé, où la curiosité et l'instinct maternel flirtent avec la paranoïa. Sorte de home-invasion psychologique, London House observe le caractère obsessionnel de ses personnages dans un film plutôt captivant, grâce à une ambiance souvent inquiétante et tendue. Malheureusement, le résultat s'avère finalement desservit par un scénario ambitieux mais totalement transparent et cousu de fils blancs qui, malgré un léger suspens salvateur, gâche plusieurs rebondissements, faisant de London House un acte relativement manqué. Dommage.

Action

[CRITIQUE] John Wick 2, de Chad Stahelski

Chad Stahelski et Keanu Reeves sont de retour pour John Wick 2, avec une suite de la même trampe que le premier opus, voire mieux. Fun et plus costaud, John Wick 2 ravira les amateurs du genre car il conserve sa tonalité sombre et violente, mêlant vengeance et nerf à vif dans un film d'action millimétrée. Cascades et combats saisissants sont au rendez-vous, accentuant l'excellent travail de mise en scène et la chorégraphie des affrontements qui permettent d'être aux premières loges à chaque instant, grâce à un POV immersif et nerveux. Bref, Chad Stahelski signe une suite réussie : noire, violente mais décomplexée et assumée. Génial !

Animation

[CRITIQUE] Lego Batman – le film, de Chris McKay

Il en rêvait depuis La Grande Aventure Lego : Batman est enfin le héros de son propre film ! Mais la situation a bien changé à Gotham – et s'il veut sauver la ville des griffes du Joker, il lui faudra arrêter de jouer au justicier masqué et découvrir le travail d'équipe ! Peut-être pourra-t-il alors se décoincer un peu…

Thriller

[CRITIQUE] A Cure For Life, de Gore Verbinski

Tourmenté et envoûtant, A Cure For Life tisse un thriller captivant, à mi-chemin entre la réalité et le cauchemar. Malgré pas mal de faiblesses de rythme, Gore Verbinski tisse une intrigue troublante, portée par une photographie spectrale qui vient asseoir une ambiance à la fois nerveuse, curieuse et étrangement repoussante. Voulez-vous vraiment connaître la vérité derrière la cure ?

Thriller

[CRITIQUE] Dans La Forêt, de Gilles Marchand

Si Gilles Marchand parvient à entretenir une ambiance mystérieuse et oppressante, c'est probablement le seul véritable atout du film... néanmoins pas suffisant. Dans La Forêt s'éternise autour de la relation inquiétante entre un père étrange et ses fils, au détour d'une balade qui va réveiller des frayeurs tapies dans l'ombre. Contemplatif, le film repose sur des pointes de frissons répétitives mais ne semble proposer aucune direction, comme si Gilles Marchand espérait qu'en restant évasif, le public comblerait les trous de lui-même. Personnellement, je ne suis pas emballée.

Aventure, Sci-fi

[CRITIQUE] Seuls, de David Moreau

Pari ambitieux, Seuls relève un sacré défi en proposant un film de science-fiction adolescent, taillé pour plaire aux plus jeunes et aux amateurs de sagas "young adults". David Moreau parvient à entretenir un mystère prenant, dans un huis-clos à ciel ouvert qui doit beaucoup à son univers inconnu et angoissant. Cependant, si les lecteurs de la BD auront du mal à reconnaître l'œuvre de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann, Seuls a finalement du mal à convaincre jusqu'au bout, à cause de son casting novice et de sa mise en scène hâtive qui gâche le grand final.

Action

[CRITIQUE] xXx: Reactivated, de D.J. Caruso

Xander Cage est de retour avec le troisième volet d'une saga aux allures de blockuster qui ressuscite difficilement. xXx: Reactivated a des faux airs de Fast and Furious et pour cause : Vin Diesel joue les action-heroes des temps modernes dans une explosion d'action survoltée et over-the-top où second degré rime avec exagération assumée. Seulement voilà, à la barre, D.J. Caruso a bien du mal à suivre et livre un gloubiboulga illisible qui, surtout en 3D, devient rapidement instable et brouillon. Impossible de profiter de ce xXx: Reactivated plein de frime, car même en appréciant ce genre de film, toutes les scènes d'action sont un ensemble bordélique de plans entremêlés et montés à la hache. Retour mitigé pour Xander Cage : si Vin Diesel est relativement bon dans ce registre, ce n'est pas le cas coté réalisateur.

Action, Aventure, Sci-fi

[CRITIQUE] La Grande Muraille, de Zhang Yimou

De la fresque rutilante au film d'action moyen, il n'y a finalement qu'un pas. Alors que j'espérais une épopée dans la lignée des précédents opus de Zhang Yimou, j'ai découvert un film à la promesse étouffée dans une production américaine sans finesse, quitte à annihiler toute ambition de genre et frôler le nanar. La Grande Muraille fait l'effet d'un soufflé, s'il n'est pas entièrement une catastrophe, ce film restera très certainement anecdotique.

Comédie, Drame

[CRITIQUE] Paterson, de Jim Jarmusch

Paterson vit à Paterson, New Jersey, cette ville des poètes, de William Carlos Williams à Allen Ginsberg, aujourd’hui en décrépitude. Chauffeur de bus d’une trentaine d’années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas…

Aventure, Drame, Sci-fi

[COUP DE CŒUR] Quelques Minutes Après Minuit, de Juan Antonio Bayona

Bouleversant et enchanteur, le nouveau film de Juan Antonio Bayona est une aventure fantastique dans l'imaginaire d'un enfant confronté à un drame terrible. Quelques Minutes Après Minuit compose un univers extraordinaire, j'ai beaucoup aimé l'ambiance et le style très visuel et graphique, transformant ce film en un conte palpable, vivant et immersif. Sur les traces de Spielberg et de Del Toro, Juan Antonio Bayona est tout simplement magique et, en même temps, terriblement douloureux.

Thriller

[CRITIQUE] Oppression, de Farren Blackburn

Le pitch : Depuis le décès de son époux, Mary, pédopsychiatre, vit seule avec son beau-fils dans un chalet isolé de la Nouvelle-Angleterre. À l’approche d’une violente tempête de neige, Tom, l’un de ses jeunes patients, est porté disparu. Mary, tout à coup sujette à des hallucinations et prise de paranoïa, est bien décidée à retrouver le jeune garçon avant qu’il ne disparaisse à jamais.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Ouija : Les Origines, de Mike Flanagan

Mieux écrit et moins superficiel que le premier opus, Ouija : Les Origines tente de s'inscrire comme un film plus mature et plus noir. Si l'intrigue est sympathique et les personnages intéressants, le film de Mike Flanagan a au moins le mérite de faire passer un bon moment, grâce à une approche décalée et certes un peu clownesque parfois des codes de l'horreur, sans pour autant réussir à faire frissonner ne serait-ce qu'une fois. Dommage.