Thriller

[CRITIQUE] La Femme à la Fenêtre, de Joe Wright

À New York, le docteur Anna Fox est une psychologue pour enfants. Agoraphobe, elle ne sort jamais de chez elle. Lorsque la famille Russell emménage, elle se met à les espionner. Elle va alors être témoin d'un crime. Réalisé par Joe Wright Avec Amy Adams, Gary Oldman, Wyatt Russell, Brian Tyree Henry, Julianne Moore, Jennifer Jason Leigh... Disponible sur Netflix

Action, Super héros

[CRITIQUE] Hellboy, de Neil Marshall

Hellboy ou la promesse ratée d'une série Z qui s'annonçait comme fun. Malgré une volonté de s'éloigner de la version de Guillermo Del Toro en proposant un divertissement plus outrancier et gore à souhait, le film de Neil Marshall se perd et pêche par un scénario d'une maladresse consternante qui rend l'expérience ô combien pénible et frustrante. Des enjeux confus, des personnages survolés et trop nombreux, aucun sens du rythme, structure narrative ratée... On enchaîne les événements en attendant que ça se termine enfin. Pas de vrais morceaux de bravoure, malgré des tentatives de plans séquences d'action qui nous permettent d'apprécier les limites budgétaires du film. Rien à sauver.

Drame, Sci-fi

[CRITIQUE] Glass, de M. Night Shyamalan

Dès Split, M. Night Shyamalan avait initié un lien vers Incassable, un de ses premiers succès en 2000. Si la surprise avait ravi les fans du premier film, Glass restait assez flou quant à la tournure qu’allait prendre les événements. À l’arrivée, M. Night Shyamalan déçoit en renouant avec ses vieux travers : installations laborieuses, trame nébuleuse et mystification inutile, Glass passe non seulement à côté du potentiel de ses trois personnages phares mais également à côté d'un point de vue original en prenant la mode super-héroïque à contre-sens. L'ensemble vire rapidement au sens intérêt et le fait de teaser un opération plus vaste pour appâter le chaland et vendre un prochain film rend Glass encore plus vain. Dommage.

Aventure, Comédie, Sci-fi

[CRITIQUE] Un Raccourci Dans Le Temps, d’Ava DuVernay

Les films Disney sont généralement synonymes d'émerveillement, de magie, de messages fédérateurs et bienveillants, portés par des personnages jeunes et adultes pour offrir un moment d'évasion. Le film d'Ava DuVernay tente de cocher les cases avec application mais malheureusement, Un Raccourci Dans Le Temps rate le coche et offre un condensé mal équilibré entre un visuel joli bien que trop fantaisiste et une poignée de personnages peu attachants. Derrière une intrigue bricolée à la hâte...

Drame

[CRITIQUE] Le Musée des Merveilles, de Todd Haynes

Original et agréablement rétro, Le Musée des Merveilles propose un exercice de style délicat inspiré par les films muets et musicaux à travers le temps. Todd Haynes se balade entre les époques, avec une naïveté douceâtre mais finalement peu vivace, tandis que la bande-originale pèse sur un ensemble engourdi au lieu de l'élever. Malgré une prise de risque intéressante, Le Musée des Merveilles endort avec son trop-plein de tendresse qui finit par se tiédir au fur et à mesure que le film s'étire vers l’ennui. Dommage.

Drame

[CRITIQUE] Song To Song, de Terrence Malick

Une histoire d'amour moderne, sur la scène musicale d'Austin au Texas, deux couples - d'un côté Faye et le chanteur BV, et de l'autre un magnat de l'industrie musicale et une serveuse - voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock'n'roll fait de séduction et de trahison.

Thriller

[CRITIQUE] Dans La Forêt, de Gilles Marchand

Si Gilles Marchand parvient à entretenir une ambiance mystérieuse et oppressante, c'est probablement le seul véritable atout du film... néanmoins pas suffisant. Dans La Forêt s'éternise autour de la relation inquiétante entre un père étrange et ses fils, au détour d'une balade qui va réveiller des frayeurs tapies dans l'ombre. Contemplatif, le film repose sur des pointes de frissons répétitives mais ne semble proposer aucune direction, comme si Gilles Marchand espérait qu'en restant évasif, le public comblerait les trous de lui-même. Personnellement, je ne suis pas emballée.

Sci-fi

[CRITIQUE] Passengers, de Morten Tyldum

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

Thriller

[CRITIQUE] Le Grand Jeu, de Nicolas Pariser

Si Nicolas Pariser est un habitué des sujets politiques qu'il a exploré dans des précédents courts-métrages, son premier long est un pari ambitieux puisque son sujet, a priori favori, côtoie le monde de la littérature. Alors que la première partie laisse planer un mystère plutôt entraînant, Le Grand Jeu finit par flotter autour d'une romance un peu grise, perdue dans un univers politique et littéraire apathique et parfois trop pompeux.

Thriller

Avant d’aller dormir : Soporifique

Amorphe et bien trop long, Avant D'Aller Dormir est un thriller ronflant qui ne fait qu'étirer une intrigue inutilement au lieu d'y répondre. Rowan Joffe a bien du mal à adapter ce roman à l'histoire originale, tant le film manque cruellement de rythme et ne fait que contempler une Nicole Kidman, certes convaincante, en avançant à pas de mouche. Malgré un twist final revigorant, Avant D'Aller Dormir est marqué par un dernier tiers inutilement violent, sans jamais parvenir à réveiller un ensemble endormi. Dommage.

Biopic, Drame

Yves Saint Laurent : Classe, élégant, barbant…

Lorsque Jalil Lespert s'attaque à une grande icône de la mode française, cela donne un biopic d'une classe folle, teinté de respect et d'élégance. Cependant, Yves Saint Laurent ne parvient pas à tenir sur la longueur car le film ne fait que survoler la vie tumultueuse du créateur pour ne s'attarder que sur ses excès et ses dérapages de manière observatrice. Malgré la performance époustouflante de Pierre Niney et un ensemble prestigieux, Yves Saint Laurent se révèle plutôt ennuyeux et un brin poussiéreux.

Biopic

Lincoln : un biopic conformiste et fastidieux

Comme toujours, le nouveau Steven Spielberg est toujours très attendu et encore plus lorsqu’il sort de sa zone de confort. Ajoutons à cela les 12 nominations reçues aux Oscars 2013 et tout cela fait de Lincoln un des films les plus prometteurs de ce début d’année. Oui mais voilà, en s’attaquant à l’adaptation des derniers mois de la vie de ce légendaire Président, on était en droit de s’attendre à un mélange savant entre conspirations politiques et retranscription innovante de la guerre de Sécession qui faisait rage à ce moment là. Malheureusement pour nous les Frenchies, Spielberg a préféré s’attarder sur les longs (très longs) échanges politico-sociaux entre Lincoln et ses pairs, pour transformer son œuvre en un biopic conformiste au traitement romancé et nébuleux ayant des allures de documentaire… Dommage, car le film se distingue largement par sa réalisation fluide et maîtrisée, ainsi que par une photographie léchée et sophistiquée, qui confère à Lincoln une classe et une élégance indiscutable et universelle.