L'année super héroïque démarre bien avec un Deadpool survolté et hilarant qui vient remettre les pendules à l'heure. Très attendu, le film de Tim Miller tient ses promesses en proposant une origin story classique de l'anti-super-héros le plus timbré de Marvel, dans une comédie d'action déjantée, osée et drôle qui me réconcilie même avec un… Lire la suite [CRITIQUE] Deadpool, de Tim Miller
Catégorie : Films
[CRITIQUE] Free Love, de Peter Sollett
Au-delà de son engagement politique, Free Love est surtout un drame bouleversant, qui malgré son traitement prévisible, respire l'amour et le courage. Porté par un casting formidable, le film de Peter Sollett s'émancipe du drame pour transposer un récit solaire dans un contexte à la fois douloureux et nécessaire. Un beau film pour une belle cause.
[CRITIQUE] Dirty Papy, de Dan Mazer
Potache, parfois trashouille, mais surtout déjanté, Dirty Papy est une comédie qui aurait pu être réussie mais qui finit par poser un problème (moral). Si le film de Dan Mazer est une avalanche de gags étirés à l'extrême, frôlant joyeusement avec la lourdeur, tandis que l'ambiance décalée et le délire survolté du film luttent pour l'emporter. Non, vraiment, le seul problème, c'est de voir Robert de Niro tomber aussi bas. Entre désinvolture et indifférence, il n'y qu'un pas que l'acteur franchit les yeux fermés. Les ados aimeront l'esprit over-the-top du film,... les autres auront bien du mal à avaler la pilule.
[CRITIQUE] Spotlight, de Tom McCarthy
Éprouvant, le film de Tom McCarthy se penche sur une histoire choquante qui a ébranlé les États-Unis peut après les attentas du 11-septembre. Spotlight met la lumière sur des journalistes de l'ombre qui ont dénoncé des actes horribles et couverts par l'Église, animés par une soif de justice et l'horreur des faits qu'ils découvrent. Nécessaire, mais parfois un peu long, le film s'étend sur une enquête surprenante mais qui manque un peu de relief, faisant l'effet d'un thriller prometteur, certes, mais dont on connait déjà la réponse.
[CRITIQUE] The Boy, de William Brent Bell
Annoncé comme le successeur du film Annabelle de John R. Leonetti, The Boy sait créer la surprise. Grâce à une ambiance angoissante au mystère entretenu, le film de William Brent Bell nous enferme dans une intrigue où les apparences sont trompeuses. Entre paranormal et suspens, The Boy est plutôt soigné et convaincant, jouant avec les codes classiques des films d'épouvante récents pour mieux nous prendre au piège. Même si l'ensemble est loin d'être flippant, on se laisse facilement duper par ce tête-à-tête oppressant avec cette étrange poupée. Et si la vérité était ailleurs ?
[CRITIQUE] Paris-Willouby, de Quentin Reynaud et Arthur Delaire
Charmant, Paris-Willouby est un road movie familial, proposant une famille moderne et recomposée qui va devoir faire cohabiter leurs différences dans un monospace en parcourant les routes de France. Les réalisateurs Quentin Reynaud et Arthur Delaire livre au comédie pas mal calquée sur le film américain Little Miss Sunshine, dans une version frenchy pas aussi brillante mais tout de même attachante et sympathique, malgré une histoire parfois trop survolée et expédiée.
[CRITIQUE] Carol, de Todd Haynes
Encensé par la critique américaine et porté par deux actrices talentueuses, Carol semblait réunir tous les critères pour être un de ses films sensibles et envoûtants narrant l'histoire d'un couple homosexuel dans une époque conformiste. À l'arrivée, le film de Todd Haynes propose bien plus ce que cela, mais finit tout de même par décevoir tant il manque cruellement d'émotion. Taillé pour les Oscars, Carol mise tant sur les deux stars du film qu'il oublie finalement de parler d'amour ou d'exprimer une quelconque passion, faisant de l'ensemble un film longuet, beau et... comment dire... ennuyeux. Dommage.
[CRITIQUE] Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino
Le nouveau film de Quentin Tarantino est long. Très long. Mais c'est aussi une des meilleures histoires qu'il nous a offert depuis quelques temps. Avec Les Huit Salopards, le réalisateur livre un film certes moins graphique et sanglant que les précédents, mais renoue avec son écriture déjantée en créant des personnages savoureux aux dialogues incisifs, enfermés dans un huis-clos théâtral, captivant et tendu. Western fringant et véritable portrait d'une Amérique dérangeante à l'acide, Les Huit Salopards est étonnamment noir et grave, ce qui pourrait en désarçonner plus d'un, mais correspond finalement au cinéma de Tarantino qui, malgré son sens du spectacle, n'a jamais été léger ni superficiel.
[CRITIQUE] Legend, de Brian Helgeland
Vous savez ce qu'on ressent lorsqu'on voit un de ses acteurs favoris se perdre dans un mauvais film ? De la profonde tristesse. Quand Tom Hardy tient un premier (double) rôle, sa performance est noyée dans un film plat et sans saveur. Le film de Brian Helgeland part dans tous les sens, le scénario est clairement mal écrit et la mise en scène pèche tout du long, si bien qu'on finit par se demander en quoi les frères Kray étaient des Legend au final. Dommage.
[COUP DE CŒUR] Creed : L’Héritage de Rocky Balboa, de Ryan Coogler
Énorme, puissant et violent, Creed : L'Héritage de Rocky Balboa est un vrai film de boxe et une surprise à tous les niveaux. Ryan Coogler frôle la perfection, de l'ambiance nerveuse à la mise en scène maîtrisée, pour livrer un film haletant, jubilatoire et incroyablement réussi. Digne héritier de la saga Rocky et point de… Lire la suite [COUP DE CŒUR] Creed : L’Héritage de Rocky Balboa, de Ryan Coogler
[CRITIQUE] Bang Gang (Une Histoire d’Amour Moderne), d’Eva Husson
Choquant, curieux et souvent indécent, Bang Gang (Une Histoire d'Amour Moderne) cristallise un phénomène de société tabou, la sexualité adolescente où l'innocence flirte avec l'inconscience dans un drame à la fois captivant et irrévérencieux. Eva Husson alterne le chaud et le froid, tandis que la fraîcheur du casting et la beauté de l'image contraste avec une histoire bien sombre et pourtant révélatrice d'une génération sans limite où l'intime n'existe plus et les conséquences ne sont qu'une simple formalité. Révoltant, cru, fâcheusement réaliste, Bang Gang (Une Histoire d'Amour Moderne) ébranle, choque et remue, mais ne laissera certainement pas indifférent.
[CRITIQUE] Arrête Ton Cinéma, de Diane Kurys
Pour son nouveau film, Diane Kurys adapte le dernier roman de Sylvie Testud en une comédie piquante où le ridicule et l'exagération règnent en maître dans un monde souvent fantasmé : le cinéma. Arrête Ton Cinéma a des allures de parcours initiatique à contre-sens, alignant tous les mauvais choix d'une jeune réalisatrice et ses conséquences. Entre auto-dérision et soumission, le film est surtout rattrapé par le duo Josiane Balasko / Zabou Breitman en méchantes castratrices et déjantées.
