Après une première sortie en 2004 (en France), le premier succès de Bong Joon-ho ressort dans une version remastérisée en 4K. L'occasion de (re)découvrir Memories of Murder, un triller troublant, modelé par des mœurs coréennes archaïques et des policiers dépassés par une enquête sordide. Accessible à la manière d'un Fincher (on reconnait les influences) et pourtant curieux, Memories of Murder déroute autant qu'il fascine. À voir, au moins une fois.
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[CRITIQUE] Transformers – The Last Knight, de Michael Bay
Les robots sont de retour et prêts à en découdre dans un cinquième opus. Plus posé mais toujours déterminé à divertir à l'échelle XXL, Michael Bay livre un film bien plus digeste que le précédent et tente d’égrainer une histoire originale entrecoupée d'actions explosives. Le show est au rendez-vous, toujours aussi ahurissant et porté par un ton à la fois assumé et excessif, cependant Transformers - The Last Knight ne parvient pas toujours à trouver le bon équilibre entre le divertissement un minimum crédible et le spectacle à tendance bordélique qui traverse un ensemble encore bancal. Recette éventée ou besoin de renouveau coté réalisation ? La question se pose, malgré des efforts tout de même notables.
[CRITIQUE] Marie-Francine, de Valérie Lemercier
Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...
[CRITIQUE] Everything, Everything, de Stella Meghie
Jolie fable estivale et adolescente, Everything, Everything propose une histoire d'amour aux ficelles classiques, mais agréable et parfaitement calibrée pour le public visé. Stella Meghie fait un mélange de musique moderne, de personnages clichés et de décors à la fois uniformes, confortable et dépaysant, le tout vise suffisamment large pour ne laisser personne sur le carreau. Le seul problème, c'est que Everything, Everything fleure bon le réchauffé et le calibrage est bien trop adolescent et naïf pour être réellement appréciable... si on a passé l'âge. N'est pas Nos Étoiles Contraires qui veut ! Saluons au passage qu'il s'agit d'un film tout public qui met en avant un couple mixte. C'est peut-être un détail pour vous, mais... 😉
[CRITIQUE] It Comes At Night, de Trey Edward Shults
Prenant et mystérieux, Trey Edward Shults signe un film noir et étouffant, hanté par un monde désolé et des personnages livrés à eux-même, qui parvient à créer une atmosphère suffisamment insidieuse et inquiétante pour intéresser. Pourtant, It Comes At Night méritait mieux que le traitement horrifique qui lui est réservé, car en voulant jouer la carte du mystère et épicer la trame avec des tentatives de frissons transparents et inutiles, le résultat botte en touche et passe à coté d'une histoire au potentiel inexploité. Dommage, car le casting est très bon et la mise en scène est judicieuse et bien fichue.
[CRITIQUE] Ce Qui Nous Lie, de Cédric Klapisch
Le pitch : Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.
[CRITIQUE] Free Fire, de Ben Wheatley
Entre tirs croisés, ambiance rétro et punchlines, Ben Wheatley s'essaye au règlement de comptes déjanté, sur les traces d'une rencontre délirante entre un Snatch de Guy Ritchie et un Reservoir Dogs de Quentin Tarantino. L'exercice de style est intéressant, surtout pour la mise en scène inventive et le casting impeccable (mention spéciale à Armie Hammer, excellent), mais l'ensemble reste finalement vain et peu maîtrisé. Zéro contexte, pas d'intrigue autre que la fusillade, Free Fire est un saut dans le vide sans parachute : frissons garantis au début, puis une chute libre et interminable.
[CRITIQUE] Brimstone, de Martin Koolhoven
Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille. Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…
[COUP DE CŒUR] Wonder Woman, de Patty Jenkins
Très attendue, la première adaptation cinématographie que Wonder Woman débarque enfin, porteuse de nombreux enjeux et espoirs. Autant dire que le film de Patty Jenkins est une superbe réussite tant le film parvient à allier le coté spectaculaire du genre super-héroïque tout en le conjuguant au féminin, sans rendre son personnage principale cruche ou fragile. Patty Jenkins livre une origin story solide, qui n'a rien à envier à Batman ou autre Superman : badass, boosté par de l'action à couper le souffle et une photographie ambitieuse. Wonder Woman est-il le meilleur film du DC Extended Universe ? C'est très probable !
[CRITIQUE] The Jane Doe Identity, de André Øvredal
Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium...
#ExpoDCParis : Découvrez « L’Art de DC – L’aube des Super-Héros » au Musée Art Ludique (Paris)
Petite visite à l'exposition "L'Art de DC" au Musée Art Ludique (Paris) consacrée à la Trinité DC et leurs univers, de leur apparition dans les comics à leurs adaptations au cinéma. Planches originales, concepts art, costumes... Très belle expo à ne pas manquer !
[CRITIQUE] Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar, de Joachim Rønning et Espen Sandberg
Le fameux Capitaine Jack Sparrow et son escouade de pirates revanchards sont de retour pour une cinquième aventure Pirates des Caraïbes. Piloté par deux réalisateurs, Joachim Rønning et Espen Sandberg, ce nouvel opus répond aux attentes de la saga, portés par ses personnages atypiques et son effervescence disney-like. Pourtant, si Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar propose une noirceur nouvelle et intéressante à travers le personnage de Salazar (Javier Bardem), la saga semble boucler la boucle avec un film attendu, à l'installation très bavarde et au charme plus nostalgique que novateur. Si les retrouvailles sont efficaces, le film de Joachim Rønning et Espen Sandberg divisera les fans de la première heure et les petits veinards qui découvriront la saga avec cet opus.
