Comédie

[CRITIQUE] Ocean’s 8, de Gary Ross

Après Steven Soderbergh, c'est Gary Ross qui propose la relève de la saga Ocean. À peine rehaussé par un casting (et des caméos) alléchant, Ocean's 8 propose un spin-off féminisé à outrance, baignant dans le luxe, la mode et les bijoux pour bien souligner le changement de sexe de ses personnages, et manque surtout d'originalité de d'imagination. Déjà vu, prévisible et surtout caricatural, Gary Ross aura beau changer les joueurs, il semblerait que l'ère des films de braquages est bel et bien révolue.

Drame

[CRITIQUE] La Fête des Mères, de Marie-Castille Mention-Schaar

Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir ... Fils ou fille, nous restons quoiqu'il arrive leur enfant avec l'envie qu'elles nous lâchent et la peur qu'elles nous quittent. Et puis nous devenons maman ... et ça va être notre fête !

Drame

[CRITIQUE] Si Tu Voyais Son Cœur, de Joan Chemla (Sortie DVD et VOD)

Suite à la mort accidentelle de son meilleur ami, Daniel échoue à l’hôtel Métropole, un refuge pour les exclus et les âmes perdues. Rongé par la culpabilité, il sombre peu à peu dans la violence qui l'entoure. Sa rencontre avec Francine va éclairer son existence. Réalisé par Joan Chemla Avec Gael García Bernal, Marine Vacth, Nahuel Perez Biscayart… Sortie en DVD et VOD : le 15 mai Bonus DVD : 3 court-métrage de Joan Chemla (Mauvaise Route, Dr Nazi et L'homme à la Cervelle d'Or)

Comédie, Drame

[CRITIQUE] Manhattan Stories, de Dustin Guy Defa

Méli-mélo de récits new-yorkais, Manhattan Stories s'étale péniblement à travers des tranches de vie d'une banalité informe. Dustin Guy Defa est au four et au moulin, agitant des trames inintéressantes qui s'éternisent autour de personnages peu attachants et névrotiques. Si d'autres parviennent à sublimer le quotidien dans une belle simplicité, Manhattan Stories réussit à transformer la Grosse Pomme en un tableau vieillot et austère. Chapeau ? Non merci.

Aventure, Comédie, Sci-fi

[CRITIQUE] Un Raccourci Dans Le Temps, d’Ava DuVernay

Les films Disney sont généralement synonymes d'émerveillement, de magie, de messages fédérateurs et bienveillants, portés par des personnages jeunes et adultes pour offrir un moment d'évasion. Le film d'Ava DuVernay tente de cocher les cases avec application mais malheureusement, Un Raccourci Dans Le Temps rate le coche et offre un condensé mal équilibré entre un visuel joli bien que trop fantaisiste et une poignée de personnages peu attachants. Derrière une intrigue bricolée à la hâte...

Drame

[CRITIQUE] Song To Song, de Terrence Malick

Une histoire d'amour moderne, sur la scène musicale d'Austin au Texas, deux couples - d'un côté Faye et le chanteur BV, et de l'autre un magnat de l'industrie musicale et une serveuse - voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock'n'roll fait de séduction et de trahison.

Drame

[CRITIQUE] Loving, de Jeff Nichols

Mildred et Richard Loving s'aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il quitte l'État. Considérant qu'il s'agit d'une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu'à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l'arrêt "Loving v. Virginia" symbolise le droit de s'aimer pour tous, sans aucune distinction d'origine.

Biopic, Drame

[CRITIQUE] Le Fondateur, de John Lee Hancock

Quelle est l'histoire qui se cache derrière le grand M de McDonald’s ? John Lee Hancock lève le voile sur l’histoire peu reluisante, mais ô combien intéressante, du fondateur de la plus célèbre chaîne de fast-food. Le Fondateur érafle la réalité du rêve américain, où l’appel du dollar anéantit tout idéalisme. Michael Keaton excelle et impose un rythme singulier à un film lent au démarrage, mais qui propose une histoire fascinante d'ambition, d’intérêt et de profit. Preuve, s’il en fallait encore une, que pour réussir il ne faut pas avoir d’état d’âme !

Sci-fi

[CRITIQUE] Premier Contact, de Denis Villeneuve

Denis Villeneuve fait un premier pas vers la science-fiction avec le très attendu Premier Contact. La réalisation est sublime et maîtrisée, portée par une intrigue au message universel et prenant... mais Premier Contact est l'exemple même de l'exercice de style parfaitement maîtrisé où la forme l'emporterait presque sur le fond, si le film de Denis Villeneuve n'était pas aussi lent et laborieux pour finalement dégainer un propos aussi classique. Dommage, Premier Contact a les atours d'un chef d'œuvre mais la technique ne suffit pas si le sujet même du film n'est pas abouti et se repose bien trop sur ses effets de style (et la hype autour du réalisateur... encore un "nouveau Spielberg").

Drame, Thriller

[CRITIQUE] Irréprochable, de Sébastien Marnier

Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.

Drame, Thriller

Enemy : Trop lent et laborieux, malgré une intrigue brillante (+ explication du film)

Lent et contemplatif, le dernier film de Denis Villeneuve est laborieux. À trop vouloir jouer la carte du mystère, Enemy surfe finalement sur énormément de vide à travers la quête d'un homme face à son sosie et la personnification de ses craintes. Malgré une ambiance feutrée et intrigante, Enemy ne parvient jamais à installer le malaise et la curiosité escompté, entre une histoire prévisible et un traitement éteint, où l'étrange laisse rapidement place à l'ennui. Après le très haletant Prisoners, j'espérai bien mieux.