Super héros

[CRITIQUE] Deadpool 2, de David Leitch

L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque ! Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts.

Drame, Western

[CRITIQUE] Hostiles, de Scott Cooper

Pour son nouveau film, Scott Cooper livre un western implacable qui explore avec gravité les recoins sombres de la nature humaine sur fond de guerre, de pertes et de remords. Malgré ses longueurs déstabilisantes, Hostiles est porté par une tension brute, violente et captivante, à travers des paysages sauvages magnifiques et des silences lourds de sens. Déroutant, sombre et entêtant.

Biopic

[CRITIQUE] Les Heures Sombres, de Joe Wright

Porté par un Gary Oldman extraordinaire, Les Heures Sombres dresse un portrait saisissant de Winston Churchill, dans un biopic nerveux, parfois emphatique mais toujours captivant. Si Joe Wright signe un film à Oscar, à la facture aussi classique et académique que soignée, c'est à la fois le charisme de Gary Oldman au service de la sobriété tendue et grave de la réalisation qui font de ce film une œuvre fascinante et admirable. J'ai été bluffée du début à la fin !

Drame

[CRITIQUE] La Villa, de Robert Guédiguian

Nostalgique et simple, le film de Robert Guédiguian propose un constat mélancolique à travers les retrouvailles d'une fratrie. Malgré une vision plutôt nette et linéaire, entre vieilles rancœurs et nouveaux départs, La Villa évolue entre la résignation et le pessimisme obtus de ses personnages, ce qui laisse peu d'ouverture à un public plus jeune large, dans un ensemble prématurément veillissant et éteint. Même le casting, relativement solide, ne semble pas respirer la joie de vivre à travers des dialogues récités à la lettre.

Action, Aventure, Sci-fi

[CRITIQUE] La Momie, de Alex Kurtzman

Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain. Des sables du Moyen Orient aux pavés de Londres en passant par les ténébreux labyrinthes d’antiques tombeaux dérobés, La Momie nous transporte dans un monde à la fois terrifiant et merveilleux, peuplé de monstres et de divinités, dépoussiérant au passage un mythe vieux comme le monde.

Action, Comédie

[CRITIQUE] Baywatch – Alerte à Malibu, de Seth Gordon

Le légendaire sauveteur Mitch Buchannon  est contraint de s’associer à une nouvelle recrue, Matt Brody, aussi ambitieux que tête brûlée ! Ensemble, ils vont tenter de déjouer un complot criminel qui menace l'avenir de la Baie…

Drame

[CRITIQUE] Les Fantômes d’Ismaël, d’Arnaud Desplechin

À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu…

Drame

[CRITIQUE] Fences, de Denzel Washington

Entre désillusions et révolution, Fences observe les répercussions et les actes d'un père de famille sur son entourage. Denzel Washington érafle l'image patriarcale à travers un personnage complexe, reflétant une Amérique en plein changement mais ancrée dans ses convictions, mais si l'histoire est globalement intéressante... le rythme frôle l'indigestion. En adaptant la pièce de théâtre au cinéma, Denzel Washington conserve les mêmes codes, ce qui crée un film un poil désarticulé et difficile à cerner, malgré les performances impeccables de l'ensemble du casting, dont une Viola Davis grandiose.

Biopic, Drame

[CRITIQUE] Free State Of Jones, de Gary Ross

Pour son nouveau film, Gary Ross nous plonge dans les dessous peu connus de la Guerre de Sécession, à travers un drame à la fois éprouvant et intense. Oui, mais voilà, le mot qui pourrait résumer Free State Of Jones est « trop » : trop d’Histoire, trop de sujets, trop de clichés, trop long, trop d'emphase, trop de flashforwards, trop de dates à retenir et d'annotations à lire... Malgré un ensemble plutôt engageant, entre un casting excellent et une mise en scène superbe (encore une photographie aussi brute que magnifique), Gary Ross livre un film très américain et retrace une période noire (sans jeu de mot :D) de l’Histoire américaine déjà vue trop souvent, remuant les mêmes intrigues sur lesquelles il s'attarde tellement que la véritable évolution des personnages passent finalement à la trappe. Le drame humain est remplacé par les faits historiques, et c'est dommage car en dehors de l’omniprésence de Newton Knight, il est difficile de savoir qui il était vraiment

Drame

[CRITIQUE] Nocturama, de Bertrand Bonello

Étrange, audacieux et curieux, le film de Bertrand Bonello captive dès les premières minutes en s'entourant d'un mystère silencieux et prenant. Malheureusement, derrière son chassé-croisé parisien, Nocturama perd rapidement de son intérêt lors d'une seconde partie en huis-clos aussi frustrante que sans but véritable. Malgré une idée générale ambitieuse et marquée par une actualité sombre… Lire la suite [CRITIQUE] Nocturama, de Bertrand Bonello

Comédie

[CRITIQUE] Sisters, de Jason Moore

Si les comédies d'ados fêtards vous épuisaient déjà, Sisters est là pour asséner le coup de grâce. Déjà mollement attendu, le film de Jason Moore arrive bien tardivement pour cristalliser l'amitié de Tina Fey et Amy Poehler sur grand écran, des lustres après qu'elles aient fait se gausser le parterre Hollywoodien grâce à leur humour osé, en animant les cérémonies des Golden Globes en duo, trois fois de suite. Résultat, Sisters ressert un humour réchauffé, si retravaillé et prévisible qu'il s'en dégage un sentiment de désespoir et d'usure, tant l'ensemble est criard, m'as-tu-vu et téléphoné. Là où les comédies ados ou adolescentes peuvent vaguement inspirer, Sisters inspirent surtout de la pitié et de la gêne, surtout quand on voit ces deux actrices, normalement hilarantes, se vautrer dans un film aussi ringard. Au secours !

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Un Homme À La hauteur, de Laurent Tirard

Frais, drôle et tout de même touchant, j'avais un peu peur qu'Un Homme À La Hauteur soit un condensé d'humour lourdingue sur les nains et de clichés romantiques. Au lieu de ça, Laurent Tirard livre une romcom pétillante et légère, traitant de la différence avec finesse et réalisme, si bien que les problèmes d'effets spéciaux et de proportions sont facilement excusés pour apprécier un film accrocheur sur les amours naissantes entre une Virginie Efira superbe et un Jean Dujardin agréable. À voir.