Si la danse est au centre du film, Valérie Müller et Angelin Preljocaj relève un pari difficile en mettant l'émotion au premier plan. Polina, Danser Sa Vie est un film complexe, aux apparences léthargiques, mais qui parvient pourtant à illustrer avec brio le conflit psychologique de son personnage, façonnée à la dure par la danse… Lire la suite [CRITIQUE] Polina, Danser Sa Vie, de Valérie Müller et Angelin Preljocaj
Étiquette : avis
[CRITIQUE] Iris, de Jalil Lespert
Truffé de twists et fleurant bon l'entourloupe, Iris captive grâce à son univers sophistiqué au visuel séduisant. Jalil Lespert tisse un thriller sensuel qui s'effeuille lentement sous nos yeux avant de révéler un trognon bien maigre : une fois le mystère levé, il ne reste qu'un trio de personnages en demi-teintes et une intrigue cousue de fil blanc, voire inintéressante et bancale. Dommage, car Charlotte Le Bon est magnifique.
[SPOILERS] Doctor Strange : Retour sur le film
ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM. Abandonnez la lecture de cet article tant qu’il en est encore temps. Surtout si vous êtes fan de… Non ! Vous en avez trop lu, partez. Pour ceux qui ont déjà vu le film… on est bien, là non ?
[COUP DE CŒUR] Mademoiselle, de Park Chan-Wook
Entre manigances et explorations du plaisir sous toutes ses formes, le nouveau film de Park Chan-Wook est une œuvre à la fois poétique que fascinante, cristallisant le pouvoir patriarcal asiatique issu des traditions, dans un jeu de dupes aussi diabolique que sensuel. Visuellement, Mademoiselle est d'une beauté époustouflante où la direction artistique et le sens esthétique aigu du réalisateur font toujours mouche, sublimant un casting impérial et une intrigue aussi captivante que perverse. Evidemment, j'ai adoré.
[CRITIQUE] Ouija : Les Origines, de Mike Flanagan
Mieux écrit et moins superficiel que le premier opus, Ouija : Les Origines tente de s'inscrire comme un film plus mature et plus noir. Si l'intrigue est sympathique et les personnages intéressants, le film de Mike Flanagan a au moins le mérite de faire passer un bon moment, grâce à une approche décalée et certes un peu clownesque parfois des codes de l'horreur, sans pour autant réussir à faire frissonner ne serait-ce qu'une fois. Dommage.
[CRITIQUE] Doctor Strange, de Scott Derrickson
Changement de décor pour les studios Marvel qui s'intéressent à présent à l'univers mystique des comics avec l'introduction du Sorcier Suprême dans le Marvel Cinematic Universe (MCU). Un pari réussi pour Scott Derrickson qui signe une origin story entraînante et surtout visuellement impressionnante. Avec Doctor Strange, les studios Marvel intègre un personnage plus mature et moins dans l’esbroufe tout en pouvant enfin explorer de vrais super pouvoirs et traduire l'univers magique à travers des effets spéciaux bluffants, entre réalité et fantasy. Scott Derrickson livre un film ambitieux, qui souffre parfois des problèmes de narration liés à aux origin stories, mais reste, dans l'ensemble, convaincant et prometteur.
[CRITIQUE] La Fille du Train, de Tate Taylor
Troublant et haletant, La Fille du Train scrute les faux-semblants et les secrets de ses personnages dans un thriller plutôt bien ficelé. Emily Blunt est parfaite dans un rôle à fleur de peau, agissant comme le reflet vivant de nos propres angoisses, tandis que Tate Taylor nous mène par le bout du nez, jouant avec les apparences et l’accessibilité palpable de ses personnages. La Fille du Train intrigue et fascine parfois, tant la fiction est renforcée par une réalité dérangeante, traversé par des sujets tabous (l'alcoolisme, la violence conjugale...).
[CRITIQUE] Sing Street, de John Carney
Frais et ambitieux, Sing Street s’inscrit comme le feel good chaleureux qui illuminera cet automne. John Carney nous invite dans l’Irlande des années 80 avec bande-originale old school inspirée par la révolution pop/rock et traversée par une écriture enlevée mettant en scène des ados et ces histoires d’amour et d’amitié qui forgent le caractère. Un bon moment à découvrir d’urgence, sans modération et en musique !
[CRITIQUE] Le Ciel Attendra, de Marie-Castille Mention-Schaar
Sonia, 17 ans, a failli commettre l'irréparable pour "garantir" à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l'école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d'un "prince" sur internet. Elles pourraient s'appeler Anaïs, Manon, Leila ou Clara, et comme elles, croiser un jour la route de l'embrigadement… Pourraient-elles en revenir ?
