Dès Split, M. Night Shyamalan avait initié un lien vers Incassable, un de ses premiers succès en 2000. Si la surprise avait ravi les fans du premier film, Glass restait assez flou quant à la tournure qu’allait prendre les événements. À l’arrivée, M. Night Shyamalan déçoit en renouant avec ses vieux travers : installations laborieuses, trame nébuleuse et mystification inutile, Glass passe non seulement à côté du potentiel de ses trois personnages phares mais également à côté d'un point de vue original en prenant la mode super-héroïque à contre-sens. L'ensemble vire rapidement au sens intérêt et le fait de teaser un opération plus vaste pour appâter le chaland et vendre un prochain film rend Glass encore plus vain. Dommage.
Étiquette : brouillon
[CRITIQUE] Robin des Bois, de Otto Bathurst
Robin de Loxley, combattant aguerri revenu des croisades, et un chef maure prennent la tête d’une audacieuse révolte contre la corruption des institutions.
[CRITIQUE] Si Tu Voyais Son Cœur, de Joan Chemla (Sortie DVD et VOD)
Suite à la mort accidentelle de son meilleur ami, Daniel échoue à l’hôtel Métropole, un refuge pour les exclus et les âmes perdues. Rongé par la culpabilité, il sombre peu à peu dans la violence qui l'entoure. Sa rencontre avec Francine va éclairer son existence. Réalisé par Joan Chemla Avec Gael García Bernal, Marine Vacth, Nahuel Perez Biscayart… Sortie en DVD et VOD : le 15 mai Bonus DVD : 3 court-métrage de Joan Chemla (Mauvaise Route, Dr Nazi et L'homme à la Cervelle d'Or)
[CRITIQUE] Criminal Squad, de Christian Gudegast
Chaque jour, 120 millions de dollars en liquide sont retirés de la circulation et détruits par la Réserve fédérale de Los Angeles. Un gang de braqueurs multirécidivistes va tenter l’audacieux tout de force de mettre la main dessus. Mais, ils vont se heurter à une unité d'élite de la police qui n’a pas l'intention de jouer dans les règles de l'art. Tous les coups sont permis pour coincer ces gangsters prêts à tout.
[CRITIQUE] Verónica, de Paco Plaza
Savoureusement estampillé "seul cas d'activité paranormale officiellement reconnu par la police espagnole", Verónica propose de déjouer les codes de l'horreur à travers un traitement plus axé sur l'aspect social et dramatique du film, quitte à mettre l'aspect horrifique au second plan. Associé à la saga [REC], Paco Plaza tente de prouver qu'il peut faire autre chose que du found-footage, à travers des effets de styles référencés, parfois même incongrus mais qui ont finalement le mérite de se démarquer d'un ensemble un peu mou. Original, mais pas suffisant pour coller la frousse.
[CRITIQUE] Le Grand Jeu, d’Aaron Sorkin
La prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…
[CRITIQUE] Live By Night, de Ben Affleck
Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l'alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d'un peu d'ambition et d'audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l'éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d'honneur que Joe n'hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s'imposer au sein de la mafia de Tampa…
[CRITIQUE] La Grande Muraille, de Zhang Yimou
De la fresque rutilante au film d'action moyen, il n'y a finalement qu'un pas. Alors que j'espérais une épopée dans la lignée des précédents opus de Zhang Yimou, j'ai découvert un film à la promesse étouffée dans une production américaine sans finesse, quitte à annihiler toute ambition de genre et frôler le nanar. La Grande Muraille fait l'effet d'un soufflé, s'il n'est pas entièrement une catastrophe, ce film restera très certainement anecdotique.
[CRITIQUE] Insaisissables 2, de Jon M. Chu
Après le succès du premier opus, les 4 Cavaliers sont de retour dans Insaisissables 2, réalisé cette fois par Jon M. Chu. Si le fait d'avoir David Copperfield en tant que co-producteur est sensé donner plus de valeurs aux différents tours de passe-passe du film, Insaisissables 2 continue d'enfiler des tours de magie gonflés aux… Lire la suite [CRITIQUE] Insaisissables 2, de Jon M. Chu
[CRITIQUE] Legend, de Brian Helgeland
Vous savez ce qu'on ressent lorsqu'on voit un de ses acteurs favoris se perdre dans un mauvais film ? De la profonde tristesse. Quand Tom Hardy tient un premier (double) rôle, sa performance est noyée dans un film plat et sans saveur. Le film de Brian Helgeland part dans tous les sens, le scénario est clairement mal écrit et la mise en scène pèche tout du long, si bien qu'on finit par se demander en quoi les frères Kray étaient des Legend au final. Dommage.
Puzzle : Inutilement compliqué et plat
Si le titre français du dernier film de Paul Haggis est bien trouvé, à la fin de Puzzle on est loin de la satisfaction éprouvée lorsque toutes les pièces du jeu sont assemblées. Long, souvent ennuyeux et compliqué, Puzzle brouille tellement les pistes qu'il finit par se perdre en route. Alors que l'élément principal qui relie les personnages entre eux est rapidement évident, le film multiplie inutilement les intrigues et étire sa trame jusqu'à la rendre incompréhensible. Scindé en trois histoires mélangées, Puzzle ne parvient pas à trouver son équilibre aussi bien dans le montage que dans la narration. On est loin du bijou sensible qu'était Collision (2005), si Paul Haggis réutilise les mêmes ficelles, Puzzle manque d'émotion et de fluidité.
Sous les jupes des filles : Décevant et réducteur, malgré un casting alléchant
Guilleret et dynamique, Sous Les Jupes Des Filles est une comédie se voulait actuelle, cherchant à démystifier les femmes d'aujourd'hui. Au premier coup d’œil, Audrey Dana réussit son pari ambitieux en réunissant un casting de rêve et plusieurs trames sympathiques et girly. Mais en y regardant de plus près, derrière un ton faussement osé, Sous Les Jupes Des Filles est tout ce qu'il y a de plus conventionnel tant le film aligne les clichés et autres stéréotypes fumeux, en s'appuyant sur un concept plutôt sexiste (!). Derrière le glamour et le quotidien sexy de ces femmes se cache en vérité un film parfois gênant et surtout bâclé, le tout saupoudré par un poil de vulgarité et une mise en scène trop souvent négligée.
