Seule réalisatrice nommée dans la catégorie "Meilleur réalisateur" aux Oscars 2018 (merci la polémique), le film de Greta Gerwig mérite-t-il autant tous les compliments qu'il reçoit. Si Lady Bird est porté par une Saoirse Ronan formidable et étayé par une relation mère-fille toujours tendue mais accessible et traversée par une tendresse indéniable, l'ensemble reste finalement un récit assez simpliste, à la réalisation impersonnelle. Greta Gerwig brille probablement en tant que scénariste, mais se perd parfois dans sa ronde de personnages qui multiplient les fils secondaires, quitte à faire évoluer son histoire principale de façon trop attendue. Tranche de vie adolescente à la maturité surfaite, Lady Bird doit surtout sa fraîcheur et son caractère grâce aux performances géniales de Saoirse Ronan et Laurie Metfcalf.
Catégorie : Films
[COUP DE CŒUR] La Forme de l’Eau (The Shape of Water), de Guillermo Del Toro
Conte noir, poétique et bouleversant, La Forme de l'Eau (The Shape of Water) cristallise les amours interdites d'une Belle et de sa Bête à travers une histoire chargée en émotions et lumineuse. Éternelle cerise sur le gâteau, Guillermo Del Toro soigne la réalisation et nous transporte dans son univers sans effort, mêlant tableaux oniriques au classicisme intemporel des années 60, et une bande-originale enivrante et superbe. Ce film n'est pas simplement beau : il est magique.
[CRITIQUE] Moi, Tonya, de Craig Gillespie
En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d'avoir planifié et mis à exécution l'agression…
[SPOILERS] Black Panther : Retour sur le film
ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM. Abandonnez la lecture de cet article tant qu’il en est encore temps. Surtout si vous êtes fan de… Non ! Vous en avez trop lu, partez. Pour ceux qui ont déjà vu le film… on est bien, là non ?
[CRITIQUE] Black Panther, de Ryan Coogler (sans spoiler)
10 ans de films Marvel et on pourrait croire que le studio arriverait à bout de ses idées. Black Panther est la preuve du contraire avec un film de super-héros plus mature et surprenant, qui allie le dynamisme conquérant d'une origin story classique et un sous-texte politico-social intelligent. Ryan Coogler propose un film original, novateur et centré sur son héros et son univers, dans lequel la technologie surréaliste et un melting-pot africain riche cohabitent. Enfin un film Marvel qui ne se repose pas sur ses acquis (l'humour, des personnages plus connus...), Black Panther offre divertissement réjouissant, fier et haut en couleurs, rehaussé par une profondeur qui le fait clairement sortir du lot. Chapeau, le pari est réussi !
[CRITIQUE] Revenge, de Coralie Fargeat
Trois riches chefs d’entreprise quarantenaires, mariés et bons pères de famille se retrouvent pour leur partie de chasse annuelle dans une zone désertique de canyons. Un moyen pour eux d’évacuer leur stress et d’affirmer leur virilité armes à la main. Mais cette fois, l’un d’eux est venu avec sa jeune maîtresse, une lolita ultra sexy qui attise rapidement la convoitise des deux autres... Les choses dérapent... Dans l'enfer du désert, la jeune femme laissée pour morte reprend vie... Et la partie de chasse se transforme en une impitoyable chasse à l'homme...
[COUP DE CŒUR] Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson
Paul Thomas Anderson est de retour avec un film à taille humaine, une romance ambiguë entre un grand créature et sa muse. Élégant et troublant, Phantom Thread tisse un drame complexe autour de la relation de ses personnages, entre jeux de pouvoir et dépendance. Souvent trop pompeux, cette fois Paul Thomas Anderson s'attache bien plus à la psychologie retorse de ses personnages, tout en conservant son talent de mise en scène et de direction d'acteurs pour concocter des scènes d'une intensité rare et palpable, en laissant les émotions éclore en surface. Mélange captivant de modernité et de sobriété, Phantom Thread est un bijou subtile et envoûtant.
[CRITIQUE] Le Retour du Héros, de Laurent Tirard
Simple et drôlement efficace, Laurent Tirard signe une comédie amusante, animée par une intrigue pleine de supercheries et de gags, mêlant humour, aventures et costumes d'époque. Jean Dujardin est bien décidé à redorer son blason à travers Le Retour du Héros, sur lequel il règne en maître face à une Mélanie Laurent étonnamment complice. Si le duo est mis en avant tout du long, il faut aussi composer avec des seconds couteaux encombrants qui déséquilibrent parfois la fluidité de l'ensemble malgré une ambiance vive et enthousiaste. Sympathique et idéal pour les fans de Chouchou (ou alors était-ce Loulou ?) et d'un certain Hubert...
[CRITIQUE] Le Labyrinthe – Le Remède Mortel, de Wes Ball
Après la surprise du dernier opus et un peu plus de deux ans d'attente, Wes Ball livre enfin le dernier volet de la saga Le Labyrinthe, intitulé Le Remède Mortel. Toujours aussi rythmé, dense et truffé de rebondissements, le film renoue avec une intrigue haletante et des personnages attachants, apportant son lot de réponses et d'actions. Si l'ensemble accuse quelques ficelles trop visibles, le résultat reste solide et efficace. Enfin une saga "Young Adult" qui tient la route du début à la fin !
[CRITIQUE] Stronger, de David Gordon Green
En ce 15 avril 2013, Jeff Bauman est venu encourager Erin qui court le marathon : il espère bien reconquérir celle qui fut sa petite amie. Il l’attend près de la ligne d’arrivée quand une bombe explose. Il va perdre ses deux jambes dans l’attentat. Il va alors devoir endurer des mois de lutte pour espérer une guérison physique, psychologique et émotionnelle.
[CRITIQUE] Pentagon Papers, de Steven Spielberg
Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s'associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d'État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d'années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…
[CRITIQUE] Oh Lucy!, d’Atsuko Hirayanagi
Conte désenchanté autour de la solitude et du manque d'amour, Oh Lucy! démêle dépression et sentiments dans un drame curieusement cocasse et bouleversant à la fois. Atsuko Hirayanagi propose une héroïne coincée entre la mère accomplie et la jeune femme épanouie, accusant aussi bien le poids de l'âge que les conséquences de ses choix (ou défaites) passés, dans un voyage plein de désillusions et autres réalisations douloureuses. Touchant, drôle et particulier, Oh Lucy! offre un visage loin du Japon kawaii des mangas ou de la culture pop, pour en dévoiler une facette déconcertante mais finalement plus humaine.
