À Beyrouth, de nos jours, une insulte qui dégénère conduit Toni (chrétien libanais) et Yasser (réfugié palestinien) devant les tribunaux. De blessures secrètes en révélations, l'affrontement des avocats porte le Liban au bord de l'explosion sociale mais oblige ces deux hommes à se regarder en face. Réalisé par Ziad Doueiri Avec Adel Karam, Kamel El Basha, Camille Salamé... Sortie en DVD et VOD : le 3 juillet Bonus DVD : Le film commenté par Ziad Doueiri et Frédéric Domont (producteur associé), Sure le tournage du film, Scènes coupées, Entretien avec Ziad Doueiri
Étiquette : social
[CRITIQUE] Death Wish, d’Eli Roth
Quand il ne sauve pas des vies, Paul Kersey, chirurgien urgentiste, mène une vie de rêve, en famille, dans les beaux quartiers de Chicago… Jusqu’au jour où tout bascule. Sa femme est sauvagement tuée lors d’un cambriolage qui tourne mal… Sa fille de 18 ans est plongée dans le coma. Face à la lenteur de l’enquête, il se lance dans une chasse à l’homme sans merci.
[CRITIQUE] Place Publique, d’Agnès Jaoui
Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd'hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, sœur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu'Hélène est restée fidèle à ses convictions. Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux. Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d'imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein...
[CRITIQUE] Daphné, de Peter Mackie Burns
Tranche de vie moderne et citadine, Daphné plonge dans un quotidien à la routine bien huilée, entre mal-être et indifférence. Le film de Peter Mackie Burns explore le cheminement vers la prise de conscience d'une jeune femme à la dérive, dans un portrait incisif et sans fioriture. Cependant, malgré un récit abouti, j'ai eu du mal à s'attacher à cette Daphné impassible et souvent froide, à la sensibilité un peu trop engourdie pour être attachante.
[COUP DE CŒUR] Katie Says Goodbye, de Wayne Roberts
Tranche de vie solaire et poignante, Katie Says Goodbye est d'une beauté bouleversante, entre naïveté et espoirs mis à mal, à travers le parcours d'une jeune femme à l'optimisme aveugle qui se confronte brutalement à une réalité brutale et injuste. Le film de Wayne Roberts touche en plein cœur, par sa sincérité qui évite brillamment le pathos pour offrir de belles émotions, et par son ambiance ensoleillée qui dessine une Amérique loin des cartes postales et douloureusement humaine. La révélation du film c'est surtout Olivia Cooke, qui livre une performance superbe, donnant à son personnage une douceur inattendue et incroyablement attachante.
[CRITIQUE] Tragedy Girls, de Tyler MacIntyre
Deux adolescentes fascinées par la mort décident de kidnapper un tueur en série pour qu’il leur enseigne les « ficelles du métier ». Le début d’une vague de crimes qui va transformer ce duo de lycéennes mal dans leur peau en véritables stars des réseaux sociaux...
[CRITIQUE] Crash Test Aglaé, d’Eric Gravel (Disponible en DVD, BR et VOD)
L'histoire d'une jeune ouvrière psychorigide dont le seul repère dans la vie est son travail. Lorsqu'elle apprend que son usine fait l'objet d'une délocalisation sauvage, elle accepte, au grand étonnement de l'entreprise, de poursuivre son boulot en Inde. Accompagnée de deux collègues, elle va entreprendre un absurde périple en voiture jusqu'au bout du monde qui se transformera en une improbable quête personnelle. Réalisé par Eric Gravel - Sortie en DVD, BRD et VOD le 7 mars 2018 Avec India hair, Julie Depardieu, Yolande Moreau… Inclus dans le DVD (en plus du film et du choix audio) : la bande-annonce.
[CRITIQUE] My Friend Dahmer, de Marc Meyers
My Friend Dahmer est la plongée glaçante dans la jeunesse d'un futur tueur en série, vue par un de ses camarades de lycée. Le décalage entre la normalité fougueuse de l'adolescence et le tempérament particulier du personnage principal crée un ensemble insaisissable, entre tension et appréhension, comme si Marc Meyers dégoupillait une dangereuse grenade millimètre par millimètre. Cependant, en se focalisant sur la période avant les premiers meurtres, My Friend Dahmer s'avère un poil frustrant tant le portrait du jeune homme, aussi "bizarre" qu'il puisse être, reste néanmoins superficiel, puisque le film ne propose que la facette plus ou moins publique de l'adolescent vue par un tiers, et non une approche plus ou moins intime de sa psychologie. Fascinant, mais trop peu.
[SPOILERS] Black Panther : Retour sur le film
ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM. Abandonnez la lecture de cet article tant qu’il en est encore temps. Surtout si vous êtes fan de… Non ! Vous en avez trop lu, partez. Pour ceux qui ont déjà vu le film… on est bien, là non ?
[CRITIQUE] Black Panther, de Ryan Coogler (sans spoiler)
10 ans de films Marvel et on pourrait croire que le studio arriverait à bout de ses idées. Black Panther est la preuve du contraire avec un film de super-héros plus mature et surprenant, qui allie le dynamisme conquérant d'une origin story classique et un sous-texte politico-social intelligent. Ryan Coogler propose un film original, novateur et centré sur son héros et son univers, dans lequel la technologie surréaliste et un melting-pot africain riche cohabitent. Enfin un film Marvel qui ne se repose pas sur ses acquis (l'humour, des personnages plus connus...), Black Panther offre divertissement réjouissant, fier et haut en couleurs, rehaussé par une profondeur qui le fait clairement sortir du lot. Chapeau, le pari est réussi !
[CRITIQUE] Verónica, de Paco Plaza
Savoureusement estampillé "seul cas d'activité paranormale officiellement reconnu par la police espagnole", Verónica propose de déjouer les codes de l'horreur à travers un traitement plus axé sur l'aspect social et dramatique du film, quitte à mettre l'aspect horrifique au second plan. Associé à la saga [REC], Paco Plaza tente de prouver qu'il peut faire autre chose que du found-footage, à travers des effets de styles référencés, parfois même incongrus mais qui ont finalement le mérite de se démarquer d'un ensemble un peu mou. Original, mais pas suffisant pour coller la frousse.
