Comédie, Drame

[CRITIQUE] The Bachelors, de Kurt Voelker

Simple et classique, si le film de Kurt Voelker ne crée pas la surprise, il offre néanmoins une histoire étoffée et sensible, portée par des portraits attachants. The Bachelors est une tranche de vie autour de la reconstruction et d'un nouveau départ, entre des personnages à la dérive et d'autres qui apparaissent comme une lueur d'espoir. Entre traumatismes et émotions, J.K. Simmons, très juste, livre une performance remarquable et bouleversant.

Drame

[CRITIQUE] La Villa, de Robert Guédiguian

Nostalgique et simple, le film de Robert Guédiguian propose un constat mélancolique à travers les retrouvailles d'une fratrie. Malgré une vision plutôt nette et linéaire, entre vieilles rancœurs et nouveaux départs, La Villa évolue entre la résignation et le pessimisme obtus de ses personnages, ce qui laisse peu d'ouverture à un public plus jeune large, dans un ensemble prématurément veillissant et éteint. Même le casting, relativement solide, ne semble pas respirer la joie de vivre à travers des dialogues récités à la lettre.

Comédie, Drame, Policier

[CRITIQUE] Bienvenue À Suburbicon, de George Clooney

Dramédie assassine et grinçante, Bienvenue À Suburbicon dresse un tableau bien noir sur les dessous des apparences soignées des banlieues américaines. Plus sinistre qu'ironique, le nouveau film de George Clooney se joue du malheur de ses personnages sans épargner les innocents, à travers un portrait social affûté, entre polar et humour extra-noir. Trop noir ?

Drame, Sci-fi, Thriller

[CRITIQUE] Thelma, de Joachim Trier

Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d'Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d'épilepsie d'une violence inouïe. Peu à peu, Thelma se sent submergée par l'intensité de ses sentiments pour Anja, qu'elle n'ose avouer - pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs...

Comédie, Drame

[CRITIQUE] Jalouse, de David et Stéphane Foenkinos

Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d'action s'étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage... Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.

Thriller

[CRITIQUE] Le Bonhomme de Neige, de Tomas Alfredson

Adapté du roman de Jo Nesbø, Le Bonhomme de Neige est un thriller policier tortueux explorant la dimension familiale à travers la traque d'un tueur insaisissable. Tomas Alfredson signe un film au début prenant, aussi bien grâce à son intrigue qu'une atmosphère glacée savamment entretenue, mais rapidement l'ensemble se laisse posséder par une léthargie latente. Manquant de dynamisme et de maîtrise, Le Bonhomme de Neige saborde son dernier tiers à travers une conclusion tronquée et un poil creuse. Dommage.

Animation

[CRITIQUE] Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina

Bercé par la musique et les émotions, le nouveau Disney et Pixar apporte chaleur et d'allégresse dans la grisaille pré-hivernale, à travers une aventure haute en couleurs - visuellement fantastique - au message universel. Lee Unkrich et Adrian Molina célèbrent le Mexique et ses traditions autour de thèmes fédérateurs tels que la famille, son amour et son héritage culturel, tout en distillant beaucoup d'humour et de fraîcheur, aussi bien dans ses personnages que dans son approche. Novateur, Coco émerveille grâce à un univers riche et lumineux, ainsi que par son traitement narratif chargé en émotions autour d'un sujet qui touche en plein cœur, aussi bien les petits que les plus grands. Petit conseil au passage : pensez à prendre quelques mouchoirs... !

Super héros

[CRITIQUE] Justice League, de Zack Snyder(-ish) (sans spoiler)

Après avoir retrouvé foi en l'humanité, Bruce Wayne, inspiré par l'altruisme de Superman, sollicite l'aide de sa nouvelle alliée, Diana Prince, pour affronter un ennemi plus redoutable que jamais. Ensemble, Batman et Wonder Woman ne tardent pas à recruter une équipe de méta-humains pour faire face à cette menace inédite. Pourtant, malgré la force que représente cette ligue de héros sans précédent – Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash –, il est peut-être déjà trop tard pour sauver la planète d'une attaque apocalyptique…

Drame

[COUP DE CŒUR] Maryline, de Guillaume Gallienne

Le pitch : Maryline a grandi dans un petit village. Ses parents ne recevaient jamais personne et vivaient les volets clos. À 20 ans, elle "monte à Paris" pour devenir comédienne. Mais, elle n'a pas les mots pour se défendre. Elle est confrontée à tout ce que ce métier et le monde peuvent avoir d'humiliant mais aussi de bienveillant. C'est l'histoire d'une femme, d'une femme modeste, d'une blessure.

Épouvante-horreur, Comédie

[CRITIQUE] Happy Birthdead, de Christopher B. Landon

Comédie noire au service du genre horrifique, Happy Birthdead propose un cocktail décalé et plutôt efficace, qui assume son approche délirante et presque parodique, quitte à sacrifier la solidité de son intrique. Si le film de Christopher B. Landon propose un traitement ultra safe et un poil prévisible, l'ensemble bénéficie d'un traitement porté par un humour piquant, parfois incisif sur la jeunesse estudiantine américaine, mais surtout fun, original et divertissant.

Drame

[CRITIQUE] Le Musée des Merveilles, de Todd Haynes

Original et agréablement rétro, Le Musée des Merveilles propose un exercice de style délicat inspiré par les films muets et musicaux à travers le temps. Todd Haynes se balade entre les époques, avec une naïveté douceâtre mais finalement peu vivace, tandis que la bande-originale pèse sur un ensemble engourdi au lieu de l'élever. Malgré une prise de risque intéressante, Le Musée des Merveilles endort avec son trop-plein de tendresse qui finit par se tiédir au fur et à mesure que le film s'étire vers l’ennui. Dommage.

Action, Drame, Romance

[CRITIQUE] La Montagne Entre Nous, d’Hany Abu-Assad

Le pitch : Livrés à eux-mêmes après le crash de leur avion en pleine montagne, deux étrangers doivent compter l’un sur l’autre pour faire face aux conditions extrêmes. Réalisant qu’ils n’ont aucun espoir d’être secourus, ils tentent leur chance à travers des centaines de kilomètres de nature hostile, acceptant que ce n’est qu’ensemble qu’ils pourront trouver le courage de tenter de survivre.