[CRITIQUE] Ferdinand, de Carlos Saldanha

Étonnamment attachant et décalé, Ferdinand propose un film d’animation festif et divertissant. Carlos Saldanha livre les aventures d’un taureau pas comme les autres avec une jolie morale contre la violence, autour du thème de la corrida… sans verser pour autant dans la revendication. Au contraire, Ferdinand vise le divertissement haut en couleurs, avec beaucoup d’humour et une touche de folie. Inattendu et chaleureux, le film de Carlos Saldanha est une jolie surprise pour les fêtes, loin de ses apparences trop mignonettes qui laissaient supposés un film enfantin.

[CRITIQUE] Le Musée des Merveilles, de Todd Haynes

Original et agréablement rétro, Le Musée des Merveilles propose un exercice de style délicat inspiré par les films muets et musicaux à travers le temps. Todd Haynes se balade entre les époques, avec une naïveté douceâtre mais finalement peu vivace, tandis que la bande-originale pèse sur un ensemble engourdi au lieu de l’élever. Malgré une prise de risque intéressante, Le Musée des Merveilles endort avec son trop-plein de tendresse qui finit par se tiédir au fur et à mesure que le film s’étire vers l’ennui. Dommage.

[COUP DE CŒUR] Zombillénium, d’Arthur de Pins et Alexis Ducord

Drôle, fun et décalé, Zombillénium propose une aventure délirante et sans temps mort avec des personnages attachants. À travers une histoire mordante (hihi) et une bande-originale vraiment sympa, Arthur de Pins et Alexis Ducord livre un film d’animation ambitieux et rythmé sur le thème de la famille, avec un soupçon de pop culture, inspiré par les codes horrifiques ici détournés pour un film aussi familial que rock’n’roll. Ni trop long, ni trop court, Zombillénium est accessible aussi bien pour les plus jeunes que pour les plus grand. Un très belle surprise (et soulagement, pour les fans) !

[VIDÉO] Zombillénium : Découvrez le clip de Mat Bastard « Stand As One »

Parc d’attractions peuplé de vrais monstres, Zombillénium accueille l’aventure d’Hector, un humain contrôleur des normes qui est sur le point de fermer l’établissement. Francis, le Vampire Directeur du Parc n’a d’autre choix que de l’embaucher pour éviter qu’Hector ne révèle la véritable identité des monstres. Désireux de revoir sa fille vivant à l’extérieur, Hector fera tout pour échapper à ses nouveaux collègues Zombies, Loups-Garous et Vampires. Alors qu’il était venu pour tout fermer, Hector ne pourrait-il pas devenir la nouvelle attraction phare de Zombillénium ?

Réalisé par Arthur de Pins et Alexis Ducord
Tiré de la bande-dessinée Zombillénium d’Arthur de Pins
En salles le 18 octobre 2017
Avec les voix de Arthur de Pins, Emmanuel Curtil, Lucía Sánchez…

[CRITIQUE] Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve

35 ans après le film original de Ridley Scott, Denis Villeneuve ressuscite l’œuvre incontournable de science-fiction Blade Runner pour une suite aux enjeux colossaux. Si l’esthétique impeccable, à la fois sublime et léchée, place Blade Runner 2049 dans la cour des grands, ce nouvel opus ne fait que reprendre le concept narratif du premier film, entre contemplation et bande-originale hypnotisante. Entre lenteur datée et épaississement des théories déjà en place, Blade Runner 2049 ravira probablement les fans de l’ambiance lunaire du premier film mais laisse un sentiment assez mitigé entre la beauté des images, le respect de l’oeuvre originale et le manque de prise de risque et/ou de personnalité.

[CRITIQUE] Patti Cake$, de Geremy Jasper

Patricia Dombrowski, alias Patti Cake$, a 23 ans. Elle rêve de devenir la star du hip-hop, rencontrer O-Z, son Dieu du rap et surtout fuir sa petite ville du New Jersey et son job de serveuse dans un bar miteux. Elle doit cependant s’occuper de Nana, sa grand-mère qu’elle adore, et de Barb, sa mère, une chanteuse ratée et totalement instable. Un soir, au cours d’une battle sur un parking, elle révèle tout son talent de slammeuse. Elle s’embarque alors dans une aventure musicale avec Jheri, son meilleur ami et Basterd, un musicien mutique et asocial.

[CRITIQUE] Baby Driver, d’Edgar Wright

Un nouveau film signé par l’éminent Edgar Wright est toujours attendu avec une excitation plus que fébrile dans les cercles de cinéphiles à tendance geek. Le prodige britannique avait en un seul film imposé son statut de cinéaste incontournable, et chacune de ses suivantes réalisations jouissent de cette aura, malgré leur portée relativement niche. N’ayant jamais goûté au succès populaire et commercial, Edgar Wright était prêt à l’affirmer avec sa collaboration avec les studios Marvel…

[CRITIQUE] Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, de Guy Ritchie

Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l’attend – jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…