Comédie, Drame

[CRITIQUE] Jojo Rabbit, de Taika Waititi

Jeu de satire mignon et savoureux, Jojo Rabbit est porté par une douce irrévérence tragi-comique qui anime un récit chargé par une mémoire historique bien réelle. Taika Waititi revisite la jeunesse nazie à travers une fable haute en couleurs, suivant les déboires d'un jeune garçon à l'aube de ses premiers émois. Si le film fait sourire autant qu'il bouleverse, j'attendais néanmoins un objet bien plus piquant et anti-conformiste. Jojo Rabbit se planque un dans un enrobage un poil trop sage, comme si Taika Waititi avait muselé son film pour en faire une œuvre passe-partout, comme un petit bonbon tendre appréciable unanimement. Ceci étant dit, le casting et surtout Roman Griffin Davis, est absolument génial.

Comédie, Drame

[CRITIQUE] Hors Normes, d’Olivier Nakache et Eric Toledano

Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes". Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

Drame, Romance

[CRITIQUE] Deux Moi, de Cédric Klapisch

Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Annabelle – La Maison du Mal, de Gary Dauberman

Déterminés à mettre Annabelle hors d'état de nuire, les démonologues Ed et Lorraine Warren enferment la poupée démoniaque dans leur "pièce des souvenirs", en prenant soin de la placer derrière une vitre sacrée et de solliciter la bénédiction d'un prêtre. Mais Annabelle réveille les esprits maléfiques qui l'entourent et qui s'intéressent désormais à de nouvelles victimes potentielles : Judy, la fille des Warren âgée de 10 ans, et ses amis. Une nouvelle nuit d'horreur se prépare…

Comédie

[CRITIQUE] Les Crevettes Pailletées, de Cédric Le Gallo et Maxime Govare

Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner "Les Crevettes Pailletées", une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homosexuel du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Mathias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie

Drame

[CRITIQUE] L’Adieu à la Nuit, d’André Téchiné

Muriel est folle de joie de voir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada. Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie. Muriel, bouleversée, doit réagir très vite...

Drame

[CRITIQUE] My Beautiful Boy, de Felix Van Groeningen

Façonné à travers les mémoires du père et l'expérience d'un fils, My Beautiful Boy retrace la dérive d'une cellule familiale aux apparences solides. Sensible et porté par un casting formidable, le premier film américain de Felix Van Groeningen explore le sentiment d'impuissance sous toutes ses formes, celle d'un père face à l'addiction de son fils et celle de ce dernier face à sa propre addiction. Steve Carrell et Timothée Chalamet sont bouleversants, malgré une forme narrative redondante qui perd peu à peu en intensité.

Drame

[CRITIQUE] : Ben Is Back, de Peter Hedges

Peter Hegdes offre une nuit en enfer pour Julia Roberts, remarquable dans le rôle de cette mère prête à tout pour sauver son fils. Ben Is Back signe un récit bouleversant, tissé autour d’une famille brisée par l’addiction du fils, mais surtout porté par l’amour inébranlable d’une mère, aussi puissant que désespéré. Julia Roberts est fantastique, traduisant de l’émotion brute pour mieux capter les accents tragiques du film.

Drame

[CRITIQUE] Pupille, de Jeanne Herry

Simplement formidable, le film de Jeanne Herry livre une belle histoire qui donne chaud au cœur. Pupille s'attache aussi bien au tableau social qu'au parcours du petit Théo, l'enfant abandonné à la naissance. Si la part de fiction rend ce drame plus touchant, Jeanne Herry donne envie de croire à ce récit sincère. Pupille est un beau film, porté par un casting d'une justesse bouleversante : Gilles Lellouche et Elodie Bouchez sont exceptionnels.

Drame

[CRITIQUE] Girl, de Lukas Dhont

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

Comédie, Drame

[COUP DE CŒUR] Mauvaises Herbes, de Kheiron

Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui. Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus...

Drame

[CRITIQUE] Un Amour Impossible, de Catherine Corsini

Vrai et sensible, Un Amour Impossible dissèque une relation toxique avec une minutie poignante et sans détour. Parfois solaire, parfois dérangeant, Catherine Corsini voyage à travers les années aux cotés d'une femme sous l'emprise insidieuse d'un homme, avec une précision incroyable et un recul parfois glaçant. Forcément, tant d'implication à un impact conséquent : le film est long, très long. Mais malgré ses longueurs nécessaires, Un Amour Impossible reste un récit très chargé en émotions et dense. Catherine Corsini secoue avec un drame puissant dans lequel Virginie Efira est royale.