Une chose est sûre, c'est que Darren Aronofsky est tout sauf un réalisateur conventionnel : Mother! ne laissera personne indifférent, tant il est dérangé et dérangeant à de nombreux niveaux. Et pourtant, le dernier film de Darren Aronofsky nous emmène à l'aveuglette d'un bout à l'autre de son histoire, avec un mystère opaque et, derrière tout ce déballage complètement fou et parfois insensé se tisse un message intéressant, profond et une vision incroyable qui transpire en filigrane. J'en suis ressortie déboussolée mais, petit à petit, conquise.
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[CRITIQUE] Les Proies, de Sofia Coppola
Ambiance surannée, lente et portée par un casting excellent : à défaut de faire l'unanimité, Les Proies semble renouer avec le style mélancolique et obsédant de Sofia Coppola à la belle époque. Cependant, malgré une mise en scène remarquable et une immersion savoureuse dans son film intemporel, la réalisatrice se repose trop sur son cadre et ne parvient pas à jouer avec l’ambiguïté de ses personnages, rendant l'ensemble parfois neurasthénique. Si Les Proies ne manque pas de charme, c'est l'intensité qui lui fait défaut.
[CRITIQUE] I Wish – Faites Un Vœu, de John R. Leonetti
Dans la catégorie "films d'horreur", voici le dernier représentant dans les salles obscures : I Wish - Faites Un Vœu de John R. Leonetti. Principe fastoche des vœux qui tournent mal avec une pointe de vengeance karmique démoniaque, le film tente de percer à jour la superficialité adolescente dans un essai qui partait d'une bonne… Lire la suite [CRITIQUE] I Wish – Faites Un Vœu, de John R. Leonetti
[COUP DE CŒUR] The Last Girl – Celle qui a tous les dons, de Colm McCarthy
The Last Girl - Celle qui a tous les dons est une petite pépite inattendue comme seuls les Britishs ont le secret. Colm McCarthy propose un thriller horrifique novateur, réinventant le film de zombies entre constat amer sur le monde moderne et ambition destructrice pour mieux reconstruire. À la fois violent, touchant et décalé, The Last Girl - Celle qui a tous les dons a surtout celui de rester en tête et d'oser sortir des sentiers battus. Génial !
[CRITIQUE] Alien : Covenant, de Ridley Scott
5 ans après Prometheus, Ridley Scott revient avec Alien : Covenant, le deuxième volet de sa prélogie Alien. Ambitieux mais confus, plaisant mais laborieux, Alien : Covenant parvient a donner une véritable suite au premier opus mais échoue quand il tente de créer une véritable ambiance horrifique. Vendu comme le digne successeur à Alien premier du nom, Alien : Covenant frôle de (très) près la déception (surtout si on s'attend à du Alien) et se rattrape de justesse avec une intrigue recherchée - certes un peu perchée - et directement liée à Prometheus. Je suis toujours très mitigée sur ce film, mais j'ai envie d'y croire.
[CRITIQUE] Get Out, de Jordan Peele
Angoissant, malin et étonnant, Get Out est certes précédé par sa réputation outre-atlantique, mais il ne démérite pas. Loin des films d'épouvante classiques, le film de Jordan Peele mêle préjugés et paranoïa dans une rencontre angoissante où l'horreur se niche dans un thriller aux accents hyper réalistes et accessibles. Brillamment écrit, Get Out fait un pied-de-nez savoureux aux clichés, tout en évitant les écueils attendus dans un film aux propos grinçants, animé par une tension prenante et une ambiance savoureusement glaçante. Génial !
[CRITIQUE] Seuls, de David Moreau
Pari ambitieux, Seuls relève un sacré défi en proposant un film de science-fiction adolescent, taillé pour plaire aux plus jeunes et aux amateurs de sagas "young adults". David Moreau parvient à entretenir un mystère prenant, dans un huis-clos à ciel ouvert qui doit beaucoup à son univers inconnu et angoissant. Cependant, si les lecteurs de la BD auront du mal à reconnaître l'œuvre de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann, Seuls a finalement du mal à convaincre jusqu'au bout, à cause de son casting novice et de sa mise en scène hâtive qui gâche le grand final.
[CRITIQUE] Live By Night, de Ben Affleck
Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l'alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d'un peu d'ambition et d'audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l'éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d'honneur que Joe n'hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s'imposer au sein de la mafia de Tampa…
[COUP DE CŒUR] Mademoiselle, de Park Chan-Wook
Entre manigances et explorations du plaisir sous toutes ses formes, le nouveau film de Park Chan-Wook est une œuvre à la fois poétique que fascinante, cristallisant le pouvoir patriarcal asiatique issu des traditions, dans un jeu de dupes aussi diabolique que sensuel. Visuellement, Mademoiselle est d'une beauté époustouflante où la direction artistique et le sens esthétique aigu du réalisateur font toujours mouche, sublimant un casting impérial et une intrigue aussi captivante que perverse. Evidemment, j'ai adoré.
[COUP DE CŒUR] Dernier Train Pour Busan, de Yeon Sang-ho
Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...
[CRITIQUE] Comancheria, de David Mackenzie
Bien ficelé et maîtrisé, le film de David Mackenzie mélange les codes de films de braquage et des westerns avec modernisme pour livrer un duel moral intéressant. Comancheria maintient en haleine grâce à un casting impeccable, une photographie parfaite et une bande-originale qui collent à cette ambiance très Far West à l'accent traînant du Sud. Au-delà des habituelles oppositions cowboys vs voleurs ou cowboys vs indiens, David Mackenzie souligne une nouvelle menace plus sournoise sous forme de constat social qui vient donner du poids au film, sans désigner de coupable parmi les portraits humains qu'il dessine. Cependant, si Comancheria reste attractif, l'ensemble manque cruellement de rythme et de dynamisme, ce qui crée pas mal de longueurs et le rend parfois interminable.
